face au vent-avel a benn

face au vent, je vole... le vent me portera, et si il faiblit, je lui donnerai mes ailes. Poésie, photos, coups de gueules, délires, vivez l'instant avec une Bretonne de l'intérieur

31 décembre 2006

votez pour moi

Résumé, si vous l'avez ratée:

Françaises, Français.

Tout va bien!
En 2006, tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.
En 2007, ce sera pareil, mais en mieux, car votez pour moi nous allons nous bouger le cul pour vous.
La croissance est en pleine croissance, l'économie au beau fixe, le social on sait même plus que çà existe car tout le monde est riche.
La France est forte, vous êtes forts, votez pour moi, vous le serez encore plus en 2007 si vous faites le bon choix.

Attention de ne pas vous planter, sinon, adieu croissance, économie, chômage en plus, non, travail en moins, non, en fait je sais plus, logement pour personne, non pour tous je veux dire, enfin bref, faites gaffe, votez pour moi, vous êtes là pour pousser la France vers le haut  N de D!

Grace à vous les  pauvres ne seront plus pauvres, les immigrés n'immigreront plus, les usines ne migreront plus à l'étranger.
Et même que,  voyez  plus loin! Vous êtes européens, voire même terriens, voire même habitants de la Voie Lactée! Ne l'oubliez pas, et surtout, votez pour moi faites le bon choix.

Va falloir changer en profondeur nos comportements, pour enfin respecter l'environnement..
euh? depuis toutes ces années que je suis là, on a encore pas trouvé comment changer en profondeur? C'est louche çà..
Au printemps prochain,  juré on s'y met, votez pour moi!!!!

Vous êtes le peuple souverain, vive la république et vive la France!!!
Au fait, votez pour moi, j'avais oublié...

Les voeux? Les voeux de quoi d'abord?
Mon voeu c'est que vous votiez pour moi, je l'ai dit, maintenant pour 2007 débrouillez vous hein!

C'était l'allo cution du président de notre république, que çà nous concerne tous car justement elle est publique.

Posté par Laouenanig à 20:00 - pensée du jour - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vagues (2/x)

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Vagues destins
Vagues envies
Ne pas s'y attacher
L'avenir, je n'en ai pas
Je ne crois pas au calme trompeur
Je sais ce qui m'attend
Alors, il me faut vivre autrement
N'avoir pour but que la vague présente
Aimer la courbe du moment
Avant que la page ne se déchire?
Oublier les "avant"

Posté par Laouenanig à 09:52 - écriveuse au vent - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 décembre 2006

comme d'hab...

Vous n'aurez rien à lire ce soir.
Je préfère me taire plutôt que de m'épancher sur un écran.
En ce moment, je bosse jusqu'à 20h30. Samedi et dimanche compris.
Et quand je rentre chez moi, je fais à manger,  je m'occupe de mes enfants.
Certains esprits bien pensants s'évertuent à me casser ce que je ne peux avoir, vu que je suis une femme.
2006, 2007, qu'importe...
Il est dit que je paierai pour quelque chose que je n'ai pas commis, jusqu'à la fin de mes jours.
Dans une vie prochaine, je voudrais être dictateur en Irak. Ma fin serait plus rapide...
Et avant, d'être prise, oh oui... avant...

Posté par Laouenanig à 21:26 - mes rages - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 décembre 2006

le silence des huitres, interlude salé

En vrac, sur la table... Des amas d'huitres sauvages, savamment imbriquées les unes dans les autres. Des pétoncles, des coquillages longs, spiralés, en escargots, aux noms inconnus.
En vrac, sur le Net, je retrouve les noms: Calliostoma, Scala communis, Turitella, Nassa reticulata, Gibbula umbilicalis, Epithonium clathrum
Des fines algues rouges, sèches, emmêlées...
Un peu de sable, grain doré, grossier.
2 plumes blanches.
Le nom des algues?
Celui des oiseaux?
La composition du sable?
J'adore les oiseaux, j'ai fait 2 ans de géologie en Fac.

Que sont ces grains, ces coquilles mortes, sans la plage qui les a porté?
Que sont ces noms, sans ce qu'ils représentent, au creux de la main, à tourner, retourner, caresser, chercher à la lumière le reflet nacré, sentir,  pour retrouver par la pensée l'odeur forte du sel, de l'océan, de la liberté?
Pourtant, encore et toujours, nous ramassons. Bien plus qu'un souvenir acheté sur place, ces bouts de rien sont pour nous les racines du souvenir.
Et je contemple ces amas d'huitres sauvages...

Les blocs d'huitres me fascinent. Chacune des 2 parties de l'huitre est le complément de l'autre. Et chaque huitre, à la forme exacte qui va s'emboiter dans l'huitre voisine.
Les huitres vivent ainsi, en parfaite harmonie.
Et parfois, un grain de sable les blesse...
Et parfois, de cette blessure nait une perle.
Et parfois, ou plutôt, souvent, il ne se passe rien.

Les huitres vivent ainsi, dans la quiétude des profondeurs.
Et parfois, la tempête les arrache, les précipite plus loin, les jette sur la grève, les mène vers la fin.
Et parfois, il ne se passe rien.

Les huitres vivent ainsi, dans le bleu infini, les unes contre les autres, sans un cri, ni mépris, ni haine.
Ni envie
Ni amour
Ni ... vie?
Si, telle est leur vie.

Une huitre ne pense pas, une huitre ne rêve pas, une huitre ne souffre pas.
Sauf quand on l'écartèle.
Dans le silence de l'huitre, est toute cette douleur.
La chair se rétracte sous le couteau, impuissante.

(Pensez à elles, le soir du reveillon... gniark gniark)

Quand je serai grande, je voudrais être huitre sauvage.
Huitre vivant en communauté, ou huitre solitaire, sur son rocher vissé?
Huitre muette, sans émotion?

Non, ne me sortez pas l'habituelle phrase: au fond de toi est la perle, née de tes blessures.
Ou: à l'intérieur, tu brilles, nacrée, sous ton enveloppe couverte des cicatrices du temps.

Finalement, le paradis des huitres n'en est peut être pas un.
L'inaction me pèserait.
Je ne sais plus...
Pour la fin de l'année, vais je me mettre en mode  "Belle:on" (OK, je sors)
Même pas.

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28 décembre 2006

Vannes, ville lumière

Le long du  port de Vannes
28 décembre, 19h
Photo volée par ma fille
En voiture
Merci la vitesse...


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Posté par Laouenanig à 23:03 - Breizh - Argoat: Mon pays - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

arz (3)

Je viens de terminer mon album
Un des plus mauvais que j'ai fait..
Mauvaises couleurs, problèmes numériques

Pour tout arranger,
Les photos se sont chargées en désordre
Il faut que je revois tout çà demain

Reste l'Ile...
Elle, elle n'est pas ratée

Cliquez sur la photo

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Posté par Laouenanig à 23:02 - Breizh - Ar Mor - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Arz (2)

Arz, le revers du Paradis...
Effets photos voulus, je précise, pour donner un aspect encore plus glauque aux photos.

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Double rangée de barbelés, sur piquets de bois branlants.. Un chemin  d'enfer qui mène à la mer, aux marécages, et aux épaves.
Entre Le Penher, et la presque ile de Berno

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Coque grise, sur sable gris. Coque grise, sur ciel gris. Coque grise, sur mer grise...
Seul le vert s'accroche encore, en lambeaux de passé.
Epave, entre la pointe de Berno et le moulin à marée

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Ton nom, presque effacé.
Couché sur le flanc, tu n'attends plus.
La mer viendra t'aimer,  2 fois dans la journée
Caressant tes flancs, qu'elle a souvent porté.
Dors...

Et un jour, tu...

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Posté par Laouenanig à 21:55 - Breizh - Ar Mor - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Arz

La mer; qu'on voit danser, le long du Golfe pas très clair...
C'était le thème de la journée.
En été, le Golfe du Morbihan est un enfer. Routes encombrées, plages surpeuplées. On a beau vanter la limpidité de sa lumière; je fuis la foule.
L'hiver, le Golfe s'endort. Les bateaux  font leur ronde, entre les Iles et le continent, presque aussi souvent qu'en été. Presque vides aussi.
L'Ile aux Moines se fait silence, la débauche de fleurs n'est qu'un souvenir.

Nous avons pris le bateau à Vannes, sur l'Ile de Conveau, première pointe jetée dans le Golfe, reliée à la terre par une route que je devine totalement engorgée en été.
En face, l'Ile d'Arz.
Petite commune, territoire de 9 iles, 250 habitants. Telle une étoile de mer sur le Golfe, elle déplie ses nombreux bras, sur la mer grise, et sous la brume.

Tout le monde a entendu parler du Curé d'Ars.
Rien à voir! Ars, c'est dans l'Ain.
Ici... C'est ailleurs. Même pas un bout du monde, un bout de terre, des prairies, des marais, des kilomètres de grèves... Des maisons minuscules, des manoirs qui ont gardé un certain air "sauvage".
Sur Arz, je ne sais  pas si il y a un curé, mais il y a une église, entourée de son petit cimetière, et on y dit des messes:

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Sur Arz, on boit (parfois) de l'eau.
Elle est d'ailleurs très connue: c'est l'Arz eau

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Quand aux restaurateurs, pour garnir  leurs frigos ils leur suffit de se promener sur la route qui mène au bourg:

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J'ai raté des photos qui auraient été  merveilleuses... Une faute de débutante, lamentable.
Tant pis, elles resteront dans ma mémoire.
Le soleil reviendra, et les touristes aussi

Je vais en faire un album, pour demain certainement
En attendant, pour résumer, Arz, c'est çà:

Les maisons minuscules, et leurs couleurs
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Les rochers de la grève...

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Les huitres sauvages échouées sur le sable

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Les épaves

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Et la merveille d'Arz, pour les ornithologues, les oies bernaches de Sibérie, qui ont choisi Arz comme paradis d'hiver..

Photo floue car prise de loin pour  ne pas les effrayer

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Posté par Laouenanig à 21:42 - Breizh - Ar Mor - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 décembre 2006

Noël, c'est bien fini

Comment gacher une journée grise, mais agréable.
Quelques mots au téléphone...

Le Père Noël est reparti le 24 decembre à minuit. Dommage, c'était mon amant!!
Bah oui... Lui aussi. Fou le charme que je dois avoir...

Pour illustrer mon état d'esprit, à  peine agressive, et totalement destroy, je vous ai déniché ceci:
_Trust___Petit_Papa_Noel
C'est une version de Petit Papa Noël, revue par Trust, à la plus  mauvaise époque du groupe (1988)
Une vraie catastrophe, auditive, et parolière (bah oui je l'invente ce mot et alors?)

Prenez vos boules Quiès, et tentez d'écouter

Voici les paroles, pour ceux qui n'auront pas le courage d'écouter jusqu'au bout. Vous me direz, pour lire jusqu'au bout, il faut aussi du courage...
J'avais 13 ans, en 1980, et j'étais fan de Trust quand passait "antisocial". Cette chanson me correspondait.
J'en ai presque 40, et je la ressens tout aussi fort.

C'est la belle nuit de Noël
La neige étend son blanc manteau Ouais !
Et les yeux levés vers le ciel,
A genoux, les petits enfants,
Avant de fermer les paupières,
Font une dernière prière.

One two three four !
Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N'oublies pas mon petit soulier
N'oublies pas mon petit soulier

Mais, avant de partir,
Il faudra bien revenir
Dehors tu vas avoir si froid
C'est un peu à cause de toi

J'ai hâte de voir « Le jour se lève »
Avec Arletty, Jean Gabin
Tous les beaux joujoux que je vois en rêve
Et qui font rêver les copains

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N'oublie pas mes petits souliers
(Oh non, ne les oublie pas)

Le marchand de sable est passé
Les enfants vont faire dodo
Et toi, tu vas pouvoir flamber
Avec ta hotte sur le dos
Au son des cloches des églises
Ta distribution des surprises

Et quand tu seras sur ton beau nuage
Viens d'abord sur notre maison [maison]
Je n'ai pas été tous les jours très sage
Mais je demande pardon

Petit Papa Noël
C'est pas la peine de descendre
Va jouer plutôt dans ta cour
Venir ici ne vaut pas le détour
Y'a plus de cheminée
Alors, où tu vas passer?
Dehors, tu vas avoir si froid
Ça glisse, et il y a du verglas !

T'as glissé
Et t'es tombé
C'est pour ça qu'tes tout p'tit, tout p'tit, tout p'tit
Y'a pas plus petit
Tu trouveras pas plus p'tit !
T'en fais pas si t'es p'tit
Ca n'existe pas plus p'tit
T'es qu'un nain, tu ne seras jamais qu'un nain
… Et un vieux croulant
Et un vieux gros nain…Oh Ah

Ça t'fait quoi d'être un nain ?
Tout p'tit .. Tout p'tit ..
Oh l'autre il est tout p'tit
Tout p'tit .. Tout p'tit ..Tout p'tit ..
Tu n'trouveras pas plus p'tit
Ca n'existe pas plus p'tit
Plus p'tit… Plus p'tit
y'a pas plus p'tit que lui
Plus p'tit, tant pis
Tu seras jamais rien
Tu seras jamais qu'un rien
Tu seras jamais qu'un nain
Tout p'tit, tout p'tit,
Ah l'autre, il est tout p'tit
….
Noël, Noël
Noël, Noël, Noël
Noël, Noël
Là je chante Noël
Noël, Noël, papa Noël
Papa Noël, mais non, mais non, c'est pas un gros nain !
Gros nain !

Désolée?
Même pas... :-))

L'amer, qu'on voit danser, le long, du Golfe pas clair...
désolée?
Même pas....

Posté par Laouenanig à 21:08 - mes rages - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 décembre 2006

L...

24 decembre

Sur une ardoise, la serveuse écrit à la craie... De tête, parce que cette phrase, elle a du se la répéter, et elle se la répètera encore.
Avec un grand sourire, et un je ne sais quoi de  désespéré accroché au regard, elle pose l'ardoise entre les bouteilles.
Dessus, nous lisons:

Chaque nuage, si noir soit il, a toujours une face tournée vers la lumière.

Je souris. Cette phrase là, je sais qu'elle finira ici, accrochée au jaune pale de ce blog.

Les verres s'entrechoquent. A Noël, A Noël...
La Guinness, douce amère, a remplacé le champagne.

Le lecteur CD diffuse de la musique de circonstance. Qui paraitrait "relou", mais qui passe, parce que c'est aujourd'hui, ce soir, tout à  l'heure.
Tino Rossi chante Petit Papa Noël, je ne sais plus, c'était peut être la version de Demis Roussos?

Sur ma gauche, la jolie brune a les yeux un peu brillants. Elle saisit un kleenex, se tamponne le coin de l'oeil, bafouille une excuse: "cette chanson me fait pleurer dès que je l'entends"...

Le CD continue de dévider ses chansons sirupeuses... Les verres chantent, rosé du kir, doré du  champagne, brun tourbeux de la bière brune...

A ma gauche, la jolie brune sourit, et pleure en même temps. Plus de Petit Papa Noël. Ne cherche pas une autre excuse.

Les phrases sortent, celles que l'on sort toujours, parce que c'est la vérité, parce qu'on ne peut pas dire autre chose.
"Pense à toi"...

Les verres chantent...
Dans le coin de la table, nous sommes 3 femmes. Nous avons vécu çà, nous le vivons, nous le vivront encore, car c'est en nous.
Je lache à la jolie brune:
On a beau dire çà "pense à toi"... On ne peut pas.
Car on a toujours vécu "à travers l'autre".
Alors sans lui, on pense à quoi? A travers plus rien du tout?
On vivait pour le partage, pour le don, pas pour soi...
Non, pas pour soi...

Le regard flou à travers l'épaisseur de la Guinness, je me tais.

Les verres chantent... Les coeurs trinquent.

C'est Noël

Posté par Laouenanig à 09:34 - desespoirs - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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