28 juin 2009
aùel e ben...
Ce blog s'est toujours appelé avel a benn. C'est ma bannière, indiquant son seul nom français, qui en a peu à peu gommé le vrai nom.
Avel a benn, face au vent, "vent debout, "çà sonne comme un dépliant touristique.
Il doit en exister des tonnes, des maisons portant ce nom, de jolies maisons d'hôte, faisant bien couleur locale.
Avel... Parait il que çà s'écrirait "awel".
Ceci étant confirmé par mon énoooooooooorme dico d'étymologie bretonne.
M'enfin, ce dico est il une référence? bonne question. Je teste mes connaissances bretonnes dessus, c'est tout.
Qui a dit "ce dico est il aux tests de Laouen la solution?
Là, je vois Loic lever le doigt, me trompais je? Un certain J-L, roi de la vanne, pourrait lever le doigt aussi :)
Laouen ne boit pas!!!
Enfin... çà m'arrive parfois. Soupiiiiiiiiiir...
Pourquoi ces bla bla sur "avel"? Tout est parti ce matin, sur facebook, un blabla en amenant un autre, j'ai parlé des amers.
Pas des âmes qui errent, pas de sa mère non plus, pas des sombres héros de l'amer, non, des amers.
Des amers bretons.
Tiens.. en parlant de mère! Je rentre faire la pause fraicheur, entre 2 épisodes bronzette, je regarde mes mails. Un message de facebook:
MM (ma fille, aussi surnommée MiniMoi) indique que vous êtes sa mère (elle a cliqué sur son profil, et rajouté mon nom à la case "mère") sur Facebook.
Pour confirmer ce lien de parenté, cliquez sur le lien ci dessous.
1) je suis sa mère, uniquement sur facebook, ou tout le temps?
ben oui! il est écrit "que vous êtes sa mère sur facebook"!!
2) confirmer, confirmer... On entend souvent dire "ce jour là, j'étais absente"... quand on parle du jour où a été conçu l'enfant.
Bah non, j'étais pas absente, je le reconnais donc: MM est ma fille!!!!!!!
3) mmmm... mon fiston est aussi sur FB, pour jouer à des jeux idiots. Je vais lui demander de confirmer qu'il est bien mon fils.
4) non, je n'étais pas absente non plus ce jour là
5) après avoir confirmé mutuellement, mes enfants et moi, nos liens de parentés, vais je devoir demander de confirmer à mon ex mari (qui fait partie de mes contacts FB) qu'il est bien mon ex mari?
6) mon ex(éphémère) mec faisant encore (c'est étrange, pourquoi il m'a pas virée?) partie de mes contacts FB dois je lui demander de confirmer qu'il est mon ex mec ? :D
7)... ET LE PRESENT DANS TOUT CA? argh... mon présent, il est pas sur FB, il est en mer!! çà sonne comme mère, manque juste un "e".
8) et le futur? let it be...
Attention!
J'ai indiqué, morte de rire, en comm sur mon profil FB que j'étais prête à baffer grave de chez grave le premier relou qui allait me demander de confirmer qu'il était mon futur mec.
NON MAIS OHHHHH!
Moi y en a être, mmmmm... comment dire?
La femme d'un seul homme.
Capito?
Le premier qui s'approcherait trop près verrait Laouen se transformer en chat-ninja, griffes sorties, dents acérées, tornade sifflante et crachante, et hop.. transformé en pâté le monsieur...
Revenons en à nos amers...
Il sonne bizarre ce mot. Négatif.
Alors qu'un amer, c'est toujours positif. Le repère, celui qui guide, vers la côte.
J'aurais du mal à dire quel est celui que j'aime le plus. Bon, il y a celui de Porz Theolen bien sur, mon abri de coeur, quelque part entre Douarn et Beg ar Van...
Mais je me souviens de ceux du Finistère nord, de cette côte fabuleuse entre le Conquet et Pontusval (Brignogan).
oh N de D... le coucher de soleil sur cette minuscule route, le sable qui la recouvre, du côté de Meneham à Kerlouan...
Pourquoi penser aux amers?
Parce qu'ils aident les bateaux à rentrer?
Oui, une image qui me plait.
Je me vois, plantée debout sur une plage, un amer vivant, à attendre, attendre...
Sauf que c'est pas vraiment un bateau que j'attends.
Mouais... ce mot là "amer", il sonne trop négatif. Me faudrait son équivalent breton.
Merk.. le repère. Que l'on peut aussi écrire Merch, d'après ce que j'ai compris. A ne pas confondre avec merc'h, "la fille" :)
Mais va savoir comment ils s'appellent vraiment, les amers...
Il y a "un breton" par Breton..
Tenez, mon avel a benn.. ou awel a benn...
ben...
justement, en vannetais, ce serait aùel e ben.
Mais lequel de vannetais hein? Celui de Quimperlé (29), du Faouet, de Gourin, de Baud, de Lorient, d'Auray, de la Ria, de Vannes, du Golfe des Iles?
e ben... je ne suis pas prête de m'en sortir. Pauvre Laouen, qui aime bien jouer avec les mots, coincée entre sa Bretagne et ses millions de variantes du breton, et ses vacances dans des pays où elle n'a jamais entendu 2 Suisses parler le même language... (ne pas confondre avec les 3 suisses qui eux te livrent (en toutes les langues) en 24h chrono))
Ce matin, je voulais écrire. çà m'est venu, comme la marée, irrésistible.
Sauf que face à l'écran: rien.
Oh.. ke c bo Laouen ce ke tu écris quand tu as mal....
çà ne vous rappelle rien çà?
Passé lointain...
Et là, avec cette envie d'écrire qui se déverse en moi à la vitesse d'un cheval au galop butant sur la saloperie de digue du Mont Saint Michel.. (euh, discrète revendication écologique :))) je n'arrive pas à coucher un mot.
Non, rien. Pudeur... Limite sacrilège.
Alors je retourne me coucher dehors, sur le ventre. Il y a un vent léger qui me caresse doucement le duvet du dos. Aùel e dran.. (vent arrière)
Et je rêve.
Ecrire quoi?
Je suis fatiguée de courir, d'aller chercher le plus haut, le plus loin, géographiquement parlant.
J'ai juste envie de marcher, le long des sentiers de ton corps.
Et de m'y poser
21 juin 2009
...
Et vous vous dites: elle est encore repartie.. rien à dire.
Non..
Enfin, disons que si il fallait que je vous résume la semaine passée, j'en ferai un roman. Et je ne suis pas sure, j'en suis même certaine, de réussir à trouver les mots.
Parce que les mots hein? Même un académicien poussiéreux n'en a pas assez dans son dico.
Là, avant de ressortir traîner un peu au soleil, en mangeant du chocolat, je voulais juste en poser quelques uns. Mais voilà que je ne sais pas du tout quoi écrire.
Mon statut facebook du moment est un truc bien vaseux, que personne ne comprendra. Des mots qui sonnent creux, et pas creux de 12m, car un creux de 12m est... une montagne liquide.
J'ai tapé: la mer existe, je l'ai rencontrée. le ciel, la mer, si libres, et pourtant si étroitement proches, à s'aimer. Dans une autre vie, je voudrais être vague légère, celle qui en un soupir caresse le ciel du frisson de sa peau.
Pourquoi çà?
Va comprendre...
Existe il d'amants plus liés, et en même temps plus libres, que la mer et le ciel?
Et la vague... Certaines viennent jusqu'au rivage, mais la plupart restent très loin. Oui, le dos de la vague caresse le ciel, retombe, caresse encore, retombe... encore et encore. Encore est un mot fabuleux.
Je devais courir en compet ce WE, je n'ai pas couru. Non, ce WE j'ai ... va t'en résumer çà. Partagé. Partagé n'est pas mal. Disons que par pudeur j'évite l'emploi de certains verbes qui font presque mal quand on les écrit.
Euh? Bande de dépravés va!!! Si je dis par pudeur, vous pensez immédiatement que je parle là de verbes à forte connotation, comment dire... pfffffffff :)
Nan, y a juste des mots qui peuvent faire peur. Peur quand on les dit, peur quand on les entend. Tu penses: faut pas y croire, faut pas, faut pas, faut pas...
Faut pas te lacher, faut pas, faut pas...
Ce qu'il faut surtout pas, pourtant, c'est en avoir peur, de ces mots là.
Et telle la chèvre de monsieur Seguin, tu luttes un moment, sachant que l'envie est la plus forte, et que tu plongeras.
Le bonheur peut être douloureux quand il est intense, mais tu trouves l'équilibre, le fil tremble, balance, vibre, et bras ouverts tu avances. Tu es bien, et tu ne cherches plus à savoir ni pourquoi, ni comment, ni combien, ni quand, ni où, ni rien du tout qui puisse se finir par un point d'interrogation.
Tu vis l'ici et maintenant, laissant plein de points de suspension comme des silences sur une portée. Tiens... Un silence, en musique, se nomme un soupir :)
Moui, tu es bien...
Tu ne vas pas écrire des trucs définitifs du genre "si je cherchais une définition de l'infini il me suffirait de penser à telle ou telle minute"...
L'infini hein? pfffffff...
Ou bien: je suis montée si haut que même le ciel, si il avait des yeux, aurait du les lever pour me regarder.
Parce que le "si haut" hein? pfffffffff....
Ou encore: je suis allée en un instant si loin qu'il m'est désormais impossible d'employer l'expression "à plus loin".
Non, je ne vais pas écrire çà. Parce que pour écrire çà, il aurait fallu que je "mesure".
Et franchement, j'étais trop occupée à vivre!
Alors je me contente de dire que j'étais BIEN, BIEN, BIEN, BIEN, BIEN, BIEN, BIEN, et encore BIEN. Si vous en voulez plus écrivez moi, je fais des tarifs préférentiels pour grandes quantités. :)
Ah oui, c'est sur, je n'ai pas pu m'empêcher, à un moment, de chercher, amusée, à quand remontait la dernière fois où je m'étais sentie, un peu dans cet état là (bien que tout à fait différent, va comprendre!!)
mmm.. loin au siècle dernier!
Sauf qu'à cette époque, je n'avais pas tout compris... Confondant tout, envie et besoin par ex. Amour et possession, aussi. Et qu'à cette époque, le ici et maintenant n'était qu'un brouillon.
Wahhh.. çà peut faire peur à l'autre, de dire un truc pareil, que tu n'as été aussi biiiiiiiiiiien depuis un siècle (d'ailleurs je suis sure que çà lui a fait peur).
Et pourtant, y a pas de quoi! Que du bonheur...
La mer était belle, nous l'avons regardée, et elle nous a regardé elle aussi.
Et sur ce bout de plage, sur le sable tiède, ultime support solide du désir terrestre, je n'ai même pas pensé à "à plus loin". Ici me suffisait.
Nan, au lieu d'employer des mots définitifs, trop souvent écrits sans raison, et qui de toute façon sonneraient comme du "dejà lu partout" je me contenterai de dire que je viens de passer un WE qui était...
euh?
woooooooooooooow?
wahhhhhhhhhhhh?
... ... ... ... ... ... ...
moui, c'est à peu près çà.
Et maintenant, j'espère partager un "à plus loin".
Pas forcément plus loin hein, juste... bien, bien, bien, bien, bien ;)
Silence
euh, pardon: soupir ;)
28 mai 2009
l'âge de raison?
Ah vous vouliez que je ré-ouvre ce blog?
Et bien... vous allez bientôt vous mettre à genoux, hurler "pitié", crier graaaaaaace!
I'm back, et j'écris! A vous de tenir le coup.
Et pourtant je ne passe pas du tout mes journées sur le Net. Je cours, je perds mon temps à longueur de journée cherche du travail, je brasse de l'air tente de progresser dans ces démarches en suivant une prestation ANPE, bref, les journées sont courtes et bien remplies.
Tenez, ce matin par ex, je suis allée courir une grosse heure en forêt, après avoir dépensé inutilement du fric au téléphone pendant 1h cherché une formation qualifiante en région Bretagne.
Mais avant j'avais déjà fait 2 parcours de 9 trous au golf, près des falaises.
???? Laouen a déménagé à Etretat??? (Il y a un golf à tomber par terre le long des falaises).
Nan, les enfants ont simplement ramené leur WII de chez leur père :)
Donc, une heure de trot souple en forêt, après le golf, c'est cool. Je devais aller le plus lentement possible ou presque, j'ai réussi. Par contre je n'ai pas touché terre, tout en amorti, tout en suspension. J'adore cette sensation.
De la légèreté et de la grâce... :)
Je reviens à du plus "lourd".
J'ai survolé le sujet hier soir en commentaire, mais il me faut y revenir plus longuement.
Certains d'entre vous, et ils auront raison, doivent avoir eu la même réaction:
nawak
elle est conne
pas raisonnable
pfffff
Chaque fois que je me lance dans un truc un peu dingue, je perds des lecteurs. Si personne ne comprend vraiment ce qui me pousse, certains sont assez sympa pour ne pas me juger. D'autres le font.
Je suis LA SEULE à avoir le droit de me juger. Et encore, parfois, quand je me regarde dans le miroir, pas forcément 100% en phase avec mes actes, je me dis: TA GUEULE :)
Vous, amis lecteurs qu'il me reste, vous êtes tous différents. Certains me sont proches, d'autres totalement inconnus. Je ne vous juge pas.
Disons que je vous situe, en gros, dans la catégorie "raisonnables" :) Certains vivent dans un confort matériel et affectif certain, d'autres galèrent un peu plus, mais je ne pense pas me tromper en disant que vous êtes tous à 1000 lieux de ce qu'est ma vie. bohème, galère 100% et ... délirevertical, nuts et fière de l'être.
Alors quand Laouen, fauchée de chez fauchée, dans une situation réellement préoccupante et sans issue à moyen terme (le court terme on n'en parle même pas) vous raconte ses rêves de para, vous devez tiquer.
Je vous rassure: vous n'êtes pas les seuls!
Bon, ok, hier mon fils (9 ans) que j'ai emmené à l'aérodrome me dit: Maman, tu as raison: à ton âge, profite de la vie!
mmm.. tu veux ma main dans la figure? :)
Mon fils adoré, ta vieille mère a quelque chose à te dire, en gras, en majuscules, en souligné:
PROFITE DE LA VIE A 1 AN, A 10, A 20, A 30, A 40, A 50, ET JUSQU'A TA DERNIERE SECONDE :)
La vie... Elle n'est pas que légèreté et grâce.
La vie, elle est comme je parle sur ce blog. Je pourrais employer un joli vocabulaire, me tenir comme il faut.
Tiens, comme ce soir là, à Vaduz, alors que je dinais entourée de banquiers, d'hommes d'affaires, et même d'un ex premier ministre.
Land Rover grosse comme 10 fois ma 106, jolies robes, piano Steinway, violoncelle, Rachmaninov, ambiance feutrée...
Mais qui êtes vous demandaient ils, étonnés...
Moi, je suis de là haut, je suis celle qui danse avec les anges, qui joue avec les marmottes, qui parle au ciel...
Moi? Va t'en résumer, même en langage chatié, ce que je suis...
Je suis celle qui a découvert ce pays par hasard (tu parles d'un hasard, il avait suffi d'une phrase, une aprem, à Coet ou ailleurs, pour que l'envie d'y aller me prenne) ... Va t'en leur raconter le Naafkopf, l'ascension râtée, les enfants, la peur, le retour, le désir fou qui te fait repartir immédiatement, le bonheur, l'amour...
Et j'étais venue, revenue, re-revenue...
Parce les chemins qui montent vers là haut sont infinis, que chaque seconde est différente, que l'air n'y a jamais le même gout..
Va t'en leur dire çà..
Pourtant ils avaient répondu: vous le connaissez mieux que nous, notre pays, et vous l'aimez plus que nous l'aimons...
Fin de la parenthèse..
Mouais, la vie n'est pas que légèreté et grâce, pas de danse, sourires éclatants.
La vie elle est parfois vulgaire, agressive, salope, chienne, injuste.
Alors si mon vocabulaire choque parfois, regardez autour de vous, écoutez. Vous verrez.
La vie, elle n'est pas simple, pas tendre, pas douce. Trop souvent. Elle peut te prendre et te broyer, elle peut tout te prendre, et te laisser KO. Et il faudrait être raisonnable?
Raisonnable pour quoi?
Pour tout perdre au détour d'un chemin?
Non, la raison, je l'écoute uniquement quand je suis là haut, quand malgré mes 8h de marche par jour, je deviens "Laouen la sage".
La raison, c'est un mur derrière lequel tu te protège. Mais tu sais, il peut te tomber sur le coin de la gueule, à toi aussi...
Hier soir, au téléphone...
Je savais qu'il ne comprendrait pas, çà c'était clair. Il connait ma galère, et il a du mal à terminer les mois lui aussi.
J'aurais aimé entendre: après tout.. vis tes rêves!
Réveiller une part d'envie, enfouie tout au fond, derrière les murs de la raison.
Meuh non...
Combien?
...
Tu n'as pas un rond et tu...
Oui. Je sais, je suis conne.
Parait il que j'avais lu dans ses pensées.
çà avait commencé fort, de toute façon.. Parait il que mes messages de mardi/credi/jeudi mat dernier étaient à la limite du désagréable.
Ben n'est ce pas! Et encore, juré, je m'étais retenue! Ma grande me donnait 10000000 fois raison!
J'ai répondu: tu veux voir ce que c'est, quand je suis vraiment désagréable?
Il voulait pas voir.
J'aurais voulu lui dire que depuis, j'avais envoyé d'autres messages, à quelqu'un d'autre, qui auraient pu aussi passer pour désagréables tant j'étais ??? mais qui pourtant n'avaient pas déclenché la même réaction.
Nan, dire çà çà aurait été vraiment désagréable!
Mouais... c'est lui qui a 4 ans de moins, et c'est moi qui suis trop jeune pour lui, çà doit être çà...
Si je remonte dans mon passé lointain, c'est clair, Laouen a souvent été déraisonnable.
Tenez.. J'avais à peine 20 ans, fauchée comme les blés en aout. Mon copain de l'époque et moi, nous avions une passion: les bagnoles anciennes. On allait en Italie voir les courses historiques, on faisait les concentrations, et je savais tout ou presque de tout ce qui portait un moteur, techniquement parlant.
Comment?
Superficialité, vraies valeurs etc?
mmmm.... vous savez où je me les mets? :)
Donc, à peine 20 ans, me voici devant notre banquier (mon copain se sentait pas de taille à négocier), pour lui demander un pret ridicule afin d'acheter une voiture. A l'époque je roulais dans un joli coupé Fiat 124 sport, qui n'allait pas bien vite (180 bien lancé) mais qui donnait des sensations.
le banquier: m'enfin, mademoiselle, ce n'est pas, comment dire, enfin...
Moi, qui coupe: allez y, dites le! A 20 ans, quand on a pas de fric, on se paye pas une voiture comme celle ci?
Imaginez un instant: j'ai 20ans, et je viens vous trouver pour vous demander un minable crédit, mais pour l'achat d'une Renault super5 d'occasion, vous me l'accordez?
Le banquier: euh... oui
Moi: Bon, alors pourquoi tiquez vous alors que cette voiture là coute moins cher qu'une super5? C'est la marque qui coince? A 20 ans on ne doit pas acheter çà, çà ne se fait pas?
Le banquier avait répondu: vous avez un sacré culot, vous devriez faire de la vente, et avait signé le contrat. (de la vente j'en ai fait, mais je n'ai eu la gnaque que quand je me battais pour des trucs qui me tenaient à coeur)
48h après je ressortais du garage au volant d'une Porsche 911 blanche...
J'avais 20ans, et j'emmerdais la raison, les "oui mais", les "tu devrais"... On ne l'avait pas gardée cette voiture. Un gouffre :) Mais on avait vécu! çà collait au siège quand tu appuyais sur la pédale. Vivre fort, vivre vite.. premier degré.
Depuis j'en ai découvert d'autres :)
Quelques années plus tard, j'entrais dans "l'âge de raison". J'avais 26 ans et j'étais mère. Mon futur ex mari vendait son roadster Morgan pour nous acheter comptant une ferme à rénover dans le Finistère. Pas de place pour ma fille dans la 2 places. Et pour dormir, c'était exigu:)
La vie s'est écoulée, bien raisonnable..
Et un jour, boum tout pète. Ton futur ex mari a confondu "vie de couple" et "possession absolue".
La suite vous la connaissez.
De galère en galère, Laouen devrait être encore plus raisonnable. Economiser chaque centime d'euro. pffff.. j'ai pas de fric, alors un centime de plus ou de moins hein!
Va t'en être raisonnable...
Tenez: en septembre 2008 (je n'en ai jamais parlé sur le blog), mon ex mari passe plusieurs fois en 1 semaine à quelques micromètres de la mort: triple embolie pulmonaire. Etat critique... Réa, hélico, etc..
ET IL FAUDRAIT QUE JE SOIS RAISONNABLE?
Il était en pleine forme!
La vie, tu sais pas ce qu'elle va te mettre sur le coin de la figure au prochain virage!
Personne ne peut imaginer ce que nous avons vécu, pendant 15j. Je bossais à l'usine, et parfois j'allais me cacher derrière la machine pour essuyer mes larmes. A chaque seconde je m'attendais à ce que mon téléphone sonne.
Rentrer, devoir annoncer à ses enfants que...
Si vous saviez le regard des enfants! J'ai tout fait pour minimiser, leur cacher la réalité. J'y ai réussi. Ils ont encaissé, mais sans y laisser trop de plumes.
Il s'en est sorti, a découvert lui aussi que "la raison, hein"... Vivre, vivre, tant que tu le peux...
J'ai l'air d'insister. Au risque de faire sourire, je tiens à rajouter que je ne suis pas "dominée" par cette envie de vivre.
Comme cette envie de liberté qui devient une chaine quand tu te bats trop pour aller plus loin..
Plus loin vient, ou pas. Vivre fort, vivre vite, plus haut, plus loin, plus... Mais sans en devenir dépendant.
Complexe? Je sais ;)
Comme quoi, dans ma déraison, j'ai tout de même un côté "sage" ;)
Il me faudrait donc économiser centime après centime, dans le seul but de payer .. ma facture des ordures ménagères par ex?
wahhhhhh! yeah! la vie, sous cet angle, elle m'excite grave!
Il me faudrait donc, économiser mes forces, parce que hein, après 40 ans, il faut prendre soin de soi et ...
Je prends soin de moi en suivant mon instinct, en phase avec mes vibrations. Point à la ligne.
Hédoniste? Ou égoïste?
Vivre fort... Cette nuit, réveillée par un besoin urgent (quelle poésie), j'ai du passer 2h les yeux ouverts dans mon lit, à me laisser dériver lentement, dans un rêve tiède et sucré...
Je dormais profondément, quand ma fille est descendue à 7h du mat pour déjeuner.
Comme tous les jours, le rituel:
Moi, grognant sous la couette: arghhhhhhh, la vie.......
Elle: ..... est injuste!
Ouaiiiiiiiiiiiis! et on rigole!
Ma grande, bientôt 16 ans, qui parfois est plus sage que moi.
Ma grande, qui ne me juge pas. Que je ne juge pas.
Qui comprend mes silence, parfois, qui ne sait pas quoi faire en réaction, encore gauche dans son plumage de cygne en pleine mue...
Ma grande, si heureuse... Elle, à son âge, elle ne sait pas la différence entre besoin et envie, entre affection et chaînes, entre passion et dépendance. Ma philo de vie lui parait parfois étrange, perturbante, choquante. C'est normal.
Le mois dernier, je la vois descendre de sa chambre à l'heure du repas. Yeux rougis.
Qu'est ce que tu as?
Rien...
Je me suis levée, je me suis avancée.
Qu'est ce qu'il y a?
Elle pleure. C'est X! (ils sortent ensemble depuis 6 mois). Il veut casser parce qu'on ne se voit jamais en dehors du lycée! (il est loin, pas simple!)
Là, j'aurais pu comme trop de parents idiots dire:
les hommes, c'est tous des connards!
ou bien: si il fait çà c'est un gros con!
Moi? Dire çà? M'enfin!!!! Faut réfléchir N de D! ELLE L'AIME!!! De quel droit pouvais je le descendre, ce garçon?
Je l'ai prise dans mes bras. Odeur d'enfant, douleur de femme...
Donne la moi, donne la moi ta douleur, donne la moi, celle ci, et toutes celles qui viendront, toute ta vie, jusqu'à la fin de la mienne. J'ai des épaules, j'ai un dos, je sais encaisser, donne, donne...
On ne dit rien, on berce...
Elle est remontée. Car c'est seule que l'on doit faire face.
Une heure après, elle est descendue. Elle tenait son téléphone, et elle m'a lu le dernier sms reçu:
"finalement je veux plus casser, je t'aime"..
Quel con elle a dit..
Alors si elle l'avait dit.. Oui, quel con! j'ai répondu en riant!
Vis, vis à fond, tu es la flèche que j'ai lancée il y a bientôt 16 ans...
Dimanche dernier, quand j'ai récupéré mes enfants à la gare, le regard trop brillant, je savais quoi leur dire.
Pendant tout le WE je les avais saoulé au téléphone: bla bla bla bla, si vous voyiez çà!! c'est magnifique!!
Alors, dimanche, je leur ai dit:
Samedi matin, ou vendredi soir, on se casse.
Ou?
On prend la voie rapide.. Première étape: Le Mont. Et ensuite, on file, le long des plages et des Casinos, jusqu'à Etretat. Je veux vous montrer tout! Les plages immenses à 8h du mat, les belles bagnoles à Deauville, les boutiques, les pièges à con, le strass, les paillettes, tout ce qui plait aux enfants...
On fera aussi un petit détour par l'Eure, cette fois ci, histoire de voir la Normandie loin des touristes.
J'ai vu la joie dans les yeux des enfants. Ils étaient sincèrement heureux que je partage çà avec eux, ils ne suivraient pas "pour faire plaisir". Quel bonheur!
Bon ok, je ne prendrai pas 3 fois cette route entre Honfleur et... Nan.... Et pourtant, au fond de moi....Desire... Desire... Burning... Burning...
Etre ta...
Vienne la nuit, sonne l'Eure...
Caen le jour se lève...
Sous le pont de Normandie coule la Seine...
j'aime jouer avec les mots :)
And the fever, getting higher
Desire
Desire
Burning...
Burning...
entre nous et le ciel...
J'aurais du classer ce post dans la rubrique "chansons que j'aime". Mais c'était bien trop fort.
Je découvre le dernier album de Christophe Willlem. Je craquais déjà pour "Berlin", et je me faisais un plaisir d'écouter les autres.
Un titre accroche immédiatement mon regard. Avant même de cliquer, je sais déjà.
Je sais qu'elle va me coller à la peau, me faire frissonner, faire dériver mon regard plus loin, plus haut, vers...
Même pas surprise... A part 2 ou 3 mots que j'aurais remplacés... (quand je pleure, c'est de bonheur)
çà ressemble... à ce que j'avais écrit le 24, si longuement, si ... puis caché. Original Sin.. Quel beau surnom que je lui ai donné... Des histoires de peau, à respirer sans modération.
Immense.
Une simple chanson, ma vie, mes envies, je plane et c'est doux.
Tout ne tient qu'à un fil, un seul battement...
Depuis longtemps je n'ai plus peur de jouer au funambule... Je suis celle qui danse sur le fil, je suis le fil qui me porte, je suis le vent qui me fait balancer lentement, je suis l'espace tout autour..
Espace ouvert. A ... plus loin.
L'or est là sous la pluie
Sur la peau de celui
Que je suis quand je te vois
L'or est là qui se colle
Entre nous et le sol
Je veux çà
Me sentir en vie
Et la vie dans mes veines
Me chavire me déchaine
Et tout çà vaut de l'or
Viens dans mes bras
Dans tel hôtel
J'ai pleuré si fort
Là au pied du chêne
J'ai pleuré encore
Sur mon corps ta peau
Sur ta peau
L'arôme
Je respire avec toi
L'or est tombé du ciel
Dieu que l'envie est belle
Quand mon ange en perd la foi
L'or est là qui se colle
Entre nous et le sol
Je veux çà
Me sentir en vie
Et la vie dans mes veines
Me chavire me déchaine
L'or est entre mes bras
Je suis en toi
Tout nous tient qu'à un fil
En un seul battement de cil
L'or est tombé du ciel
L'or est tombé du ciel
L'or est tombé du ciel
Dieu que l'envie est belle
Viens mon ange accroche moi
L'or est là qui se colle
Entre nous et le sol
Je veux çà
L'or est là
L'or est tombé du ciel
13 janvier 2009
j'...
Dehors, la visibilité n'excède pas 2 mètres. Avec le redoux est revenue la pluie, et le brouillard dense.
J'imagine que pour revoir le soleil, il me faudra attendre un certain temps.
Vous allez dire: elle n'est jamais contente! Il y a deux jours elle se plaignait du froid, et maintenant qu'il fait doux, elle râle.
Prenez ma place durant un hiver, et vous verrez.
J'aime le froid. Le froid qui pique, le froid lumière. Voire même le froid brouillard, quand la brume devient rose, dorée, ou bleue...
J'aime le froid dans les pays froids. Et surtout: j'aime le froid si en rentrant chez moi ou ailleurs, IL Y A DU CHAUFFAGE.
Chez moi il ne fait jamais plus de 14 - 15 degrés, quand le poêle tourne à bloc. Alors, quand on tourne en rond, puisque sans travail et sans aucun espoir d'en trouver un actuellement (et n'allez pas dire que je n'essaie pas merci!) ON SE GELE.
Et lutter contre ce froid, çà épuise. çà affaiblit.
Actuellement, je me sens patraque. Pas malade, juste "pas bien". Les bronches un peu encombrées, la gorge qui gratte un peu, des courbatures le soir. Je couve? Bah.. Non. C'est un état constant chez moi en hiver. J'y peux rien! DES ANNEES D HIVER BRETON DANS DES MAISONS MAL CHAUFFEES.
Là, avec le redoux, je devrais me sentir mieux, mais non. Accumulation de froid, jusqu'au coeur des os. La nuit, çà me réveille. Ce froid au fond des tripes, comme si mes os gelaient. Je n'ai jamais chauffé la nuit. Quand je vivais dans le sud, je dormais la fenêtre ouverte.
J'étais jeune... Et pas opérée de la thyroïde :) (çà change tout... de pas frileuse du tout on devient hyper frileuse)
Accumulation de froid qui me fait encore geler maintenant, dans cette soupe humide que je déteste.
Mon sud de naissance était clair l'hiver, clair et froid, pour cause de Mistral. Je vivais en plein "couloir Rhodanien". Rien pour l'arrêter, ce satané vent! Il ne me gênait pas. On s'y habitue, ou on devient fou :)
çà commençait en automne, çà finissait en mai. Des mois et des mois de vent, de vent, de vent.. Parfois 120 km/h. Parfois même l'été. L'été.. étouffant, brûlant, tuant. Voilà pourquoi entre autre j'ai quitté le sud, moi qui aimait le froid. Là bas, en janvier, je promenais en short et t-shirt, parfois par moins un degré. J'avais fini par m'habiller, ras le bol de ceux qui me demandaient "mais vous zavez pas froid? :)
Il y a seulement quelques endroits qui me manquent dans le Sud.
Le Ventoux en premier. Je l'ai vu tous les jours, en ouvrant les volets, pendant 18 ans. Si on m'offrait une maison à Sault, sur le côté est du Ventoux, je filerais immédiatement. C'est le sud, autrement. J'ai vécu dans l'agressivité, la guerre continuelle avec les voisins, pour des histoires de parking, de bruit (déjà!!), de .. rien du tout. Peur chaque matin de retrouver ma bagnole vidée, peur quand je rentrais de vacances de retrouver ma maison dévastée... (porte forcée une fois)
Le Sud, c'est pas Fernandel, ni Pagnol...
D'autres endroits?
Bah... Le sud de la Drome. Mes vacances quand j'étais môme.
Pis.. On s'éloigne un peu de mon coin de naissance.... Le Vercors, les gorges du Tarn, la Lozère, les Cévennes..
Déjà, quelque part: la montagne! Le climat rude. Je me souviens d'un week end de juillet en Lozère, où il avait presque gelé.
D'un autre week end de juillet dans l'extrême est de la Drome (2000m) , où il avait neigé.
D'autres encore?
Là, vous n'allez certainement pas comprendre: Marseille.
LA ville. Folle, sale, bruyante, vivante. Pas vraiment un havre de paix. J'aimais ses quartiers, j'aimais franchir les frontières juste en traversant la rue. J'y ai vécu quelques mois... Si vous saviez, certains coins hors du temps...
D'autres?
Le pays Cathare, mais çà c'est déjà le sud ouest. Fin de la liste, sinon je sens que je vais déraper encore plus vers le Sud Ouest... L'extrême sud ouest.
M'enfin, si je retournais dans le sud actuellement, juste pour quelques heures, allez... ce serait à Cannes.
Nan, je n'ai jamais été amoureuse de la Côte. Juste... par affection (message perso ;))
Tout çà pour quoi?
Pour en arriver à cette question: pourquoi ne sommes nous jamais satisfaits de l'endroit où nous vivons?
Car c'est ce que certains doivent penser de moi!
Et là, vous avez tort, mais alors tort... Si vous pensez cela, c'est que vous ne savez vraiment rien de ma vie, rien...
D'ailleurs, à lire ce blog, c'est évident: personne ne sait RIEN de ma vie. ( ce n'est pas un reproche, je l'ai voulu) Ou si peu. Je n'ai jamais, contrairement à ce que vous croyez, exposé ma vie, mes tripes sur l'écran.
J'aime la Bretagne. J'aime l'océan. Pendant un moment, l'Irlande représentait un lieu de vie idéal.
Et la montagne m'a prise... Lentement. Sont venus les rêves lointains, les grandes marches vers le Tibet.
çà ne m'empêche pas de vouloir retourner en Irlande, ou d'aimer marcher sur le Cap.
Il y a des révélations. Et j'en ai eu une, plusieurs, et j'en aurai encore.
Vivre en ville, à Paris, je pourrais. Mais je suis faite pour vivre en montagne. Sauvage parmi le sauvage. Aller à la ville quand je veux. Voir du monde si je veux.
Certains doivent se dire: elle ne sait pas ce qu'elle veut. Allemagne, Suisse, Liechtenstein, Autriche.. Où veux elle vivre?
Je vous répondrais logiquement: Liechtenstein faut pas rêver! Suisse, ce serait dur aussi (job avant tout, c'est pas la CEE!)
Et je vous répondrais aussi: où... mon coeur me portera.
Peut être un jour vais je me poser, définitivement dans un endroit. Mais qui sait ce qui est définitif?
Je discutais l'an dernier avec un couple rencontré au Liechtenstein, et ils me disaient: on désire toujours ce que l'on a pas. Toi, près de l'océan, tu rêves de nos montagnes. Et nous, on part en vacances au soleil, près de l'eau.
Soupir... Heureusement, ils en sont conscients: ILS VIVENT AU PARADIS (et pas que paradis de carte postale: PARADIS DU FRIC)
Un autre contact facebook du Liechtenstein me disait, en réponse à mon commentaire sur une de ses photos ("sais tu que tu vis au paradis?):
"oui, moi je viens de la vallée (la vallée 2km plus bas!!) alors je vois combien c'est beau (il vit dans le plus beau village du Liechtenstein). Eux, ceux qui sont nés ici, ne voient plus rien"...
Le gars avec qui j'avais discuté à Vaduz m'avait dit, en parlant de la population locale: "tu sais, ils ne voient pas plus loin que la crête des montagnes (au sens figuré). Ils vivent dans un monde clos, ne s'ouvrent pas aux autres (ils n'en ont pas besoin, ce n'est pas parce que ce sont des sauvages, au contraire). Il avait rajouté en rigolant: tu sais, c'est dur d'être rentier à 20 ans..."
Paradis... Pour le touriste, c'est un paradis. Etourdis par la richesse du coin, les bagnoles à se rouler par terre, la classe folle des gens (le fric çà aide à s'habiller classe), les maisons dont le coût doit se chiffrer en dizaines de millions d'euros...
Moi, j'ai passé le stade "touriste".
Je vais là bas pour les montagnes. C'est là bas que je les ai rencontrées vraiment. C'est un lien affectif. Et aussi parce que, finalement, j'aime cette ambiance décalée. Je déambule là bas, princesse en haillons, un sourire amusé aux lèvres. Bon ok... je prendrais bien leur place! C'est clair. çà doit être si doux, de vivre sans se poser de questions matérielles.
Pauvres eux.... Ils ne s'ouvrent pas aux autres, ignorent la richesse de la rencontre avec l'autre.
Mais... vous croyez que je suis riche moi? A part quelques "hors normes" croisés sur les chemins, quelques instants, il me reste ma misère. Parfois, la richesse intérieure, çà fait pas tout!
Souvent on m'envie. N de D!! On m'envie!!!
Le bonheur, quand il me traverse, il est intense. Mais il y a le reste, tout le reste.. Et ce reste là use.
Tout çà pour.. je ne sais plus. Savoir encore voir...
Hier je postais quelques photos sur la page d'un groupe de fans d'une région d'Autriche que j'aime.
Oui, je suis aussi amoureuse de l'Autriche.. niark niark. Y a de la place je vous dis!
Vieilles photos d'avril 2008.
Un de mes contacts (depuis peu, à cause de ce groupe) avec qui je n'avais jamais parlé, et certainement avec qui je ne reparlerai plus, m'aborde, curieux, en m'envoyant un message sur le "chat" (le "tchatte", pas le chat qui fait miaou!!)
Vu que sur mon profil, tous mes messages d'humeur sont écrits en suisse, je suis censée causer allemand et suisse et il m'aborde en allemand.
"tu y vas souvent?" (dans ce coin d'Autriche)
Je rigole, explique que française je suis, et qu'anglais je parle car plus simple pour moi c'est.
Le jeune en question, c'est le mec qui pourrait poser pour une pub sur ce coin d'Autriche. L'Autrichien type!
Nan.. pas le géant poilu et barbu de 2 mètres avec des biscotos, une hache de bûcheron, et un cor des Alpes!
Le jeune blond, bronzé, aux yeux clairs , qui doit enlever ses gants et poser son snowboard pour te serrer la main.
La photo qu'il met sur son profil me file le frisson. On le voit en tenue de ski, avec son snow sur le dos, au bord d'une falaise enneigée, les bras ouverts, embrassant le ciel.
Je me souviens des falaises d'Irlande.. 600m à pic sur le vide. Debout à ras le rien, les bras ouverts sur le ciel, tel un cormoran faisant sécher ses ailes... Libre. Je me sentais enfin maître de mon destin (sauter, ou rester). Etrange sensation..
Maintenant, quand je me mets ainsi, ce n'est plus pour enfin me sentir libre de vivre, ou pas.
C'est pour aimer. Dire merci.
Une autre de ses photos, le montre toujours avec son snow, et derrière un champ de nuages, d'où émergent des pics enneigés.
Nebelsuppe, ils appellent çà. Inutile de traduire.
Moi, la nebelsuppe, çà m'a inspiré ce commentaire sur la photo d'un autre gars: ich möcht Wind sörfä in dr Nebelsuppe...
Auquel j'ai rajouté, toujours en suisse, mais là vous ne pigeriez pas: Pascale, tu ne devrais pas boire tant de schnaps! :)
Quelques minutes de discussion. Juste histoire de prouver que je suis dingue de ce coin, dingue tout court aussi!
Et je pose la question: tu es d'où?
Il me cite le nom d'une petite ville autrichienne. Après un rapide coup d'oeil sur la carte, j'ai vraiment le frisson.
Mieux, c'est pas possible! Le Sulzfluh est tout près, cette montagne que j'aime.. Et encore plus près, Piz Bruin, et Silvrettahorn, les "géants" du Montafon.. 3300m environ. Pile poil où je voudrais aller marcher cet été si c'est possible.
N de D.. Il vit au paradis! Le sait il au moins, ou rêve il de Vienne, de New York, de Hawaii, d'océan, de bruit, d'autre chose?
Je pose la question: "sais tu que tu vis au paradis"?
Et il répond: "oui, je sais". çà me fout le frisson, çà aussi. Difficile de dire pourquoi. Ce oui, et cette brièveté de la réponse. C'était exactement ce que j'espérais lire.
Pas la peine d'ajouter autre chose de toute façon. Broder, ce n'est pas vivre, ce n'est pas aimer.
Quand on aime la montagne, on peut parfois rêver de "toujours plus haut".
L'Himalaya, c'est tellement plus "haut" que l'Autriche! Plus exotique aussi, plus vertical, plus plus...
Tenez, moi par exemple (au hasard :)): je rêve de Patagonie, de Tibet, d'Alaska, de Nouvelle Zélande, d'Antarctique!!! de tant d'endroits lointains où je n'irais certainement jamais (bon, au Tibet si, sauf cata).
J'ai 42 ans et pas un rond, alors c'est logique. Sauf si enfin.. (stooooooop! j'allais partir en délire, du genre "partir seule sur la route, sans un sou.. j'en suis capable.. sauf de traverser l'Atlantique à la nage pour aller en Patagonie histoire de pas payer l'avion) ;)
Le savoir, que ce sont des rêves qui ne se réaliseront pas, si vous saviez ce que çà fait mal! Un rêve qui ne se réalisera pas, çà reste un rêve. Mais pour moi, cette notion de rêve irréalisable, çà casse la beauté du mot "rêve". Un rêve, c'est un instant à vivre.
Le savoir... Il y a peu encore, çà me faisait mal.
Plus maintenant.
Maintenant, il y a l'Allemagne, la Suisse, l'Autriche, le Liechtenstein... çà existait déjà pour moi l'an dernier. Mais pas "si haut", "si fort", "si loin", "si si".
Et certainement d'autres coins.
Des coins abordables, des rêves à vivre, des instants à vivre.
Maintenant, il y a ces lieux là, que j'aime. Plus loin, çà doit être bien. Mais... Quand je suis là bas, je vais plus loin, parfois même sans faire un pas.
Au lieu de rêver courir le monde, mon plus loin est devenu vertical, voire même "sur place". C'était d'abord un "plus loin intérieur", avant de s'ouvrir vers... le ciel, la terre, le Tout.
Je suis entrée dans une autre dimension, celle de l'amour. Rien d'autre à dire.
Je parle, je parle.. c'est pour tenter de vous faire comprendre.
Sinon je pourrais tout résumer, moi aussi, à la manière "snowboarder autrichien qui passe ses vacances dans sa "Hütte" en pleine montagne": oui, je le sais.
Tout résumer en un : "j'aime"
06 janvier 2009
message perso
Je m'étais dit: aujourd'hui je vais leur parler de l'éphémère. De la beauté qui devient sublime, peut être parce qu'elle est éphémère.
Du goût du givre sur le hêtre, de celui de la glace. De l'Amour qui te fait te mettre à genoux sur la glace, sans ressentir le froid, qui te fait la caresser du bout des doigts, pour ne pas briser l'éphémère, sans ressentir le froid qui brûle.
Et il a suffit d'un sms reçu il y a quelques minutes pour que je diffère cette envie là.
Parler, oui, mais parler d'autre chose.
Qui comprendra?
Elle.
Peut être une autre, qui a du entrevoir quelques lignes, ailleurs.
Et je me revois, déchirée par la douleur, me raccrochant à une image.
Je l'avais découvert, et l'évidence était là: il était le seul qui pouvait me sauver.
Comme si... je ne savais pas que la seule qui pouvait me sauver, c'était moi même.
Il était le révélateur. Quelques jours après, j'avais foncé vers lui, au mépris de ma vie, la risquant à chaque virage, saoule de fatigue, brisée de partout par le mal.
Lui, il m'avait acceptée, telle que j'étais. J'avais roulé vers lui, non pas pour guérir, juste pour vivre, enfin, tenter de continuer à vivre.
J'étais allée vers lui comme vers un dernier espoir. Et c'est lui, dans lequel il était si facile de se noyer, qui m'avait tendu une bouée.
Quelques jours seulement.. Entre l'instant où je l'avais découvert virtuellement. Et ce matin gelé d'octobre. J'aurais pu mourir cette nuit là. Mourir sur la route. Mourir là haut, près de la stèle, face au Champ du Feu, mourir ensuite, dans la voiture, quand paralysée par le froid je n'avais plus la force de saisir un pull pour me couvrir. Attente du jour. Le jour viendrait, et avec lui, la vie.
Maintenant, quand j'y retourne, ce n'est plus pour chercher à vivre. C'est juste.. l'Amour. Je n'ai plus besoin de lui, je l'Aime.
Elle m'avoue y penser depuis des mois.
Pas comme un ultime voyage, un ultime espoir, une ultime bouée.
Comme un partage. Entre elle, lui, et moi.
Je le lui ai dit: je veux le partager avec toi. Quand tu veux...
Elle veut.
Un partage d'Amour.
Et derrière l'amour, je ne sais pas, mais je le sens. Il y a de la souffrance.
Quelque part, derrière ce partage d'amour, cette envie, il y a un besoin.
Elle doit le sentir: il m'a fait faire le premier pas vers la vie, vers l'Amour, le vrai, celui que rien ne peut salir.
Vers moi.
Vers... l'absence de limites. Enfin.
Alors, elle y croit, peut être même sans en être consciente.
Je l'emmènerai là bas, et quelque chose se passera. C'est comme çà. C'est... non-écrit dans le Ciel.
Car l'Amour ne s'écrit pas.
Elle s'inquiète. Elle n'a pas d'équipement.
Et je souris... Tu n'en as pas besoin. Tu empiles des couches, des chaussettes, un bonnet, des gants. J'ai même quelques couches à te prêter. Tu sais, moi non plus je n'ai pas d'équipement. Juste des hardes fatiguées. Et l'Amour.
Mais quelque part je me demande...
L'hiver n'est pas la saison idéale pour le rencontrer.
En hiver, il n'est plus là, tu comprends?
Tu le vois vide, nu, fragile. Les troncs des sapins morts, posés sur lit de pierre, c'est étrange. Tu verrais ce grès rose, qui s'écrase quand tu marches dessus.. Le grès rose des Vosges, là, au coeur de la forêt allemande...
L'eau apaise. Son bruit, sa couleur noire, les étoiles qui s'y posent, qui y naviguent...
Là, il n'y a pas d'étoiles. Juste celles de la neige. C'est énorme, mais il faut être fort.
Pour le voir là, vide, il faut être fort. Sinon çà peut devenir presque angoissant.
De là haut, du point de vue qui bientôt sera un point de non-vue car la végétation pousse, tu ne vois pas le cercle noir bordé de sable doré. Tu ne vois que du blanc. Ou pire: du rien, quand le brouillard est dense.
Parce que tu sais, là bas, au coeur de l'hiver, le soleil ne passe pas. Il faut y aller tôt. A 15h c'est fini, il est caché derrière les sapins, et avant, il n'a éclairé que faiblement une minuscule partie du lac. Parfois, tu ne vois pas à 2 mètres, pendant plusieurs jours.
Il est au fond d'un trou le lac, trou creusé par les glaciers, il y a des milliers d'années. Il brille au printemps, il brille en été, il brille en automne, mais souvent, en hiver, le brouillard te le rend invisible.
Déjà qu'il n'est plus...
Toi tu y penses depuis des mois.
Moi, j'avais foncé direct.
L'urgence était différente.
Tu rêves d'un partage de beauté, d'un partage d'Amour...
Mais il y a ce mal, là, si mal caché derrière tes mots.
FOLIE, tu l'as écrit en majuscule.
Et pas parce que tu n'as pas d'équipement. Ne te cherche pas une excuse plus "légère" :)j
Folie, parce que de chez moi il faut 12h de route pour y aller.
Quand la route est bonne.
Quand il ne neige pas.
Quand il n'a pas neigé.
Quand il ne gèle pas.
Quand il n'a pas gelé.
Quand.. il ne neige pas, qu'il n'a pas neigé, qu'il ne gèle pas, et qu'il n'a pas déjà gelé.
J'ai la météo du jour: -11. neige légère... vent du nord. sensation garantie -25, je connais.
Donc: il aura neigé, il aura gelé. Et même sans çà, il avait déjà neigé, et il avait déjà gelé.
La météo pour le WE est idyllique: grand froid soleil...
Tu sais...
Un WE, ce n'est qu'un WE.
Un départ un dredi soir, çà veut dire risquer sa vie toute la nuit sur la route. çà veut dire la finir, peut être, dans un sapin.
çà veut dire, si vraiment tu as de la chance, être raide de froid le samedi, écroulée. Grimper dans le froid. Rester une heure ou deux. De toute façon, rester dans ce froid, sans bouger, plus longtemps, c'est impossible.
Et repartir. Car le dimanche, il y a mes enfants à la gare, à aller chercher.
Il y a tout çà.
Et il y a ces mots, ce sms là.
Petite fille, il m'a tant donné. Il te donnera aussi.
Petite fille, il m'a tant donné. J'ai à te donner aussi.
L'heure est venu pour moi, maintenant, de tendre la main vers ceux qui en ont besoin.
Ne risque pas ta vie... Et pourtant, si je savais "quoi" faire de mes enfants, je te dirais.... putain fait chier!! et sans *****!!!
C'est maintenant que tu me demandes çà, au mois de Mai il sera peut être trop tard (enfin, je me comprends!)
C'est maintenant que tu en as besoin!
putain fait chier!!!! je suis libre dans ma tête, mais pas dans mon corps de mère!
Tu sais, ton sms, c'est le genre de sms qui me fait fermer la porte de la maison, et ouvrir celle de la voiture.
Pas pour lui.
Pour toi.
Pour ceux que j'aime.
Lui, je l'aime, il le sait. Avec ou sans eau...
Tu fais quoi ce WE?
A ta question, je réponds:
Ce WE, je t'Aime
05 janvier 2009
non-bout
Journée abominable. Panne d'eau, tuyaux gelés, bricolage, angoisse... journée de merde...
Pause zennetté :)
A la radio, F. Pagny pousse la chansonnette. Une expression, toute en "déjà vu" m'interpelle (à gâteau):
"jusqu'au bout du monde"...
Il n'en faut pas plus pour m'emporter, non pas au bout du monde (quelle banalité!) mais sur des chemins trop laounesques pour être "in the norme"...
Laouen ne formate jamais son PC, vu qu'elle roule sur Mac. Et elle ne se formate pas non plus, na!
Y juste ce put*** de vieil iPod Nano, qui rien que pour me faire ch**er s'acharne à afficher "format windaube"... Tiens! dans ta gu***le le Nano, je te restaure, et t'va voir ta pomme à la récré! Le nouveau Nano rose pétant de ma fille, lui au moins, il sait qu'il est branché sur un Mac.. argh... fin de la parenthèse technologie.
Jusqu'au bout du monde...
pffff... pauvre lui!
Pauvre tous ceux qui emploient cette expression!
Je te suivrai jusqu'au bout du monde...
J'irai te chercher, même au bout du monde...
Le monde a donc un bout? Et en aurait il deux? A quel bout sommes nous?
Le bout du monde c'est quoi? Pour nous Français, la Nouvelle Zélande? Et si, emportés par notre élan, on va le chercher un peu plus loin que la Nouvelle Zélande, on dépasse cette terrible limite des 20000km (changez le filtre à gasoil et le filtre à air à la vidange merci).
Et hop.. au lieu de s'éloigner, on se rapproche de son point de départ... Pauvre Terre qui ne fait "que" 40000km de tour de taille!
Jusqu'au bout du monde...
Le monde n'a pas de bout N de D!
Quand tu arrives en Nouvelle Zélande, il y a encore des pas à poser, des kilomètres à parcourir... Et quand tu as fait le tour de la Terre, que tu es revenu à ton point de départ, il te reste... le monde entier à parcourir. Encore et encore.
Il n'y a pas de limites...
Rien que ce "jusqu'au", c'est restrictif!
Jusqu'à = limites posées.
M'enfin, bon, c'est peut être pas si con de s'en poser des limites hein?
Plutôt que de penser haut et fort: je .... jusqu'à la fin de MA vie.
Là, le "jusque" est logique.
Sauf si on croit à la réincarnation. Je me vois bien marmotte, jouant sur l'Alpe. Ou bien brin d'herbe d'un plateau tibétain. (Ne pas oser écrire "brin d'herbe poussant sur la pente du Kailash... faut pas pousser.. trop haut).
Car quand on sait que quelque chose est inutile, à quoi bon persister?
On ne persiste pas. On est. C'est tout.
Tenez....
J'ai près de mon lit ma collection complète de San Antonio.
Dans l'un d'entre eux, un passage qui m'a fait réagir vivement. Je vous le livre ce soir, avant de continuer:
"L'auxiliaire être est le roi des auxiliaires. Avoir, j'aime pas. Je préfère je suis à j'ai. Pourtant, c'est plus contraignant non? Avoir, çà réconforte, tandis qu'être, çà perturbe. Le mec qui a beaucoup a moins besoin d'être. Il peut mieux s'économiser. Je considère néanmoins qu'être est plus indispensable qu'avoir. Qu'importe ce que j'ai, si je ne suis pas! Avoir été c'est mieux que d'être eu. En somme, le rêve, c'est d'avoir de quoi être..."
Fort non?
Frédéric Dard, je t'aime!!!!
Fin de la parenthèse "roman"?
Nan.
Jusqu'au bout du monde, çà m'a immédiatement rappelé ce premier "roman" que j'avais écrit.
Celui qui ne sera jamais publié? Bah.. Actuellement, pour le publier, faudrait bosser dessus.
Je l'ai relu hier, çà va pas du tout mais alors pas du tout... Et c'est bien (que çà n'aille pas). çà prouve que je le lis de manière objective.
Si l'on met bout à bout les titres des chapitres (qui ne veulent rien dire) on obtient un message.
Message inspiré par les paroles de la sublime chanson de la non moins sublime Françoise Hardy.
Voici la phrase, révélée par les chapitres: (le bouquin étant un bouquin humoristique, les répétitions sont voulues, les fautes de syntaxe aussi)
Si un jour... oui, si un jour...
N'importe quand... mais alors, n'importe...
N'importe où, vraiment...
Peu importe...
Il suffira d'un mot, même pas: d'un signe...
Un seul, voire même la moitié d'un...
Pour que je coure, nage, vole...
A genoux, en rampant, ou sans toucher terre...
Vers toi enfin...
Ici ou là bas...
Au bout du monde....
Et plus loin encore...
Oh oui... bien plus loin...
Plus loin que tout si il le faut...
Mais toi, aussi... si tu crois...
Un jour que tu ... (nan, j'peux pas)...
Alors... Viens...
Vous voyez: j'avais écrit, même à cette époque "et plus loin encore" (que le bout du monde)
Depuis j'ai fait beaucoup de chemin...
Je sais, bien entendu, que ces mots là ne servent à rien.
J'ai lu de longs extraits du bouquin à ma fille, qui était morte de rire. Mais c'est génial! elle m'a dit. Le premier éditeur qui lirait çà le publierait!
Ahhhh.. que les enfants sont innocents! :)
Elle a même rajouté: tu serais une bonne actrice de théatre, tu y mets le ton quand tu lis! d'ailleurs il serait super en pièce de théatre ce bouquin!
Ah.... que les enfants sont... optimistes :)
Fin de la parenthèse "bouquin"?
Oui.
Reprenons le fil...
mmm.. j'ai plus rien à dire!
Enfin si, mais ce sera le sujet d'un autre post.
Après avoir tant écrit sur l'infini, je vous parlerai de la beauté de l'éphémère...
Chaque jour j'atteinds un nouveau palier dans le "Carpe Diem"...
Et vous savez quoi? Il n'y a pas de limites aux paliers... niark niark....
M'enfin, je ne sais pas si la carpe di "aime", vu qu'en général, on la dit muette, mais en tout cas, la Laouen, elle, AIME.
Qui? pffffff... ne soyez pas restrictifs!
J' AIME...
21 décembre 2008
Liäbi...
Mon "status" du jour, sur Facebook...
Tiens, au fait, le chiffre de mes contacts a diminué de moitié. Et il y en a encore trop..
Seuls comprendront les germanistes, et encore, ceux qui acceptent de ne pas avoir colonisé la Suisse. Quoi que bon, là, çà ressemble vraiment à de l'allemand.
"Pascale isch verliäbt. vo wäm? Niämärt.. d ganze Wält... Liäbi isch überall. Dä Himmel isch uf där Erde..."
ah la la.. là, je ne peux plus tricher. Ce n'est pas le genre de phrase que je trouve toute mâchée sur mon bouquin de suisse allemand.
Certains mots doivent avoir une orthographe fantaisiste, quand aux déclinaisons hein.. En suisse allemand elles sont simplifiées par rapport à l'allemand. Mais bon, quand à savoir si il faut bien employer le datif après "uf"...
Qu'importe. La vérité est ailleurs.
Dommage, j'aurais bien développé. Mais mon vocabulaire est tellement réduit... Et qui aurait compris?
Traduction: Pascale est amoureuse. De qui? Personne... du monde entier... L'Amour est partout (en allemand tous les noms communs portent une majuscule, j'aurais voulu en mettre une double à Amour). Le Ciel est sur la Terre...
Et oui... Je crois que c'est qui fait la différence, entre ce que je suis (amoureuse) et ce que sont certains avec qui je m'accroche. Des aigris, qui ont oublié d'Aimer.
Dans la merde jusqu'au cou, j'aime...
L'Amour est partout. Il se voit, il s'entend, il se touche, il se goûte. çà, çà me rappelle un mail hier soir.. ;)
Pascale est Amoureuse, avec un A. Seule, dans son lit glacé, seule au fond de ses emmerdes, seule, de plus en plus seule...
Comment se faire des amis? Ici, on me regarde de travers. Je dérange. Et qu'on ne me dise pas que je suis parano, non, je suis lucide.
Je dérange, mais qu'est ce qui les dérange? Le fait que je vive seule avec mes gosses (mal vu en terre ultra catho)?
Le fait que je marche la tête un peu trop droite, le tee shirt un peu trop court parfois, les yeux un peu trop brillants?
Vous savez quoi? Etre "à part", çà peut être valorisant. Mais faut l'assumer. Parfois c'est lourd.
Les jours passent, je reste enfermée dans mon trou, ne parlant à personne. Pas envie de parcourir la campagne à la recherche d'autres "à part" qui m'ouvriraient les bras.
Usée... J'ai pourtant envie de rencontrer du monde. Mais où? Dans les journaux, vous croyez qu'ils recensent les manifestations du genre "balade à la pleine lune sans lumière dans Brocéliande, chants d'Amour autour du hêtre de Ponthus (BiWi, tu te rappelles, c'était fou...).
Vous croyez que je pourrais mettre une annonce du genre:
Cherche une fête intime, chez l'habitant, tous assis par terre, à gratter la guitare, à faire tourner le joint, à chanter l'Amour, à rire, et plus si affinités?
Woodstock version locale? Ou réunion silencieuse, tous à regarder les étoiles?
Nan... Si quelqu'un connait des gens comme çà, faites passer (les adresses, pas les joints :))
Usée.. Besoin d'air urgent. Besoin, envie. Envie de partager. Personne...
Mais ce matin, en revenant de mon heure et demi de course en forêt, j'ai croisé mon regard dans le rétro. Il brillait. Un peu trop diront ceux qui se posent des limites. "trop" est un de leurs mots préférés.
J'ai rayé "trop" de mon dico. J'ai rayé "limites" aussi.
Je suis une Amoureuse. Parfois c'est doux, tiède... Parfois çà souffle fort, çà emporte très haut. Parfois çà brûle, indomptable.
Demain, ou lundi, j'écrirai un nouveau status.
Qui sera du genre:
Pascale is going back to her roots. argh.. I hate this word "back". Can I write "going UP" to my roots?
Traduction: Pascale retourne vers ses racines. Je hais ce mot "back" (avec go = retourner, en gros..) Puis je écrire "grimper" vers ses racines (ou avancer, dans le sens où je l'entends aussi)
argh.. va falloir que je le traduise en schwiizerdütsch? Je vais avoir du mal... :)
15 décembre 2008
limites?
Hier, ou avant hier, je discutais avec mon ami anglais. Vous savez, celui qui était en Iraq. Avec un "q" à la fin de Iraq, parce que c'est comme çà que je l'écris.
Et oui, il est revenu, le Hérisson (c'est ainsi que je l'appelle). Inutile d'expliquer pourquoi: tu t'approches il pique, tu t'éloignes, il te demande pourquoi.
A peine revenu, il a aiguisé ses piquants.
Ben oui... entre temps, mon nombre de contacts sur facebook avait doublé. Tiens... encore un qui compte? pfff... oubliez les limites des nombres.. Rien ne compte, rien ne se compte, du moins rien qui compte ne se compte.
Suis je claire? Nan? tant pis.
Le problème sur ce genre de site c'est que tout le monde (enfin, tous vos contacts) est au courant de ce que vous écrivez à un tel ou à un autre.. (les commentaires des photos par ex). Enfin, seulement si vous le voulez. Mais pourquoi cacher que vous avez écrit, sous la photos de votre ami du fin fond du Trucméééééénistan: "okecébotafo"?
Aucune raison de le faire..
Alors, de temps en temps, je tombe au hasard sur une photo postée par un de mes "contacts", et je commente.
La Namibie tiens.. j'ai osé écrire que c'était un des rêves, que je rêvais d'y aller un jour....
Mais la Namibie, si elle fait réagir le Hérisson, ne lui a pas fait hérisser les piquants. Ce qui le hérisse, lui, c'est le Liechtenstein.
Lui, montagnard expérimenté, il est allé un peu partout. Je lui cite un de mes rêves, il y est allé. çà ne me rend pas jalouse, je suis heureuse pour lui.
Alors, il a du mal. Du mal à comprendre pourquoi je suis retournée plusieurs fois dans ce minuscule pays où il n'a jamais foutu les pieds (enfin, j'en sais rien en fait)...
Rien à voir au Liechtenstein, si peu à voir, si peu à découvrir, quelques sommets et puis s'en va...
Pourquoi retourner là bas régulièrement (nan, rassurez vous, je ne vais pas y retourner ce mois ci!!)..
Aurais je un amant là bas?
Ou plusieurs?
Ou un ou des amants en vue?
Enfin.. çà c'est ce que je déduis de ses non-questions.
Ben nooooooooon!!
M'enfin, si le fils du Prince, voire même le balayeur municipal (qui lui aussi doit rouler en Porsche) tombe sous mon charme, et que je tombe sous le sien, pourquoi pas hein?
Donc, il ne pige pas.
Et il écrit: "tu retournes toujours au même endroit".
ou bien: "il suffit que quelqu'un parle d'un endroit, tu écris que tu veux y aller".
Bah.. y a un problème?
Parfois je tombe sur une photo qui me plait, on m'explique où c'est, et je m'écrie: tiens! quand je retournerai là bas j'irai y faire un tour, merci pour cette idée de rando...
Oui mais, je ne suis pas obligée de retourner là bas. J'en ai fait le tour, du Liechtenstein, passé 10000 fois sa frontière (j'ai si souvent marché le long de sa frontière avec la Suisse ou l'Autriche que le compte doit y être..)
Non, je ne suis pas obligée d'y retourner. Et pourtant j'en ai envie, et pourtant j'y retournerai.
Il écrit aussi: "tes" rêves? mais ce sont les rêves de tout le monde sur facebook!"
Cool réponje!!! Alors, quand je partirai de Beyrouth à pieds, droit vers le Tibet, quand je marcherai 2 ans, droit vers l'Est, au péril de ma vie, je ne me sentirai pas seule. Il doit y avoir 200 millions de personnes sur Facebook. Les cols vont être encombrés. Tu imagines 200 millions de personnes , toutes au même endroit, en train de passer le Karakoram?
On se tiendra chaud...
Après je ne dis plus rien. Car mon anglais est limité. Et même en français, si il parlait français, comprendrait il?
Car elle pourrait aller loin la discussion.
Au premier degré, il apparaît donc qu'il n'a pas de limites, puisqu'il ne retourne jamais au même endroit, puisqu'il veut sans cesse découvrir autre chose.
Au premier degré, il apparaît donc que moi j'en ai, puisque je retourne toujours vers des coins que je connais par coeur (par coeur est le mot... à double sens): mon lac allemand, mes cimes du Liechtenstein...
Et au second?
Et.. on compte les degrés?
Nan....
Au second, et aux suivants, j'emmerde les limites. Les miennes, celles que me posent les autres.
Aux degrés suivants.. je me dis:
Prenez le cas des hommes, et des femmes.
Il y en a des millions sur Terre. Des moches, des canons, des jeunes, des vieux...
Vous avez le choix. Imaginez que vous êtes célib, comme moi.
Si çà vous chante, vous pouvez changer de mec, ou de fille, tous les soirs. Un homme par jour, un homme par port, un homme par cime.
Pourquoi donc s'attacher? retourner vers le même? faire sa vie, ou une partie de sa vie, avec le même homme ou la même femme?
Pourquoi hein?
Pourquoi donc s'attacher à un lac presque rond, à une montagne frontière, à un rayon de lumière que l'on sait trouver toujours au même endroit, même si il pleut?
Parce qu'il y a le cul, et l'amour.
Parce qu'il y a l'appel du corps, parce qu'il y a ceux qui comptent (les coups) et ceux qui comptent (vraiment)
Tain... le français est vraiment une langue idiote!!!
Ce, ceux qui comptent, pour moi. Ceux que j'aime. Ce que j'aime.
Parce qu'il y a le monde entier, parce que j'aime le monde entier, parce que je voudrais découvrir le monde entier, parce que j'irai, là, ici, ailleurs, plus loin, mais parce que...
Parce qu'au fond de tes tripes, des miennes, de celles de chacun de nous il y a quelque chose: l'Amour.
L'amour qui nous fait nous attacher à un homme, à une femme, à deux, à trois, à .. je ne compte pas. On peut aimer plusieurs personnes en même temps. Je le crie haut et fort.
L'amour qui nous fait nous attacher à une crête, à une route, à la courbe d'un rivage.
Limites?
Peut être.
Mais qu'importe, si çà en est, alors je les aime ces limites là.
Et j'aime les retrouver.
Et... pourquoi au fond de moi, j'ai l'impression qu'en en étant consciente, qu'en les ayant acceptées, qu'en les aimant, justement...
Elles me libèrent.
Et je pense que, si limites il y a.. c'est lui qui en a. Lui qui ne s'attache pas. Lui qui, n'éprouve pas cette envie de retourner à un endroit précis, d'aller plus loin, plus loin, plus loin.. sans bouger. Plus loin vers le vertical, sans grimper. Ou tout simplement, de retouner à un endroit précis, sans chercher à aller plus loin, ni horizontalement, ni verticalement. De s'asseoir, d'ouvrir ses yeux, d'ouvrir son coeur, et d'Aimer.
S'attacher? C'est se créer des limites. Je suis d'accord. C'est aussi s'ouvrir une autre porte, la porte d'un monde qui n'en a plus. De portes, de limites...
Un homme, une femme, deux, trois, un pays, quelques kilomètres, des frontières... pfff...
Une seule Terre.
Un seul Ciel.
Un seul lien entre la Terre et le Ciel: toi.
Un seul Amour, qui unit tout.
16 octobre 2008
limites...
Je prends quelques minutes (je tape vite et çà sort tout seul) pour me "vider" l'esprit ici... (pas le temps de lire les comm et de répondre, désolée, je repars illico)
Vous devez vous dire: "pas de nouvelles, elle a retrouvé son ancien pote, elle nous abandonne, passe ses soirées à blabater via le net etc.."
Et bien non.
Je passe mes soirées à courir, à courir, à courir, et à tenter de dormir.
Non, pas à courir dans les bois, à courir après ces putains de 24h qui ne suffisent pas.
Je n'ai pas envoyé de mail à mon pote depuis 4 jours, car il m'aurait fallu trouver quelques minutes pour le faire, et les minutes, même par paquets de 60, elles me manquent.
Je me lève à 3h55, je rentre à 13h35. Je tente de dormir quelques minutes, et la course recommence. Je ne vous fais pas la liste de tout ce que j'ai du faire, sans compter les aller retours je ne sais où cette semaine, sans intéret.
Mon chef m'a dit: à ce rythme tu ne tiendras pas.
Ben oui, mais, ai je le choix? non.
Ce soir, par ex, je vais traverser le Morbihan pour aller vers la mer, et je reviendrai chez moi vers... je préfère ne pas y penser.
Non, pas pour piquer niquer avec les gosses, mais pour monter ma grande à un "réparateur" :) Elle souffre, çà la mine, alors maman va tenter "autre chose"... à 1h15 de route d'ici. Et demain, le réveil sonnera. A 3h55.
Alors, vous comprendrez que parfois (souvent), quand je lis en commentaire ici, à propos de mes vacances à la montagne, des trucs du genre "tu cherches à te dépasser, à dépasser tes limites etc", çà me fout en boule.
Ce que je fais en montagne, c'est doux, doux, doux... Lumineux, aérien.
Comprenez une fois pour toute que c'est notre corps qui a des limites, un point c'est tout.
Notre esprit en a aussi.
J'ai décidé que certaines limites pouvaient aller voir ailleurs si j'y étais, voilà pourquoi mon corps peut endurer ce que peut être certains d'entre vous n'endureraient pas: 10h de marche par jour pendant 10j, la faim, le manque de sommeil, aller contre sa peur du vide,etc.
Mais mon corps n'est qu'un corps, et il a ses limites. Quand il les atteint, il explose.
L'esprit?
Lui aussi résiste, résiste... Il a aussi ses limites.
Sur le net j'ai capté au hasard le "status" d'un des mes contacts: "je vais participer à la "survival race".
J'ai répondu en rigolant: moi, la survival race, c'est chaque jour.
Koh Lanta, et autres conneries me font sourire. On échange?
Alors, chaque jour est un survival race day.
Et je m'entraîne dur...
Non pas pour aller plus loin dans le "survival level", au contraire. Pour résister à çà. Personne ne veut aller plus loin!
Personne ne veut atteindre ces putains de limites, car quand le corps (et la tête) explosent, on n'en ressort rarement indemne.
Cet entraînement là, il use au lieu de fortifier. On se met à rêver qu'un jour on aura plus besoin de s'entraîner. Ce serait chouette non?
Le lendemain, le réveil sonne à 3h55 (si ce n'était que çà ce ne serait RIEN° . Courir, courir, courir...













































































