10 septembre 2007
présent...(2)
Une phrase... Qui l'a réellement prononcée, je ne sais pas. Et sur Internet elle est attribuée à plusieurs personnes!
Qu'importe?
L'important, c'est le message.
Le miracle, ce n'est pas de marcher sur l'eau, c'est de marcher sur la Terre.
Quelques pages ouvertes, lues. Des lignes qu'il me faut vous faire partager. Qui comprendra? Je ne sais pas.
Pensez y...
Dans son commentaire, Valérie semble penser que "tout pourrait être si simple"... il suffirait de le vouloir.
Valérie, tout n'est pas si simple, non. Les larmes ont souvent un gout amer, mais quand on n'a plus que çà à boire...
Tout n'est pas si simple, et marcher, çà use. Souvent, on a l'impression de devoir se ré-aligner sur la ligne de départ, et quand on a déjà couru, couru, et encore couru, c'est épuisant.
Tout n'est pas si simple, tant que l'on attend encore. Le bonheur est dans la non attente.
Car "il n'y a que 2 temps: le présent et l'absent". (je donnerai un lien vers l'auteur de la phrase si lien il y a)
Phrase lue ici
Le bonheur est dans le présent.
Ces mots, tout à l'heure, tentative gauche pour vous faire comprendre que Tout est en vous.
Quelques pages, ouvertes, et ces lignes:
La marche est une expérience de l’indéfini et de l’infini. En allant au
devant, pas à pas, c’est l’entrée en soi des dons de l’univers que
l’on reçoit. (lu ici)
« Vivre en pleine conscience, c’est être vraiment là, pleinement vivant, ici et maintenant.
C’est la capacité de vivre profondément chaque instant de notre vie quotidienne.
La méditation ne se pratique pas seulement dans la salle de méditation,
mais aussi dans la cuisine, au jardin, au téléphone, au volant d’une voiture, en faisant la vaisselle.
Il y a pleine conscience chaque fois que le corps et l’esprit sont réunis.
Vous êtes fermement établi dans le présent, touchant la vie qui est là en cet instant.
Si vous n’êtes pas là pour la vie, la vie ne sera pas là pour vous.
Si vous êtes distrait, si vous vous perdez dans le passé ou l’avenir, vous manquez votre rendez-vous avec la vie.
Notre vraie demeure est ici et maintenant.
Le miracle n’est pas de marcher sur l’eau,
mais de marcher sur la terre verte et de toucher les merveilles de la vie qui sont accessibles.
La vie est ici, à chaque pas.
Apprenez à ralentir, à marcher avec calme, liberté et dignité.
Si vos pas sont paisibles, le monde profitera de votre paix.
En pratiquant la méthode du « bonheur ici et maintenant », instant après instant,
vous arrosez les graines de liberté, de joie et de paix en vous et autour de vous.
Vous vous épanouissez comme une fleur et votre présence est une bénédiction pour votre entourage.
Ce n’est pas une question de foi mais de pratique. »
Marianne Coulin - 03.08.2001 - [ Texte paru dans Témoins spirituels de Bruno Solt, Editions du Relié, 2002. ]
Texte trouvé ici.
Et pour illustrer le Tout en vous, et l'Infini que vous êtes:
"Vous imposez des limites à votre véritable nature d'être infini, puis, vous vous désolez de n'être qu'une créature limitée.
Ensuite, vous mettez en oeuvre des pratiques spirituelles pour transcender ces limites inexistantes.
Mais si votre pratique même implique l'existence de ces limites, comment pourraient elles vous permettre de les transcender?
Ne méditez pas, soyez!!
Ne pensez pas que vous êtes, soyez!!
Ne pensez pas à l'être, vous êtes!!
Demandez vous d'abord qui est né, ou ce qui est né. C'est le corps, ce n'est pas vous. Pourquoi vous soucier de l'au-delà alors que votre Soi se trouve ici et maintenant?
Il n'existe qu'un seul centre, qui ne possède aucune circonférence.
Découvrez le en plongeant en vous même".
Paroles de Sri Bhagavan Ramana Maharishi (lire ici)
présent...
Passage...
Elévation verticale (pléonasme çà..), transport horizontal...
Fatigue
Récupération.
Et préparation d'un autre voyage... Non, aucune expédition en voiture vers un sommet illuminé.
Il est des voyages que l'on fait chez soi, et en soi.
J'étais censée aller trotter 30 minutes ce matin, pour "éliminer" et favoriser la récup.
Mon corps me disait "non". J'ai couru 5 minutes, et j'ai écouté mon corps.
Haut des cuisses qui tirait, adducteurs douloureux. Pourquoi le trail me démonte il les adducteurs? bonne question...
Douleurs aussi dans les pieds. Pas sous les pieds, non. Douleurs osseuses.
Et puis: courir 30 minutes pour éliminer l'acide lactique, ok. Si on a couru vite et que l'on a du lactique!
Ce n'est pas mon cas du tout. Mes jambes pèsent une tonne, mais pas de lactique. Juste muscles, tendons, os, qui baissent le rideau et proclament l'heure de l'entracte. Ma récup, je l'ai faite hier, lors des derniers kilomètres, marchant, et trottant sur le plat.
Que de bonheur à venir...
Un jour, ou pas, je courrai sans me préoccuper des kilomètres...
Hier, les organisateurs me demandaient: 30km pour un début, après 15j de course, çà sera quoi dans 15j? 60km? 100km dans un mois?
Non... On reprend tout dès le début.
100km, 24h, plus encore... Un jour. Ou pas.
Si mes pieds me le permettent (j'ai beau avoir le moral, ce sont les échauffements qui me tuent)
Si mon métabolisme endiablé pour cause de déséquilibre thyroïdien que rien ne calme me le permet.
Si... j'ai envie de pousser jusque là.
J'aime cette ambiance qui porte, et j'aime aussi la solitude du coureur de fond. Courir, seul, loin des compets, courir juste pour courir.
Se sentir libre, être seul avec ses pieds, ne dépendre d'aucun matériel.
Se sentir libre, être libre de décider "stop ou encore".
Un peu comme ce vertige si excitant, qui m'a toujours pris, au bord des falaises. Irlande, Donegal. 600m à pic sur la mer. Face au vide, les bras écartés, le choix, la sensation d'être enfin maître de sa vie.
çà, c'était avant...
Maintenant, je vole... :-)
Je lisais ce matin : ""Il n'y a pas trois temps : passé, présent et futur.
Il n'y en a que deux : présent et absent."
A prendre à quel "degré"?
Au premier?
Tu es là, tu es présent. Tu n'es pas là, tu es absent.
Ou bien:
Tu es là, dans mon coeur, tu es présent. Tu n'es plus là, dans mon coeur, tu es absent.
Ou bien:
Tu es toujours là, dans mon coeur, tu es présent. Mais je n'existe plus pour toi, et j'ai beau retourner et retourner le monde entier, tu es absent. Et B**d*el de me*de, je pourrais faire ce que veux, parler d'élévation, tu seras toujours absent!
Zen...
Il n'y a pas deux temps.
Il n'y en a même pas un.
Il y a.
C'est tout.
Ne me demandez pas d'expliquer.
Il y a.
En vous, est le Tout.
Et le Tout, si il est en vous, ne sera jamais absent.
Vous ne le savez pas, parfois, souvent.
Mais il y a.
Alors, rien n'est absent.
Il suffit de se trouver.
L'Infini est en vous, et vous êtes l'Infini.
Bon ok, j'arrête de fumer la moquette?
Nan merci, le ciel me suffit.
Si si... respirez. mais respirez vraiment, vous verrez....
07 septembre 2007
fille de l'instant
Je ne sais pas jusqu'où il faudrait que je remonte dans les archives de ce blog pour retrouver l'emploi du premier "ici et maintenant".
A la base, il n'était pour moi qu'une des traductions du trop célèbre "carpe diem".
Combien ont employé ces mots, sans même connaitre leur signification?
Peu à peu, le "ici et maintenant" a évolué, et a pris une dimension intérieure de plus en plus importante, jusqu'à atteindre sa réelle dimension: l'Infini.
Commentaire hier, de Windreiser:
Seul celui qui un jour lève les yeux et écoute son propre coeur et non ses désirs verra que l'important n'est pas ailleurs qu'en lui-même, là où commence et finit l'Infini.
En nous, l'infini. çà, je l'ai compris, et en toute modestie, j'avoue humblement l'avoir touché du coeur.
Ecrire "là où commence et finit l'Infini" me fait encore sourire. Par définition, l'infini étant infini, j'ai du mal à entrevoir sa fin. Mais je saisis le concept.
J'ai écrit hier: La vie eternelle, je crois qu'on peut l'atteindre dès cette vie ci. "le royaume et déjà parmi nous", disais Jesus, ou plutot (j'aime l'appeler ainsi :-)) le rabbi Yehochoua ben Youssef de Galilée. Phrase tirée d'un des bouquins de Monod.
A la question "n'est il pas bon de croire en Dieu" pour esperer, Monod répond:
Tout dépend de ce que l'on appelle "croire en Dieu".
le véritable athéisme, c'est la résignation.
Alors, je crois. Ne me demandez pas en quoi, appelez vous même ce "quoi" selon votre.. infini personnel :-)
"je professe la religion de l'Amour, et quelque direction que prenne ma monture, l'Amour est ma religion et ma foi". Ibn Arabi
L'ici et maintenant, c'est un concept. Je me sens bien incapable de vous en parler.
Trois phrases, parmi tant d'autres:
"La réalité est dans l'ici et maintenant" . Maître Dogen
L'éternité n'est pas de ce monde, on ne peut la goûter véritablement qu'au creux de l'instant qui passe.
"O Ami, cesse de chercher le pourquoi et le comment. Cesse de faire tourner la roue de ton âme. Là même où tu te trouves, en cet instant tout t'est donné, dans la plus grande perfection. Accepte ce don, presse le jus de l'instant qui passe." Faouzi Skali
J'ai écrit que l'instant était infini, avant même d'avoir lu ces phrases.
Je suis celle qui marche, et la fille de l'instant.
La montagne est infinie. Certains atteignent le sommet. Humblement, je marche.
Chacun sa voie, pour tenter d'aller un peu plus haut. Je suis la mienne (suis, du verbe être, mais aussi du verbe suivre), et je suis en paix avec ma voie.
Je suis aussi en paix avec la voie des autres.
La verticalité est en nous, mais qui n'a jamais eu peur de plonger en lui?
La voie intérieure n'est pas une voie qui enferme, qui vous plonge dans l'ombre.
La voie intérieure révèle la lumière, elle élève.
J'ai lu, qu'il fallait un guide spirituel pour faire accoucher une âme lumineuse à partir d'une nature humaine imparfaite.
Je suis imparfaite... J'ai pourtant l'impression d'avoir atteint une certaine lumière, sans l'aide d'un guide spirituel.
Du moins... J'allais écrire une énormité... Je préfère me taire.
Disons que j'avais l'impression d'être en "partage" avec quelque chose de plus grand. Grand comme l'univers. Guidée par les étoiles, le ciel, la montagne, le moindre brin d'herbe, guidée aussi par l'invisible.
Et tout ceci, je le sentais en moi.
Certains lecteurs m'ont aidé, parfois même sans le savoir. Un souffle de vent, un sourire.
Merci.
La montagne est Infini, peut être un jour j'arrêterai de marcher.
Pour l'instant, comme le dit Ibn Ata Allah: "jamais itinérant n'arrêtera son ambition à ce qui lui a été dévoilé.
Le mot "ambition" me gêne. Il dérange mon sentiment d'humilité.
Mais je marche...
Ouvrez vous à l'instant.
03 septembre 2007
rompre ses racines...
Commentaire hier soir de Martin Lothar, empereur des Poles (si si juré) , suite à ma liste de requêtes gougueules idiotes:
Je constate pour ma part, au fil du temps, qu'avec le tassement de la
mode des blogues (enfin !!!) les réquêtes sont de plus en plus
intéressantes et ciblées.
Certes, il y en a encore des pas tristes
et des cochonnes graves qui me font marrer souvent, mais il y en a de
plus en plus qui me donne l'idée de note intelligente (oui, oui, ça
m'arrive - rarement - mais ça m'arrive)
Ceci étant, c'est tellement
aléatoire tout ça qu'il vaut mieux regarder ses stats avec zennerie ou
autre philosophie quantique ou pataphysique.
Et bien, ô Empereur dont le blogue (il y tient à ce "ue" final) serait celui que j'emporterais sur une ile déserte si choix il y avait, et si j'avais un portable marchant à l'énergie solaire, et si la Wifi ne dépendait pas des ondes jenesaisquoitiques, mais passait par des voies bien plus spirituelles...
Je m'égare... Donc, ô Empereur, vous eûtes raisons de commenter mon post ainsi.
En effet, voici la requête d'un lecteur arrivé sur mon modeste blog(ue) ce matin:
.."Nul ne peut meler son âme à l'âme d'un autre.
Deux
êtres peuvent aller l'un vers l'autre, parler ensemble mais leurs âmes
sont comme des fleurs enracinées, chacune à sa place; nulle ne peut
rejoindre l'autre à moins de rompre ses racines; mais celà,
précisément, est impossible.
Faute de pouvoir se rejoindre, elles
délèguent leur parfum et leurs graines; mais la fleur ne peut choisir
l'endroit où tombera la graine; c'est là l'oeuvre du vent, et le vent
va et vient à sa guise: il souffle où il veut..."
1) Wahhhhhhh
2) Il n'a pas pu tout taper, gouguele a des limites et n'est pas infini comme... tant de choses
3) Merci cher lecteur, d'aimer Hermann Hesse, natif de Calw divine ville souabe. Phrases tirées d'un très court roman: Knulp, que je vous recommande, ainsi que son best s(t)ellaire: le Loup des Steppes.
Pauvre Hermann... Qui se déchirait et se redéchirait, en couvrant de mots ses cahiers. Je voudrais maintenant lui dire "marche encore un peu... " Il y avait tellement de force dans ses paroles, et tant de souffrance derrière.
J'espère qu'il a réussi à atteindre son ciel...
Ces quelques lignes, je les avais écrite ici en mars 2006 (lire ici)
Et à les relire je souris... Presque, j'en tendrais la main à celle qui les a posées, pour la tirer vers le haut... :-))
Hermann...
... à moins de rompre ses racines, ce qui précisément est impossible...
Vous croyez?
Mêler son âme à celle d'un autre, oui, c'est impossible. Nous ne pouvons que partager quelques instants d'absolu. Qui sait si même nous les partageons.
Mais rompre ses racines... C'est possible Hermann, je le crois.
Rompre ses propres racines, non pour se mêler à l'âme d'un autre, mais pour libérer la sienne de soi. Alors elle emplit tout l'espace.
L'espace à l'intérieur de soi, et l'espace à l'extérieur de soi. Et le corps se sent si bien...
Hermann... Redescendez sur Terre si vous êtes Là Haut, un moment...
On s'assied, on en parle, sans un mot même. Et on fête çà. L'Amour enivre, sans avoir besoin de vider 1/2l d'obstbrand (schnaps pomme/poire spécialité de mon coin adoré).
M'enfin, si vous amenez une bouteille de vin du Rhin, je ne dis pas non...
Et du chocolat noir?
Oui, je fournis le chocolat noir...
Venez dans mon jardin, la graine a poussé...
30 août 2007
les tiroirs...
Alors que je cherchais des renseignements sur le Net sur les dialectes alemaniques, quelques chiffres m'ont frappée à propos de ce minuscule état qu'est le Liechtenstein.
Tout d'abord, la taille. 24km de long si je me souviens bien, et seulement 77km de frontières.
Voilà un pays pas évident à situer sur une carte!
35000 habitants, concentrés dans la vallée, c'est à dire dans une toute petite superficie.
220 habitants au km2, c'est énorme face au 93 habitants/km2 en France.
Et pourtant, à Vaduz et à Schaan, les deux villes- qui se touchent d'ailleurs- , on ne peut pas dire que l'on a des difficultés à avancer à cause de la foule...
Les chiffres sont là, mais leur interprétation me fait sourire.
En ce qui concerne la langue du pays, c'est officiellement l'Allemand. Et pourtant, un Allemand est incapable de comprendre un traitre mot de ce que lui dit un Liechtensteinois farceur, c'est à dire employant le, ou plutôt LES dialectes locaux.
Car naturellement, dans un pays de 160km2, on parle plusieurs dialectes...
J'ai voulu me documenter, et là j'ai vite laché prise.
Sur cette page Wiki, on voit sur la carte que le pays serait concerné par deux des dialectes principaux de la langue alemanique:
Et là, çà se gate...
Car l'Alemanique n'est pas UNE langue, mais plusieurs.
Par exemple, dans mon coin de Forêt Noire, on parle théoriquement le même dialecte qu'en Alsace. Théoriquement est le mot...
Car chaque grand type de dialecte est divisé entre plusieurs dialectes, qui eux même.. Bref, une histoire de tiroirs où l'on se perd.
A force de cliquer partout, je suis tombée sur une phrase amusante traduite en 2 dialectes parlés AU MEME ENDROIT.
Franchement, même entre membres d'une même famille, je me demande si ils se comprennent!
De quoi apprendre "l'allemannischmungg", sifflement des marmottes suisses (mungg = murmeltier en allemand, = marmotte) , plus simple. En espérant que ce soit le même sur le versant autrichien, et sur le versant suisse...
Bref, au Liechtenstein on est censé parlé le Bodeseealemannisch en plaine, et le Hochalemannisch sur les hauteurs. Deux dialectes qui n'appartiennent même pas au même groupe, tiroir, euh, armoire, enfin bref, je ne sais plus.
Je ne suis pas prête à postuler pour un poste d'animatrice sur Radio Liechtenstein, je vous le dis...
Mais je vous l'avoue: c'est passionnant cette histoire de dialectes! Une telle diversité me cloue, mais me donne envie d'en savoir plus.
Et surtout, de pouvoir placer, lors de mon prochain salut de randonneur à plus de 2500m la phrase traduite sur Wiki en plusieurs dialectes:
Gang i de Keer und hol an Krette Bodebira uffer,
abr lueg, dass d' it abekejeschd!
(dialecte alemanique de l'extrême sud allemand, enfin, je ne sais plus!! qui serait proche d'un groupe de dialectes comprenant ceux du Liechtenstein..)
C'est à dire, en français, un truc comme : "va dans la cave (le cellier?) me chercher un panier de patates, mais fais gaffe à ne pas te casser la gueule..."
Avouez que c'est de circonstance en pleine ascension non?
Je tiens à préciser qu'à quelques kilomètres de là, on parle un autre dialecte, appartenant au même sous tiroir, de la même rangée de l'armoire, mais que la même phrase n'a plus aucune ressemblance à celle tapé ci dessus...
Après un tel échauffement neuronal, j'ai préféré passer au chapitre "anecdote", de l'article Wiki trouvé ici:
Le Liechtenstein est un pays tranquille, et paisible.
La preuve:
- Nombre de détenues dans le pays: 0
- Nombre de détenus: 5
Et encore, à coup sur ce sont des blanchisseurs d'argent.. :-)))
Vous me dites: oui mais, avec 35000 habitants, c'est logique!
Rapportons ce chiffre à celui de la population française (64 millions d'habitants).
En France, si le même pourcentage de la population se trouvait sous les verrous, nous aurions 9088 détenus.
On peut rêver...
Autre particularité du pays, remarquable, puisque seuls deux pays au monde sont dans cette situation.
Le Liechtenstein, pays de l'Europe des montagnes, n'a évidemment aucun accès à la mer.
Mais, il est entouré de pays qui eux aussi n'ont aucun accès à la mer. (Suisse et Autriche)
Seul le Tadjikistan présente cette particularité.
Amusant, mais le Tadjikistan est sur la liste des pays que je rêve de traverser.
Et moi qui parlait d'Ile, dans ce post...
La montagne est une Ile, une Ile au milieu d'une mer de verdure, une Ile au milieu du ciel.
Le ciel, l'océan sans rivage...
Une Ile, dans un pays que la mer ne borde pas, au milieu de pays que la mer ne borde pas...
En souriant je me dis qu'ici, l'océan n'a réellement pas de rivage.
Les rivages sont dans nos têtes, chevillés à nos doutes, notre passé, nos peurs.
Suffit de savoir lacher le bord, le bord de soi, pour aller vers... Je ne sais pas.
Et si le ciel lui même était une Ile?
Une Ile au milieu de...
Je ne sais pas.
Encore une histoire de tiroirs...
Décidemment... :-))
vers vous...
Plénitude intérieure, et vide de mots.
Même un détour par mes stats ne me fournit pas la matière première necessaire à l'écriture d'un post.
Ce n'est pas le monsieur arrivé ici en tapant "panneau d'interdiction de pisser debout" qui fera naitre en moi une furieuse envie de couvrir de blabla mon écran.
Encore une fois, ce matin, j'ai eu envie de fermer ce blog.
L'impression d'être entrée dans une autre dimension. Fin d'un passage.
Quelques mots de Lotus hier en comm
C'est certain, tu t'es trouvée, atteinte..... il n'existe plus de décalage!
Et maintenant, le commencement est en route!
Echo de Windreiser:
Qu'après commence...
je ne sais pas.
Moi non plus! :-)
Mais j'aime ne pas savoir. Et ce que je vis est si fort...
Vous vous doutez bien que je n'ai jamais pensé réellement poser ici le mot "fin".
Déjà, parce que "fin" est un mot que je refuse. "fin" n'est que le commencement d'autre chose.
Si je me suis atteinte, si "quelque chose" scintille dans mes derniers billets, alors je continuerai à écrire ici, pour vous raconter mon quotidien, mes poussées d'adrénaline, mes rages parfois.
Et qui sait, un mot, deux, une phrase, lue par hasard, aidera un de mes lecteurs à démonter la porte qui l'isole de lui.
Si un jour, l'un de vous a besoin de moi... Si je peux être un tremplin vers vous.
Je vous tends mes mots...
Et ce qu'il y a derrière...
29 août 2007
Vüredsi...
A "J", et à "A"..
Est ce logique que je n'arrive pas à poser un mot sur l'écran?
Je le crois oui...
Je ne suis pas perdue dans un rêve en altitude, je suis bien ici.
Ici, et là bas en même temps.
Là bas n'a pas de signification précise.
Je suis l''oiseau qui plane, celui qui replie ses ailes et qui fond en piqué, celui qui joue avec les courants, celui qui défie la gravité en un surplace contemplatif, celui qui n'a plus peur de voler.
Là haut, on apprend le chant du silence. Seule la non empreinte des mots peut le retranscrire.
Ce matin, encore un matin-émotion. Quelques photos, une flèche rapide, la pluie, des larmes.
La sensation certaine d'avoir râté la cible, avant qu'il ne comprenne que la cible est infinie, et ...qu'elle, ne ratera pas la flèche.
L'archer, lui, est fier...
A tous ceux, dont certains font malheureusement partie de mon entourage proche, qui pensent que je suis une égoïste qui ne pense qu'à prendre son pied en altitude (et j'en passe), je n'essaie pas de prouver le contraire.
Mais je sais qu'il existe sur Terre des hommes, des femmes, qui ont si souvent touché le ciel qu'ils sont devenus eux même des rayons de soleil.
En même temps, ils sont des Pères, et des Mères, ont vibré, et vibrent encore si fort pour "leurs" enfants.
Si "leurs" est entre guillemets, c'est volontaire.
J'en fais partie.
Hier encore ma fille me disait: je ne veux plus retourner marcher en haute montagne, j'ai eu trop peur.
Jamais je ne l'ai forcée, elle s'est forcée elle même, certainement pour me faire plaisir, mais je lui ai laissé le choix, le lui rappelant à chaque instant.
Respect.
Elle évoluera peut être avec le temps, ou peut être pas.
Ils graviront leurs propres montagnes, et je serai fière, comme je le suis déjà.
Vers leurs propres ciels.
Pour s'atteindre...
De ce voyage, quand je regarde ces 1000 photos, au delà de la beauté des paysages, deux attirent mon regard immanquablement. Vous les avez déjà vues.
Celle ci, prise lors de l'ascension du Naafkopf, alors que le chemin était encore doux pour leurs sensations d'enfants.
Et une des premières, qui m'avait bouleversée, car cet endroit là était pour moi trop chargé en souvenirs.
Pas en amertume non.. juste en bonheurs terminés
Face au champ du Feu. Massif des Vosges. Bas Rhin
Deux photos. Les enfants qui marchent, qui courent, qui avancent...
Vüredsi.. comme ils disent.
En avant...
"leurs" enfants... sourire
Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de
Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.
Khalil Gibran, Le prophète
Chaque fois qu'un archer décoche sa flèche, il meurt.
Chaque fois que la flèche atteint la cible, il renait. (Zen)
L'archer sourit...
La cible est infini, elle ne ratera pas la flèche.
Nous viv(r)ons...
13 mars 2007
tu seras grimpeur, mon fils...
Le lundi matin, P'tit Troud a catéchisme.
Cette semaine, coloriage intensif: l'arbre de Pâques.
L'arbre est grand, feuillu, fleuri.
Mais, dans le tronc (??) se trouve Jésus!!!
Après réflexion, 2 explications possibles de P'tit Troud:
1) Jésus a choisi comme arbre de Pâques le chêne à Guillotin. Il est mince, il passe par le trou.
Nan... Impossible! Le chêne n'a que 1000ans. Un autre chêne peut être?
2) Ce n'est pas Jésus que l'on voit DANS le tronc de l'arbre, sinon il serait tout aplati.
C'est donc... son âme.
Question de la môman à P'tit Troud: tu sais ce que c'est une âme?
Non... sourire mystérieux, de l'enfant qui sait tout mais qui joue les innocents.
Une âme, c'est un peu comme un fantôme me répond il. Et pourtant, notre âme, c'est nous.
P'tit Troud sera il philosophe?
Ce n'est pas seulement parce que c'est mon fils, mais je trouve qu'il a une capacité de réflexion captivante.
Aux dernières nouvelles, P'tit Troud vient de choisir le sport qu'il désirait pratiquer.
A son âge, les garçons font du foot, ou rêvent de batailles et s'inscrivent au judo, karaté, etc...
P'tit Troud adore grimper sur les rochers.
P'tit Troud veut faire escaladeur.
Soupir de bonheur...
01 février 2007
Rêver sa vie, vivre son rêve
Photo ici
championnat national fsgt de cyclocross - Les Mureaux
Allez, je le publie!
Si l'un des photographiés me le demande dimanche, j'enlèverai les photos concernées.
Jusque là...
Chut...
Regardez si vous en avez la patience. Plutôt en diaporama pour certains fondus. Même si on ne lit pas bien le texte.
Je n'ai jamais fait de photos aussi atroces, mon APN a rendu l'âme.
Mais pour moi, elles sont merveilleuses: la qualité des photos, c'est pour les puristes.
Celles ci viennent du coeur. Ces hommes et ces femmes ont craché leur tripes.
Je tiens à préciser:
Ce ne sont que les photos des Bretons, exceptés celles de deux "Parisiens" que j'adore, et qui sont d'immenses champions. Je ne pouvais pas trembler pour les miens, et photographier les autres, mon grand âge me limite!
Euh?
Mort de rire!
Certaines catégories d'âge, les cadets, juniors et espoirs ne sont pas photographiées.
Je n'étais pas sur le circuit pendant la course junior, je courais pendant la course cadet, je me reposais et me changeais pendant la course espoir.
Hier, sur le site de la FSGT j'ai lu cette phrase:
"Rencontres sportives - rencontres humaines"
Ces quelques mots résument l'esprit dans lequel nous pédalons.
A tous ceux qui ont participé, des volontaires aux coureurs, des derniers aux champions: merci
Je suis peut être la reine des connes, mais à choisir entre être championne de France ce jour là et voir certains tout en haut du podium, le choix était fait.
Et même si je n'aurais jamais pu être championne...
Il y a des victoires qui vont plus loin qu'un podium.
Ce que j'ai vu dimanche m'a donné des ailes.
Merci
Et surtout bravo








































































