face au vent-avel a benn

face au vent, je vole... le vent me portera, et si il faiblit, je lui donnerai mes ailes. Poésie, photos, coups de gueules, délires, vivez l'instant avec une Bretonne de l'intérieur

31 janvier 2008

Avec le jour (6)

Voici les dernières photos prises lors de ma balade de dimanche matin.
Toujours l'écluse de Rieux, Saint Martin sur Oust.

Rieux, c'est ce petit coin là (côté écluse):

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Toujours au milieu de l'Oust, j'ai fait une série de photos au zoom (x15), d'un endroit précis de la rivière.
Comment vous expliquer çà?
Regardez, en cliquant sur la photo ci dessous: entre les deux arbres, l'eau bouillonne, car il y a une pente. La rivière est séparée en deux (l'autre partie est derrière les arbres, entre les arbres et les maisons au fond), et par cette pente son trop plein se déverse du côté où est situé l'écluse.

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L'eau, calme ce matin là, s'anime en prenant la pente.
On le voit ici:

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J'ai zoomé sur le flot qui commence à prendre de la vitesse, et cela donne ce rendu étonnant. On dirait un lavis de gris. Des traits de pinceau, plus ou moins contrasté (j'avais testé deux options). Eblouie, je ne voyais pas vraiment ce que je faisais.
On aime, ou on aime pas. Les photos se ressemblent toutes, mais elles sont toutes différentes.
En version très claire:

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Puis de plus en plus contrastée, et de plus en plus lumineuse

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We run like a river... to the sea...
Et l'océan? Vers où court il quand les vagues s'en vont?


Posté par Laouenanig à 09:47 - Breizh - Argoat: Mon pays - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ginger, I love U

Petit message à ceux qui débarquent ici en ayant tapé "Netvibes Ginger" sur Gogole

Après une grosse semaine d'utilisation de Ginger, je peux vous dire: c'est génial!
Mais çà, si vous cherchez désespérément un code d'accès à Ginger, çà ne fait que vous mettre un peu plus l'eau à la bouche! :-)
J'avoue avoir totalement oublié quel a été mon code d'accès, de toute façon il doit être périmé depuis longtemps.
Par contre, je tenais à parler un peu du cas Netvibes ici.

J'utilise Opera depuis peu, en version 9.5. Version qui, selon certains, serait encore un peu instable.
Impossible d'ouvrir Ginger avec Opera, que ce soit en 9.5 ou en 9.25.
Je ne pense pas qu'Opera soit en cause, mon navigateur doit être mal configuré, c'est tout.
Ginger s'ouvre sans problème chez moi avec Firefox, Safari, et Camino.

Je voulais n'utiliser qu'un seul navigateur, j'ai donc envoyé un mail à Netvibes afin de leur signaler le problème.
Et, chose de plus en plus rare de nos jours, ils m'ont répondu.
Et non seulement ils m'ont répondu, mais ils se démènent pour trouver la solution, me demandant des copies d'écran de mes préférences Opera, etc...

Pour mes lecteurs qui ne connaissent pas encore, Netvibes c'est un portail Web 2.0 personnalisable, lancé en 2005 par une startup française, en concurrence avec iGoogle, et Live.com (microsoftmou)
Et Netvibes est devenu le troisième site de lecture de flux RSS du monde.
J'ai comme un doute... Si j'avais eu un blème avec le portail Micromou, ils m'auraient répondu?

J'avoue ne pas toujours tout comprendre, voire même, toujours ne pas tout comprendre ( je m'embrouille là non?) mais ce que je vois, c'est ceci:

Je ne suis pas une "cliente" Netvibes, car Netvibes est un portail gratuit.
Je ne rapporte donc aucun fric à cette société. Enfin bon, ils doivent en gagner quand même hein! :-)
Pourtant ils répondent présent, ont un service technique compétent, et accessible.
On croit rêver...
Certains FAI devraient s'en inspirer!
Et ce sont des petits frenchies, ce qui ne gache rien. Comme quoi, certains pensent que la France est toujours à la ramasse en matière de aïiiiiiie tech, et bien non! Et Netvibes n'en est pas la seule preuve.

Roooo.. On dirait presque un discours de Sarko the First çà! Je termine par "Vive la France" non?
Même pas.
Au fait Sarko, Ginger c'est pas une fifille, pas la peine de lui faire les yeux doux!
Bref, Ginger, je t'aime, Netvibes merci, et vive le ouèbe 2.0!
(et vive vous, mes lecteurs, et vive moi aussi, par la même occaze)

petit rajout à 11h59: çà y est, le problème est quasiment réglé, ils m'ont donné la bonne piste à suivre, et j'ai trouvé la cause du bug, j'attends leur traitement par retour de mail. Des pros!

Posté par Laouenanig à 09:18 - mes délires informatiques - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2008

avec le jour (5)

Me voici de retour du travail...
Journée éprouvante, mais finalement, je me suis bien amusée...
Cette après midi, deux "controleurs des travaux finis" (je ne connais pas leur role exact dans la boite) sont venus faire le tour de l'atelier, et critiquer tout ce qu'ils voyaient.
Ok, avant de pouvoir dire "cette boite est bien gérée", il faudra souquer ferme. Mais là, c'était limite ridicule. Notre "sous-patron" ressemblait à un écolier puni, écoutant le proviseur lui passer un savon.
Naturellement, ils me sont tombés sur le rable.
Question: que faites vous?
Réponse: j'emballe. (des pièces dans un carton)
Eux: nous essayons de réorganiser l'atelier, il y a un espace pour emballer les pièces, çà ne se fait pas dans la zone de production.
Et qui me dit que ces pièces ont été controlées?
Moi: ce papier là, visé par notre chef controleur.
Et moi, qui rêvait de rajouter: mais j'emballe qui je veux, où je veux, et quand je veux, noméo!
Ils n'auraient pas apprécié. Surtout qu'avec leurs têtes, ils n'emballent plus rien depuis longtemps...
Tu parles.. un espace pour emballer!
Bientôt, pour aller chercher un seau d'eau il faudra installer un système de poulies, car nous n'arrivons plus à nous frayer un chemin vers le robinet!
De toute façon, je faisais ce que l'on m'avait dit de faire, point barre.

D'ailleurs, depuis 10 jours je fais la même pièce. C'est... hyper bon pour mon mental. çà vous permet de vous tester: vous êtes fragile, faible, vous craquez!
Moi, je visse, je dévisse, je tourne, je souffle, je controle, je recommence...
A 20h20, quand l'équipe de nuit est arrivé, les chefs avaient enfin quitté la boite. Pour faire rire mes remplaçants, j'avais collé sur mon sein gauche (enfin, sur mon bleu de travail hein!!) une etiquette indiquant deux noms: celui de ma boite, rayé de rouge, et au dessous le nom du client pour lequel je tourne depuis 10 jours.
Hilarité générale...
Blème: le "sous-patron" n'était pas encore parti... Il a vu le papier. J'ai assumé, et éclaté de rire en prétendant; je motive les troupes de nuit comme je peux!

Ce soir, je publie quelques photos, toujours prises dimanche matin.
Ecluse de Rieux, Saint Martin sur Oust.
Rieux est un hameau inondé dès que l'Oust se fait baladeuse. En passant sur l'écluse (roooooo, c'est interdit!) on se retrouve au milieu de l'Oust.

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Ce jour là, la rivière était très très sage. Mais à cet endroit, le canal se sépare en deux, et au milieu de l'eau la rivière bouillonne.

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Tournant le dos à Rieux, je regarde les cormorans en haut du grand arbre mort.

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(photo zoom x15)

L'eau n'a pas complètement déserté les patures

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Je m'avance vers le coeur de la rivière...

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Et quand l'homme ne peut pas avancer plus loin, à moins de savoir marcher sur l'eau, il lui reste son zoom

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Tenter de figer l'eau en fête... :-)
Je crois que je retournerai là bas. M'assoir, et regarder. Immobile, et en silence.
Jusqu'à ce qu'une voix grognon me dise: "savez pas que c'est interdit de traverser l'écluse"?
Oui, c'est interdit...
L'Oust, elle ne se gêne pas de passer d'un côté, ou de l'autre (à cet endroit la rivière est séparée en deux par une bande de terre, l'écluse n'est pas sur toute la totalité de la rivière).
Et moi, minuscule goutte d'eau, quand je serai grande, je voudrais être rivière?
Les hommes les ont canalisées.
Alors je reste sur la berge, et je murmure à l'oreille des rivières...


Posté par Laouenanig à 21:52 - Breizh - Argoat: Mon pays - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Avec le jour (4)

Suite de la balade de dimanche...
Certains pensent: le canal, c'est monotone.
Oui, c'est souvent vrai. Surtout si vous faites du footing dessus!
Il m'est quasiment impossible de courir le long du canal, je n'aime pas les platitudes, les lignes droites sans fin.
Mais le canal réserve toujours des surprises.
La brume le matin, ou le soir, un canard, un cormoran qui plonge, l'éclair bleu métal d'un martin pecheur.
Ou parfois, l'émotion, née d'un simple alignement d'arbres.
Bon, pour tout vous dire, je n'aime pas les alignements d'arbres! çà, vous devez le comprendre aisément! Laouen étant Laouen, c'était logique.

La nature n'aime pas l'ordre établi. La forêt, la vraie, est un joyeux désordre. Ce qui pousse à un endroit précis y pousse par hasard, une graine emportée par le vent, par un oiseau, tombée de l'arbre d'à côté. Par hasard, mais aussi parce que cette graine a trouvé là un sol favorable, des conditions qui lui ont permis de pousser.
Les hommes aiment l'ordre, et pourtant... Dans leurs têtes, c'est souvent le bordel non?

Les hommes aiment planter des sapins bien alignés. Normal dans une exploitation forestière. Moins normal dans les jardins!

J'avais un joli jardin, naturel, de style "fouillis à peine dompté". Mais quel travail! Y poussaient des plantes qui allaient bien les unes avec les autres. Y poussaient parfois des surprises. Je les laissais... J'avais l'habitude de dire que les fleurs se ressemaient pile poil où il le fallait.
Et je me désespérais devant des tonnes de jardins trop léchés, tirés au cordeau, avec encore et toujours les mêmes arbustes, les mêmes fleurs..
Le cauchemar du paysagiste! Enfin, le vrai paysagiste! Celui qui aime les plantes, et qui a des idées. Car sous l'appelation paysagiste on trouve de plus en plus de simples "tondeurs de pelouses", pour qui un jardin "de monsieur tout le monde" est une aubaine: pas à réfléchir, juste à raser.

Revenons au canal. Sur la droite, le long du chemin de halage, une désespérante allée d'arbres. Plantés au centimètre près. A cet endroit le canal prend son virage, et l'allée d'arbres semble le clore. Barreaux de prison, à travers lesquels seule la lumière se faufile.

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En avançant, et en zoomant un peu, l'effet est encore plus fort

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Mais il y a ce virage, justement. Et dans sa courbe je découvre l'ouverture. Vous avez déjà vu une des photos dimanche soir, en voici d'autres:

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Curieusement, je n'ai pas réussi, trop "dans l'instant", à saisir la bonne perspective. Il manque toujours "un coin de quelque chose" :-)
C'est maintenant, en regardant mes photos, que je me dis: "mais il fallait décaler un peu par ici, ou par là".
Ce matin là, je marchais sur un tapis de brume et de lumière, les yeux à la fois loin devant, et partout autour. Je n'ai vu que l'instant, pas la manière dont il fallait l'immortaliser.
Wahhhhhhhhhh
Scusez moi! C'est cette expression "immortaliser l'instant", elle m'a toujours fait hurler de rire!
Pffff... Les hommes ne doutent de rien... ;-)

Arrivée au coeur du virage, tout près des grands arbres qui cherchent désespérément un peu d'espace pour s'étaler en grimpant très haut vers le ciel, j'ai fait une autre photo, que maintenant je trouve curieuse.
Elle fera sourire JT :-)
Ce qu'il y avait à "voir", à cet endroit, c'était le canal, le halage, et l'ombre des arbres, semblant creuser des fossés parallèles sur l'herbe du chemin.
çà donnait une photo magnifique, un contraste saisissant entre le canal, les troncs, et les ombres couchées.
Et bien non!
Arrivée près des troncs, mon regard a totalement oublié la symétrie, n'a rien vu des ombres à terre.
Entre deux troncs, plus loin, dans un champ, la silhouette de deux arbres isolés, en pleine lumière. Deux arbres qui me semblaient "libres". Libres de pousser vers le haut, mais aussi en épaisseur. Pas de cordeau, pas de calcul mathématique.
Je n'ai vu que ces deux arbres là, qui étaient "inphotographiables", car totalement inondés de lumière. Allez donc réussir à contraster une telle photo prise à l'ombre d'un tronc d'arbre bien noir...

Mais ces arbres là, et peut être le fait qu'ils soient "deux", m'ont parlé.
Et tant pis pour la belle photo que j'ai raté...
C'est çà la beauté de l'instant: il est unique, il n'appartient qu'à une personne. Deux personnes le vivent, mais chacune en aura peut être une vision différente.
Mais parfois, il se partage "un peu plus loin". S'ouvre alors une autre dimension...
Et quand j'écris çà je revois encore et toujours le même instant... La route qui grimpait encore un peu, les traces de l'ouragan, les prés, la forêt au loin, le silence, le bruit léger des roues, le milan noir sur la droite, immobile, qui nous regardait passer, qui n'avait même pas décollé... Tiens! Je crois que cet instant avait été un partage à trois finalement...

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29 janvier 2008

avec le jour... (3)

Avant de quitter le nid, deux photos banales.
J'ai gardé les plus lumineuses pour la fin :-) A voir, ce soir, demain, bientôt.

Celle d'hier soir, avec un peu de recul:

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Je n'ai absolument pas vu ce que je photographiais, totalement aveuglée par le soleil.
J'aime les surprises...

Et une autre, qui ne représente absolument rien, sinon la brume légère qui flottait sur le canal.

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Sans retouches, comme vous pouvez vous en rendre compte:
Un photographe digne de ce nom, même amateur, aurait en un clic effacé les deux papiers accrochés à la berge, apportés là par la crue certainement. Ils dérangent, ils accrochent l'oeil.
Mais Laouen n'est pas photographe.
Et Laouen ne clone pas même si elle sait le faire, Laouen ne travestit pas la vérité.
Laouen l'aime crue, la vérité, en pleine lumière.
L'ombre, la lumière, et la brume, telle un silence entre les lignes...

Posté par Laouenanig à 09:35 - Breizh - Argoat: Mon pays - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jolie fleur...

Petit jeu du matin: qu'est ce que le dessin, ci dessous?

Quand vous aurez tous donné votre langue au chat, (les miens attendent la bouffe:-)) je vous donnerai le lien menant vers le site qui propose ce genre de dessin.
Lien, naturellement, trouvé totalement au hasard de mes lectures...
Euh?
Ok, je viens de percer mon LCD, mon nez s'allonge.

Mais surtout, ne comptez pas sur moi pour vous expliquer ce que çà représente EXACTEMENT.
çà me dépasse totalement, et je n'ai personne sous la main (voire même les deux) pour me l'expliquer

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28 janvier 2008

avec le jour... (2)

Nous venons à peine de terminer le repas. Quand on rentre du travail à 21h, et que l'on fête son annif, c'est logique.
Belle journée...
Le givre ce matin, le soleil tardif mais bien réel...
Et mon éclat de rire, dans une cour de garage, quand le garagiste a sorti sa tête du capot de ma voiture et m'a dit de quoi elle souffrait.
J'aurais fait une bonne mécano, j'avais pensé à çà immédiatement, n'osant pas en parler de peur de passer pour une idiote.
Depuis 10 jours, et çà empirait, je me trainais, debout sur l'accélérateur. Moins de 40km/h dans les côtes, 60 en léger faux plat, et 90 maxi sur le plat si j'avais minimum 2km pour me lancer, c'était angoissant!
La panne pouvait aller du simple filtre à gasoil bouché, aux injecteurs à refaire, à l'embrayage à changer, jusqu'au joint de culasse pété.
Mais le ciel avait décidé d'être sympa le jour de mon annif.
Ma bagnole n'avait absolument rien du tout: le cable d'accélérateur était grippé à mort!
Cause: les pluies, si rares, en Bretagne. Les 4 jours de neige en Allemagne pour le nouvel an, et le sel répandu à cause de la neige.

Quand je suis ressortie du garage, j'ai appuyé légèrement sur l'accélérateur, et je me suis retrouvée collée au siège.
Quand j'ai acheté cette bagnole, en juin je crois, elle ne marchait pas aussi bien.
J'ai acheté une 106 poussive, j'ai récupéré une Ferrari ce matin!

Bon, finalement, c'est presque dommage: moi qui pour mes 41 ans m'était commandé une Audi Allroad toute neuve!
Faut que j'annule!
Oui, c'est un cacatre, et alors?
çà ne ressemble pas du tout à un cacatre, çà ne bouffe pas 50 litres d'essence, çà ne prend pas plus de place qu'une bagnole normale, et un jour je m'en payerai une (à l'échelle 1/16eme en maquette, pour commencer).
Ou alors, dans 10ans, une Audi de 300000km, avec mon salaire d'ouvrière, çà devrait le faire... :-))
Pis, quand je vivrai en Allemagne, ou en Suisse, ou au Liechtenstein, ou dans les Vosges, ou dans le Jura, ou etc, hein, un cacatre, ce sera pas du luxe! Là bas c'est utile.
Et ici, sur les routes bretonnes bien dégueux, pleines de lisier, de bouillasse, de fumier, ma 106 parfois, elle menace d'aller au tas!

Bref, passons...

Belle journée, vraiment!
Café chez Mélu, 8h à l'atelier, 8h de boulot bien répétitif, mais bon, je n'échangerais pas ma place contre celle du gars qui fait des vidanges chez Feupasrouge pendant 8h. Même si je bosse en 2/8!

Ce soir, pas le temps de vous pondre un petit texte sympa.
Je vais simplement vous éclairer votre coin de ciel nocturne avec la lumière du Canal...

Saint Congard, Morbihan

Et dire qu'il y a 10 jours, le chemin de halage disparaissait sous l'eau, dire que l'Oust faisait 200 mètres de large, s'étalait entre la route de Saint Martin, à fleur de bitume, et passait sur celle de Saint Gravé!
Sage, très sage, l'Oust, ce dimanche matin.
Rien que ce nom, l'Oust, est une invitation à faire "la rivière buissonnière". L'Oust coule où elle veut, quand elle veut...
Les hommes l'ont oublié, enfin, certains.
La rivière ne déborde pas, elle vit.
Finalement, c'est peut être quand elle déborde, que l'on peut dire qu'elle regagne son lit?
Cornus, pas taper :-))

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La dernière est une photo fortement zoomée, de l'autre rive du canal, prise face au soleil, au hasard, guidée par la lumière qui se baignait dans l'eau. Zoom optique (x10) + zoom numérique à bloc, ce qui donne du x15. Quasiment pas de flou, du moins, le flou est causé par la luminosité particulière. Cet appareil et son optique Leica sont vraiment sympas. J'ai pris plus loin des cormorans en haut d'un grand arbre mort, à zoom x15, sans flou.
Elle pourra sembler ratée à certains.
Moi, elle m'a touchée.
Et elle a aussi touché ma fille, qui a regardé les photos défiler, et qui a tiqué sur celle ci. Va comprendre...
L'émotion ne se commande pas.
On dirait que la branche du vieil arbre penché, encore recouverte d'herbes apportées par la crue, vient caresser la tache lumineuse.

Bon.. L'Oust fait ce qu'elle veut, occupe le lit qui est le sien, et sur la largeur qu'elle désire.
Et moi, je file dans le mien!
Belle nuit à vous tous...

Posté par Laouenanig à 22:35 - Breizh - Argoat: Mon pays - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

the cloths of heaven...

Aujourd’hui je n’ai pas forcément envie de souhaiter un bon anniversaire à l’Empereur de tous les Français.
Certainement parce que j’ai du mal à me sentir concernée par ce “tous”.

De toute façon, miss Carrela (la salle de bain jusqu’au plafond) se chargera de lui faire une belle surprise. Je n’ai même pas tenté de regarder la page “news” de mon Netvibes.
Apprendre les potins pipole de “notre” président ne m'intéresse pas. Je préfère de loin contempler la couleur laiteuse du ciel embrouillardé, le givre qui semble bleu, et même, gourmande, en croquer un brin (de givre, pas de ciel. quoi que...)

Ce matin je me contente, comme je crois déjà l’avoir fait sur ce blog l’année dernière (tant pis pour la repasse), de regarder qui a eu l’audace de naître le même jour que Sarko the First.

Colette

Auguste Piccard, physicien, qui a inspiré Hergé pour son professeur iMac G4 (euh? pardon!! Tournesol)

Arthur Rubinstein. Roooo... quel honneur...

Jean Louis Murat. Jean Louis, si dans ton Auvergne lointaine, tu lis ce message, sache que, même si tu n’es pas blond à forte poitrine, tu m'intéresse.. (quel regard, mais quel regard, j’en bave)

Richard Anconina. Avec qui j’ai eu le plaisir, dans ma lointaine jeunesse, de partager un bout de zinc (un comptoir de bar, pas une pièce de ferraille!). Ex animateur dans le centre de vacances où je vacançais, il était revenu prendre des nouvelles du pays. Nos coudes se touchaient, mais je n’ai pas osé lui adresser la parole.

Suivent ensuite une chiée d’athlètes de tout poil. Oups, j’ai dit un gros mot! Je lis trop de San Antonio, même pas désolée! San A, si de là haut tu me lis: JE T’AIME.
Où en étais je? aux corps musclés des athlètes. Tim Montgomery, par exemple.

Le dernier pipole a avoir vu le jour un 28 janvier est un certain NG Carter (et non pas National Geographic), du groupe de boys bandent, Backstreet Boys. J’en suis toute émue... :-))
Ces bellâtres avaient pondu, il y a quelques années, une chanson qui tue, du genre slow à chialer sur l’épaule du boutonneux qui vous a invité à danser, dont les paroles dignes d’une tragédie grecque étaient :

Empty spaces fill me up with holes
Distant faces with no place left to go
Without you within me I can't find no rest
Where I’m going is anybody’s guess

I tried to go on like I never knew you
I’m awake but my world is half asleep
I pray for this heart to be unbroken
But without you all I’m going to be is incomplete

Voices tell me I should carry on
But I am swimming in an ocean all alone
Baby, my baby
It’s written on your face
You still wonder if we made a big mistake

I tried to go on like I never knew you
I’m awake but my world is half asleep
I pray for this heart to be unbroken
But without you all I’m going to be is incomplete

I don’t mean to drag it on, but I can’t seem to let you go
I don’t wanna make you face this world alone
I wanna let you go (alone)

I tried to go on like I never knew you
I’m awake but my world is half asleep
I pray for this heart to be unbroken
But without you all I’m going to be is incomplete

Incomplete

Avouez que c’est “great” non? J’en aurais bien fait un hymne perso. Sauf que le monsieur des “ruesdederrièregarçons” emploie un temps de conjugaison qui lui laisse entrevoir encore un ti’ espoir. Il prie, il jure qu’il ne veut pas qu’elle parte. Quand il/elle vous a déjà rayé de la carte de son monde, la seule phrase de la chanson qui vous colle à la peau, c’est la dernière.
But without you all I’m going to be is incomplete.

Après la liste des “I was born on january 28th” voici la liste de ceux qui nous ont quitté aujourd’hui, et y a du lourd!

Charlemagne himself!

Henry VIII, king of England

W.B. Yeats pouète irlandais, prix nobel de littérature.

Et comme l’année dernière, mon coeur se serre à lire la liste qui suit. Je me revois encore devant ma télé, 19 ans tous frais, les yeux émerveillés... Un trait vers le ciel, quelques secondes, et boum. Challenger 10 n’était plus.

Je dédie le givre du matin, tout illuminé de bleu, à Sharon Christa Corrigan McAuliffe, Francis Richard Scobee, Judith Arlene Resnik, Michael John Smith, Gregory Jarvis, Ronald Mc Nair, et Ellison Onizuka.

Pour terminer ce post, je citerai une phrase lue hier chez un de mes lecteurs, François Paradis, là bas, loin dans la Forêt Vosgienne:
“Parce qu’il n’y a que les morts qui sachent bien ce qu’est la vie”...

çà n’a rien de pessimiste, en ce beau jour de Janvier. La preuve, je suis en vie, et je peux dire, non que je “sais” (je sais qu’on ne sait jamais :-)) mais que je VIS.
Intensément.
J’enfile une à une les perles d’instant sur le fil de la vie, collier de lumière. Et je le répète: le bonheur, est dans ces perles, mais aussi, et surtout dans l’acceptation et l’amour de l’espace entre les perles. Sinon les perles n’auront aucun éclat.

Alors, au lieu d’aller, pour illustrer ce post, chercher un discours du vivant Sarko the First, je termine ce message par ces vers du grand Yeats.

(et je fais un procès à mes parents pour m’avoir pondu un 28 janvier. :-)))

He wishes for the cloths of heaven

Had I the heaven's embroidered cloths,
Enwrought wtih golden and silver light,
the blue and the dim and the dark cloths
Of night and light and of the half-light

I would spread the cloths under your feet:
But I being poor, have only my dreams;
I have spread my dreams under your feet;
Tread softly because you tread on my dreams.

Tain... sur le même post, oser taper du Yeats à la suite d'une "chanson" des Baque strite boys, c'est chié... :-))

Posté par Laouenanig à 09:07 - pensée du jour - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 janvier 2008

Avec le jour (je n'aime pas le terme "contre jour", faut pas lutter contre le jour :-) (1)

Matin glacé.
J'ai très peu dormi cette nuit. Comme la nuit dernière. Comme celle d'avant...
Certainement parce que les fantômes du passé reviennent me voir chaque nuit. Je n'ai même pas besoin de fermer les yeux.
Non, pas les fantômes...
Un fantôme est une silhouette que l'on ne peut nommer.
Le miroir m'a trouvée fatiguée, les yeux brillants.
Le matin m'invitait à la marche. J'ai fermé la porte et je suis partie.

Je n'ai toujours pas vu les photos, mon écran est en mode bug intégral, et çà me fend le coeur. Il est si beau, quand il récupère ses couleurs... Si je savais comment le réparer je le ferais. Actuellement, la dominante est un rouge fadasse.
Il y en a de fantastiques. Non pas par la qualité des photos, mais par la perspective. L'ouverture. La courbe d'une rive.
Et l'eau. L'eau furieuse, du côté de Rieux. Des gros plans qui me donnaient soif. L'eau en mouvement, c'est fascinant. On pourrait prendre 2000 photos, on aurait 2000 photos différentes.

Je suis partie vers la forêt, comme toujours, en fille des bois, mais ce matin les chasseurs avaient décidé de quadriller la pinède. Rares seront les chevreuils qui survivront.
Alors j'ai obliqué, suis sortie du sentier, coupé à travers bois vers le Canal.
Amusant... Quelques heures de marche, et combien de communes traversées?
Saint Martin sur Oust, Ruffiac, Saint Laurent sur Oust, Saint Congard, re-Saint Martin, re-Saint Congard, re-Saint Martin. Point culminant de la commune: mon nid. :-)
Qu'est ce qu'une limite de commune?
Il y a la forêt, le givre, la brume, le ciel qui ne connait aucune limite.

Ce matin, le Canal était couvert d'une brume très légère.
Sur le pont de Saint Congard, j'ai hésité.
Et comme toujours je suis partie face au soleil.
Il fut un temps où je me posais cette question là:
Marcher face au soleil, n'est ce pas une marque de faiblesse?
Une révélation inconsciente d'un besoin vital de lumière, un réconfort, un chemin à suivre?
Désormais, je marche aussi de nuit. Sans lumière. Juste une frontale, au cas où, que je n'allume que dans les passages perilleux, et encore, quand la lune n'est pas pleine.
La nuit ne me fait plus peur, pas après tout ce que j'ai vécu.
Et si je marche toujours vers le soleil, c'est parce j'aime sa caresse.
Et à marcher ainsi naissent d'autres rides autour de mes yeux...

Des rides de lumière.

Une photo parmi tant d'autres.
Je ne devrais pas vous montrer celle ci maintenant, car la beauté du lieu réside dans le chemin parcouru jusque là.
La lignée d'arbres, le virage léger, et soudain: l'ouverture.
Je vous emmenerai sur le canal demain, j'ai déjà assez écrit aujourd'hui!

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Posté par Laouenanig à 16:12 - Breizh - Argoat: Mon pays - Commentaires [22] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

stats et plus que çà...

Non, amis lecteurs, je ne vais pas encore me plaindre que mes stats sont en baisses!
Je suis de formation scientifique, j'ai toujours adoré les stats quand j'étais au lycée, puis en fac.
C'est tout! :-)

Je me suis inscrite depuis deux jours sur une site qui propose un service de statistiques que je pensais très pointu, et destiné aux professionnels.
Non, je n'ai ni l'envie ni le temps de vous traquer :-) je suis simplement curieuse.
En effet, ce site propose un service très complet, ils vous est presque possible de savoir si votre visiteur est allé aux toilettes pendant sa lecture...
Hier soir déjà j'ai repéré les premières erreurs.
Déjà, en ce qui me concerne: je suis facilement repérable, puisque ma page de blog reste ouverte toute la journée.
Je suis chez Orange, mais comme tous ceux qui sont dans mon cas, dans mes stats canalblog et sur ce site je suis repérable en tant que "wanadoo".
Chez Canalblog, je suis "à Rennes -adresse ip- abo.wanadoo.fr

Jusque là tout va bien, Rennes étant la plus grande ville proche (75km quand même) de chez moi.
Ils ne vont pas me situer dans mon village même!
Sur cet autre site, c'est un autre son de cloche... Il vous donne, théoriquement, la ville où vous habitez.
J'ai une lectrice qui désire rester anonyme ici, qui habite le village à 2,5km de chez moi.
Je l'ai repérée par hasard, sur ce site, car sur sa ligne il est précisé: Saint Congard!
J'ai halluciné. Saint Congard est un minuscule village. Une mairie, une poste, une église, une boulangerie, des champs, des bois, le Canal de Nantes à Brest. Même pas 1000 habitants. Peut être même pas 500, en fait je n'en sais rien.
Amusée, je me suis recherchée dans mes stats, pensant voir pour moi aussi indiqué Saint Congard, Ruffiac, Saint Laurent sur Oust, ou Saint Martin sur Oust (je vis un peu à la limite des 4:-)) à vous de devinez où.
Mélu, interdit de jouer ;-)

Et bien non!
Sur ce site qui vous permet de repérer la crotte s'échappant en douce de l'appendice nasal de tous vos lecteurs, je suis située à Morlaix!
M'enfiiiiiiiiiin?
Morlaix, jolie ville du Nord Finistère. Et je vis à la frontière Morbihan/Ille et Vilaine/Loire Atlantique!
Morlaix doit être à 200km, et encore, en coupant par la brousse.
Première erreur...

Deuxième erreur:
Canalblog propose un service de stats qui a des défauts, mais qui n'est pas si mal que çà.
Je peux y suivre facilement le chemin parcouru par mes lecteurs sur mon blog: pages lues etc.
Actuellement, période de recession oblige, je tourne à 400 pages lues par jour pour 200 visiteurs en moyenne. C'était le double il y a peu de temps. Normal, je ne vous lis pas régulièrement. Et un blogueur qui ne visite plus ses liens a moins de visites.
Sur ce nouveau site, pour hier, 129 pages et 85 visiteurs.
Mais c'est quoi ce bintz?
Je me dis: Canalblog est optimiste, il te double le compteur!
Mais non. Voulant en avoir le coeur net je fais un rapide tour sur la page canalblog "dernier accès", je repère mes deux derniers visiteurs:
JT, à 6h du mat environ, qui a ouvert 3 pages et est restée 6 min sur le blog.
Sur l'autre site de stats, elle n'est censée avoir lu qu'une seule page, et y être restée 0 secondes.
Va comprendre...

Mais il y a plus étonnant.
3h du mat. Un lecteur inconnu arrive via google sur ce blog. Abo wanadoo, à Nancy. Durée de la visite 6 minutes, pages lues 7.
Et bien ce visiteur qui pourtant ne brouille pas ses traces n'est pas indiqué sur mon nouveau site de stats.

Bref, à vouloir ouèber plus mieux, on finit par perdre la boule.
Au diable les stats, je m'en vais marcher dans le gel. Il fait -5, il fait encore nuit, mais vers l'Est le jour n'est plus une promesse.
Ni le soleil... Je le vois déjà. Au coeur du noir.

Au lecteur de Nancy qui est venu à 3h du mat, et qui certainement jamais ne reviendra:
Vous êtes arrivés sur ce blog en tapant la requête suivante sur Google: "j'en peux plus".
Terrible.
3h du mat, l'heure de l'angoisse pour tous ceux qui sont en dépression. J'ai connu çà. Que l'on puisse chercher un peu d'espoir sur le Net, à cette heure là, me peine.
Madame, monsieur: moi aussi, il y a deux ans, je n'en pouvais plus. J'en suis sortie... Croyez en vous. Apprenez à vous accepter, à vous aimer. Ouvrez les yeux, apprenez à aimer tout ce qui vous entoure. Aimez jusqu'à ce noir qui vous fait peur...
Je ne vais pas résumer là des mois de cheminement personnel.
Vous savez, la seule chose que nous sommes surs de ne pas rater, c'est notre sortie finale.
Alors la vie, ne la laissez pas vous avaler, ne cherchez pas non plus à la bouffer, la vie ce n'est pas une bataille, soyez en paix avec elle et avec vous même: avancez avec elle, main dans la main.
Keep cool, and have fun...

Posté par Laouenanig à 07:57 - mes délires informatiques - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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