26 novembre 2007
Aff, eau lente... (3)
La lumière est un bienfait venu d'ailleurs...
Une ligne dans le commentaire de Jipes, sur mon dernier message.
C'est vrai, la première des photos ressemblait à une colonne de lumière tombant d'une soucoupe volante. J'y avais pensé.
Mais plus sérieusement, la lumière n'est pas un bienfait venu d'ailleurs.
Enfin, si, bien entendu: notre soleil n'est pas franchement tout près. Ni si loin que çà finalement, au vu de l'infinitude de l'univers.
çà existe "infinitude"? ouais!
Tout est question d'altitude, répondais je à un autre comm. Et par altitude je ne veux pas dire "par rapport au niveau de la mer".
L'altitude, c'est aussi à ras le sol, comme au fond de vous.
Et la lumière, ce n'est pas un bienfait venu d'ailleurs.
Vous aurez beau vous trouver face à un spot de 5000 watts, ou à 50cm du soleil (si une combinaison assez résistante existait), vous ne la verriez pas si vous ne vouliez pas la voir.
Là, je parle de la Lumière. Vous savez?
Bon, bref, j'ai trop froid pour me lancer dans un discours ésotérico-spirituello-laouenesque...
Tout est lié. La lumière. La votre. Qui n'est, pour certain, que le reflet de la vraie. Peut être. Certainement.
Et pourtant, je persiste, aveuglée que je suis, à penser que notre lumière nous est propre. Et zut, et crotte, et tant pis si je ne suis pas assez humble... Après tout, ceux qui se proclament humbles ne le sont pas:
"Celui qui se proclame humble fait preuve d'un véritable orgueil.
Car l'humilité dérive en réalité d'une grandeur.
Dès lors que l'on s'attribue cette grandeur, on est orgueilleux en vérité"
Tous les textes spirituels nous demandent de nous rabaisser, jusqu'à parfois nous nier.
Si c'est cela, la vérité, alors laissez moi dans mon mensonge...
Je suis ce que je suis. Dans la forêt, là haut sur la montagne, quand le sang coule de mes doigts coupés, quand je cours, quand je rêve.. parfois.
Quand j'ai mal. Parfois...
Je me fais traiter comme une merde à mon boulot, je me fais traiter comme une merde par certains de mes proches, je me fais traiter comme une merde par les habitants du coin à l'esprit étriqué, et il faudrait que moi même je me merdifie?
J'ai une vie de dingue, une santé qui va de pire en pire, il ne me reste plus que çà: ces instants hors du temps, hors de normes de pas mal de monde, mais intensément à moi, de moi, vers... tout.
Il y a le soleil qui glace parfois. Quand vous vous sentez si seul au milieu de votre désespérance.
Il y a le givre, et le froid intense, que vous ne craignez plus, quand vous vous êtes acceptés.
L'Aff s'offre désormais, sans son couvert végétal qui fait perdre tout repère. La limite entre l'eau et les arbres est floue.
Je n'ai jamais photographié ce coin là.
Ce matin, je cours sur un épais tapis d'herbe gelée, trempée, lumineuse.
Ce matin, la lumière m'offre une rivière d'amour.
Je vais oublier le sentier. Continuer à courir dans les ronces, jusqu'à ce que la végétation me stoppe.
Je sais que la rivière ne s'offre vraiment qu'à ceux qui l'aiment.
Un superbe fayard au feuillage étagé me fait stopper longuement.
En m'avançant encore un peu plus, je vais découvrir un rêve en mouvement...
Photos demain, si j'arrive à les voir!
Quelque chose à dire?
ma préférée...la deuxième
c'est quasiment la meme que la première avec un cadrage plus rapproché..
et ensuite la 6è...
ce petit reste de ruban de brume s'accrochant à la berge...
c'est vraiment trés beau...
et ton appareil qui a pataugé dans l'eau au fond de tes poches est vraiment trés résistant.....et de trés bonne qualité!!!!
bisouxxxx
Hors sujet
Je suis bien sûr que tes deux rayons de soleil t'illumine également une fois rentrée à la maison !
La "Grosse Faillise"
"Un superbe fayard au feuillage étagé me fait stopper longuement."
Tu viens de me révéler le secret de la "Grosse Faillisse" !
La "Grosse Faillise" était le lieu de rendez-vous des garnements du village lorsqu'il partaient en bande "aux triques", c'est à dire couper les plus beaux bois de noisetier ou de fleurzillon pour la fabrication de lances, couteaux, arcs, flèches et autres armes de destruction massive!
Je me suis toujours demandé :pourquoi la "Grosse Faillisse"? Il s'agit effectivement d'un très vieux et très gros hêtre en lisière de forêt et, ne connaissant pas le terme "fayard" pour "hêtre", le mystère aurait perduré sans ton intervention!
Un petit coup d'oeil sur wikipédia me conforte sur l'origine de cette bonne vieille "Grosse Faillise" qui était encore debout il y a 3 ans en bordure d'une forêt meusienne.
Faillisse...
...avec deux S...!
Cela faisait bien longtemps que je ne m'étais égarée par chez toi...on ne rattrape jamais le temps perdu...mais on peut toujours essayer...d'attraper la lumière...moi, j'en suis incapable...mais toi...j'en suis toute rêveuse...merci de nous faire partager ces petits moments d'éternité...à bientôt
Grâce à toi...
...je m'oxygène les yeux, merci Laouen. Aujourd'hui, je ne dirais pas que c'est beau, encore une fois, mais je le penserai juste pour ne pas me répéter, lol.
J'ai hésité a poser la question mais si tu ne préfères pas répondre je comprendrais tt a fait Tu en es ou avec ton contrat ?
Miroir de l'Aff...
Tes photos-miroir 8, 9, 10, 11, 12 sont particulièrement fascinantes...
La communion avec cette eau-là, sous sa couverture de brume et de rêves, nous lave jour après jour de tout le reste...
Bises & bon courage, chère Marie-Morgane Laouenn !
Moi qui redoudait d'aller courir à cause du froid (et qui a d'ailleurs flanché je l'avoue!, j'aspire soudain à tout ce froid revigorant et superbes...
Tes photos sont tout simplement sublimes et celles qui précédent également...
On prend ici une grand respiration vivifiante...
Superbe ! les photos de l'album cimetière de bateaux ;)
Bonne journée.
Anny
Allez-y: lachez vous!
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