15 novembre 2007
in vino, quelle veritas? acétate...
Yeeeeeeeeeeeeeeeeps.......
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiipppppppsssss......
Ce soir, la France se couchera bourrée.
C'est en effet ce soir, que le dernier cru de la chimie moderne viticulture française se verra enfin mis en vente dans nos supermarchés préférés.
Oui! enfin!
Ce soir nous aurons droit à notre cuite à l'acétate d'isoamyle au Beaujolais nouveau!
Comment? J'exagère? Il y a bien du raisin dans le Beaujolais nouveau?
Bien entendu!
Mais aucun raisin n'aura, naturellement, ce bon gout de banane, si caractéristique du beaujolpif fraichement vinifié.
Enfin, si, un petit peu, car la vinification du raisin peut parfois produire de l'acétate d'isoamyle de manière naturelle. Si si...
Profitant de l'aubaine, le beaujolpif fraichement synthétisé embaume la banane.
A poser l'oreille sur le goulot, on entendrait presque : "eh! banane! prépare ton foie, y a C7H4O2 qui arrive!
Aussi appelé ethanoate d'isopentyle, ce charmant composé chimique est le responsable de tous les aromes bananes vendus dans le monde entier: bonbons, yaourts, saloperies diverses, et.. Beaujolais nouveau.
De quoi se la mordre.. (la banane)
Sur ce forum pour étudiants, vous apprendrez comment on peut synthétiser de l'arome banane. C'est simple, et si naturel.
Par exemple, voici un tuyau donné par un prof à des étudiants un peu perdus:
Vous pouvez utiliser une méthode appelé estérification.
Réactif: Isopentanol. acide acétique pur. acide sulfurique concentré.
Matériel: montage de distillations, ampoules à décanter.
Il faut mélanger le tout en utilisant des quantités que je ne connais
pas, en ajoutant l'acide sulfurique goutes à goutes et en chauffant
dans un ballon à fond rond fixé sur le montage de distillation pendant
deux heures. Après ça, on peut procéder à la décantation pour séparer
la substance organique puis la neutraliser, ainsi que distiller le
mélange pour le purifier.
CH3-C-OH + H3C-CH-CH2-CH2-OH <--H2SO4----> CH3-C-O-CH2-CH2-CH-CH3 + H2O
Sympa non?
Avouez que le mot "acide sulfurique" réjouit vos palais!
Sur wiki, on explique la synthèse la plus répandue:
Pour ceusses qui ne sont pas familiers avec les formules développées, il s'agit de "l'addition d'isopentanol et de chlorure d'éthanoyle. Rien que le mot chlorure me met en joie.
Ne vous réjouissez pas en répondant: je ne bois pas de vin, tant mieux!
Sachez que le trichloroéthylène, solvant trop connu, composé chimique absoooooolument sans danger (mortel, mais bon faut bien mourir de quelque chose dirait mon patron quand nous ralons en dégraissant les pièces au trichlo SANS GANTS) est utilisé pour "fabriquer" du sucre blanc, ou de l'huile, je ne sais plus, ou bien les deux j'en ai bien peur. Enfin, "était". J'ai visité une fabrique d'huile d'olive artisanale, et on m'en avait parlé. Peut être la législation a t'elle changé?
Bizarrement, l'acétate d'isoamyle, beaujolai-isé à mort, se retrouve aussi dans la peinture...
Tu bois quoi toi?
Moi, du glycéro "vert champêtre". 29euros le litre chez Bricoducoin, c'est un peu cher, mais çà couvre bien (les cirrhoses).
Sachez que l'acétate d'isoamyle, en version pure, est inflammable.
Après, on s'étonne d'avoir l'estomac qui joue le volcan, renvoyant des coulées acides vers le haut, après avoir bu du mauvais pinard..
M'enfin, le vin lui même, puisque alcoolisé, est inflammable aussi.
Avant de nous transformer en torches, allons donc tous ce soir nous en torcher une bouteille, qui vide, pourra ensuite servir de cocktail molotov, ou d'assomme ivrogne dans les bars louches du coin.
Bref, vous l'avez compris, j'en ai ras le goulot de ces saloperies que l'on ose nous servir sous l'appellation "vin".
AOC? Appellation d'origine chimique?
La solution?
1) Ne plus boire
2) Ne se servir que chez les petits producteurs.
Faut encore connaitre un petit producteur, non maqué avec un chimiste.
Et rassurez vous: le vin n'est pas le seul concerné: TOUT CE QUE VOUS MANGEZ EST CHIMIQUE.
Les petits plaisantins répondront: logique, car tout, même le 100% bio est à la base composé d'un ensemble de molécules chimiques...
Et oui...
Alors à côté des molécules logiquement présentes dans la nourriture, disons bonjour et merci aux chlorures divers, aux acétates, aux E666 (ils méritent tous ce chiffre derrière), à la merde en branche, en poudre, en sirop, en vapeur...
Bientôt, même la merde sera chimique, je vous le promets. D'ailleurs, vous croyez qu'il est naturel le bon lisier de porc que l'on épand partout autour de chez moi?
Avant de recevoir des commentaires des viticulteurs hargneux arrivés ici sur ce blog, je tiens à préciser ceci:
Sachez messieurs, que ma formation universitaire est justement en rapport avec ce que je viens d'écrire (biologie, chimie organique ou pas, phytopathologie..)
Que j'ai travaillé dans le milieu viticole.
Que j'aime le vin. LE VRAI.
Que mes souvenirs m'entrainent loin, très loin vers l'Est... Il y a fort longtemps.
Riquewihr. Alsace. Un des plus beau villages de France, et c'est bien vrai.
C'est la fin des vendanges. Et çà se fête. J'arrive là bas par hasard. Et on me tend un verre d'une boisson dont j'ai oublié le nom exact.
Le vin blanc a commencé à fermenter. Il a encore le gout sucré du jus de raisin, avec un je ne sais quoi d'indéfinissable.. Un semblant de pétillant, la couleur de l'or, le gout du bonheur.
Je me moque bien de savoir si ils ont rajouté de l'assez tate de mes c******* dedans. Etant une fille en plus, je n'en ai pas.
C'est bon. çà se boit sans modération, et çà grise... çà grise...
Ce week end je gouterai l'alchimie chimique de l'année. Comme chaque année.
Faut bien mourir de quelque chose...
Quelque chose à dire?
Une pensée pour les vins Allemands...
Que j'apprecie beaucoup, ont une saveur incomparable, Vins de Moselle, vendanges tardives.
Bon on peu pas dire que je suis Chauvin...
ahhhhhhh les vendanges tardives! quel bonheur! :-)
je ne sais pas si les vins allemands sont aussi frelatés que nos beaujolais, mais bon.. j'ai un faible aussi, surtout quand je les bois là bas!
un peu l'impression de rentrer chez moi
ce que j'apprécie les plus? l'ambiance des vendange... Champagne!!
Tu écris très bien des choses passablement désespérantes. Mais c'est logique d'envisager qu'on consomme dans le monde beaucoup plus de Beaujolais que la région n'en peut produire.
Bonne alchimie, quand même...encore.
Tu as raison, le Beaujolais nouveau (ou autres XXXX nouveaux) n'est tout bonnement pas du vin. Cela fait des années que je me tue à le dire. J'en bois souvent une bouteille tous les ans pour "rire", mais jamais plus d'une fois, tant cela est globalement détestable quand on a, comme moi, une certaine culture du vin. Il y a tellement de choses à découvrir. Je suis d'accord que rien ne vaut d'aller découvrir les vins in situ, mais si on ne peut pas, il y a quand même moyen de faire des découvertes intéressantes y compris dans la grande distribution, même s'il faut avoir un peu de "nez".
Et surtout, il faut boire des VRAIS Beaujolais, et il y a en de pas mal. J'ai peut-être personnellement une préférence pour le Moulin-à-Vent. Mais le Regnié, dernière appellation en date, n'est pas mal du tout.
Le Blanc ah oui quel délice
Un bon Kaefferkopf vendanges tardives grains nobles Hein ca c'est qq chose les amis !
Viendez donc en Alsace mes petits vous allez vous régaler !
moi aussi j'aime bien le "bourru", le vin juste fermenté de deux ou trois jours, encore pétillant.
dans le sud ouest, il y en a du rouge et du blanc. pas encore chaptalisé (c'est le moins grave) ni trop e666-isé.
quant à la bouffe chimique... que dire ?
qu'on meure de trop manger? mais ceux qui mangent du 100 % nature péniblement récolté à la sueur de leur sang ne mangent en général pas assez, et ils en meurent aussi, alors...
Les vins d'Autriche ne sont pas mal aussi.
Les vins de Loire ne doivent pas s'oublier
Pour le beaujolepif, je me suis toujours demandé qui étaient les ânes qui le pissaient.
Il m'a toujours foutu la chiasse. (Désolé...)
Bises
Et dire qu'on l'exporte dans le monde entier. Sont fous ces etrangers !
Et bien mon petit verre de Beaujolais est bien compromis, mais....pas mon verre de vin à chacun de mes repas.
Je pense qu'avec toutes les saletés que je mange depuis si longtemps je serais morte. Vivre est dangereux. Je pense aussi que notre pauvre corps se défend ou s'habitue..
bisous de zibulinette
Hic... hic.... hic , etc ..
Non je blague , mon dernier verre de ce liquide paraît-il incourtournable lorsqu'il est nouveau , date d'au moins 15 ans, ça me fout un bourdon pas possible, moi qui suit d'une nature plutôt "guette" après , oh , pas grand chose. Jamais plus ! Mais en effet Le Regnié,cité plus haut, un peu vieilli , peut donner de bons souvenirs, voire des habitudes !
j'ai un doute, guette?guaite? enfin peu importe l'orthographe pourvu qu'on ne roule pas dans le caniveau !
argh oui, le Regnié...
Et le Saint Amour hein?
pfff... çà fait trop mal quand la bouteille se casse.
ouf, je parlais de vin bien sur..
sympa le très bon Beaujolais, mais j'avoue ma préférence pour les vrais Bourgognes, pas les frelatés.
On peut parfois en dénicher des superbes, même en grandes surfaces, car les gens préférant le Bordeaux délaissent les Bourgognes grands crus, et j'ai eu la chance d'en acheter quelques uns de soldés.
Mais bon... ma first préférence va aux plus septentrionaux des Côtes du Rhone:
Côte Rotie, Condrieu, Chateau Grillet (69 et 42), et un peu plus au sud: Hermitage (26)...
J'ai toujours aussi aimé le Saint Joseph, minuscule appelation qui est devenue à la mode, ce qui me fait douter: ce vignoble ardéchois, coincé entre montagnes et Rhone n'est pas extensible!
Quelle différence avec le non moins bon (quand il est vrai) Croze Hermitage, son voisin de l'autre côté du Rhone! La terre n'est pas la même.
Avant, les ponts étaient rares.. dingue la différence qui existe entre les deux côtés du fleuve, à tous les niveaux.
Pour tous vous dire, je suis née au milieu des vignobles de Chateauneuf du Pape. Et ce sont les énormes galets ramassés dans les vignes, qui, chauffés sur le poele à charbon de la cuisine et roulés dans un linge, réchauffaient nos pieds dans nos lits glacés (pas de chauffage chez mamie où j'ai été élevée).
Le Chateauneuf est aussi trafiqué, le vrai n'ayant rien à voir avec ce que vous pouvez boire en supermarché (enfin, tout dépend du prix).
Pour ceux qui aiment, il faudra que je retrouve le nom d'un petit producteur de Beaumes de Venise, vin assez léger, mais en frontière de l'appellation Gigondas, ce qui donnait un résultat très très intéressant: la force du Gigondas pour le prix d'un Beaumes.
J'ai travaillé, dans le temps, sur l'amélioration de l'appellation Cotes du Lubéron (les viticulteurs avaient tendance à forcer la production à l'époque). Parfois de très bons vins, simples et abordables.
Pisse donc dru!
Ma Claudine a ramené une boutanche de Pisse dru ce soir.
On va se la faire à ta santé!
En buvant je vais essayer de repérer les merdes dont au sujet desquelles tu nous causes mais après deux verres je promets rien!
A la tienne!
Ah je vois que tu connais les Côtes du Rhône. Bien bien... Les Côtes Roties... Et le fabuleux Condrieu et son cépage Viognier qui atteint ici des sommets. Le Vignier venant du Languedoc m'a profondément déçu, mais celui produit sur d'autres coteaux en Ardèche mérite le détour, d'autant qu'il n'atteint pas les prix prohibitif du Condrieu.
Evidemment, les Bourgognes, mais je ne veux jamais comparer avec les Beaujolais, différence de cépage oblige. Pinot noir (dominant ou le plus souvent exclusif) d'un côté et Gamay de l'autre. En tant que Ligéro-bourguignon, je voudrais nuancer : c'est surtout dans les régions sans tradition viticole que l'on a une hégémonie du "Bordeaux", comme c'est le cas en Bretagne (question géographique et historique aussi) ou dans le Nord de la France (bière oblige ??). Et quid des vins de la Loire, pourtant très diversifiés ?
Qui se Douterait qu'au Moyen-Age...Il y avait beaucoup de vignobles....autour de Lille...
Bon la culture de la Biere, "tiens la route" au niveau du Palais, proximité avec la Belgique...Mais ceci est un autre sujet...
J'ai demarré en parlant des vins Allemands, je terminerais par mon "preferé" Francais (abordable)...Le Mercurey....
Vivement qu'on parle du Whisky....(non, je plaisante...quoique quoique Un Islay le Lagavulin..)
Zen13> Je le savais qu'il y en avait, comme il y en avait presque partout en France jusqu'à une époque récente. De là à dire que le nectar produit était bon...
Le Mercurey est bon et relativement abordable, mais il y a aussi de belles affaires à faire par exemple dans le Couchois, entre Couches et Santenay.
Personnellement, je bois rarement de la bière, je ne suis pas amateur.
les vins de Loire je connais mal. en fait on y trouve le pire et le meilleur, du moins en grandes surfaces. si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas!
çà causes oui-ski ici?
j'ai du mal à avaler ce genre d'alcool fort. par contre, je me souviens d'une époque lointaine où je supportais très bien les alcools très forts, mais très "doux" (55degrés) du genre verveine verte du Velay, ou Chartreuse...
Le oui-ski je n'y connais rien. A part les bonnes bouteilles dont de savantes campagnes de pub nous vantent les mérites...
Le Lagavulin en fait partie.
Mais bon.. et le Talisker alors hein? le seul oui-ski de Skye?
Et le Dalwhinnie? je me souviens d'une vieille pub montrant une minuscule maison au pied d'une "montagne" qui semblait écrasante...
je suppose qu'en oui-ski aussi, les petites productions doivent être divines, et être introuvables chez nous.
je rêve d'aller en Ecosse depuis.. au moins 50ans (j'en ai bientôt 41) :-))
Mon reve d'Ecosse, me poursuis toujours...Dans les "oui-ski"...Les Islay categoriquement...Le gout de la Tourbe, l'odeur de la Tourbe...La couleur de la Tourbe ....(Pourquoi pas..)
le Talisker a le gout le plus puissant: c'est le seul oui-ski à vieillir dans des tonneaux lavés par la pluie, toute l'année, sur Skye.
la tourbe.. rien que d'y penser j'en frissonne!
les feux de tourbe, en Irlande, été comme hiver, et cette route.. je la vois de plus en plus souvent, sans fermer les yeux.
il y avait de la tourbe en pagaille, des deux côtés. Un lac à droite, et des plantes carnivores poussaient dans la tourbe.
Des ruines, des maisons depuis longtemps abandonnées:
il est des endroits où l'homme a voulu vivre.
C'est la nature qui a gagné, c'était trop dur pour eux.
C'est endroit m'a frappé si fort que je suis tombée à genoux dans la tourbe.
maintenant je voudrais y retourner, lentement, l'apprendre, et l'aimer
Bien sûr que j'ai des tuyaux, Laouen, mais ils ne se trouvent pas en grandes surfaces pour la plupart.
Moi j'ai été un pt'it peu chimiste aussi...mais dans la Lessive....Bof! inexploitable....
Allez-y: lachez vous!
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=32800&pid=6899245
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :






































































