10 novembre 2007
Ya Ya à l'usine (2)
Voilà longtemps que je ne vous avais pas parlé de mon copain Ya Ya, tourneur de petits pois à l'usine, sur Century56 planète lointaine.
Vous savez? (lire ici pour ceux qui débarquent, et un peu partout dans le blog fin septembre)
Celui qui partage un atelier sale et exigu avec une bande d'esclaves, sous les ordres de Dieu himself, Dieu qui débarque à l'usine à 3h de l'aprem, l'air pas réveillé, et qui ose par contre demander à ses ouvriers de venir bosser le samedi...
Je ne vous en parlais plus, certainement parce que j'étais trop dépitée.
Tout va mal à l'usine, et Ya Ya en a gros sur la patate.
Tellement gros sur la patate, qu'il ne sait pas par où commencer le récit. euh.. que je ne sais pas par où commencer son récit, pardon.
Celui que tous les lecteurs fidèles connaissent sous le non de çàpeutpluscontinuercomçà a juré d'avoir la peau de Ya Ya. Et il l'aura, tout est question de temps.
Chaque jour il va se plaindre au patron. Le tour est déréglé, les pièces que Ya Ya a faites ne sont pas bonnes, etc.
Ya Ya, docile au début, commence à se dresser sur ses griffes, et à retrousser ses babines, les crocs acérés. Marre de passer pour un con.
Il sait très bien jouer au con, et sourire bêtement, mais y a des limites.
Par exemple, il sait comment modifier un réglage, quand l'outil est usé et que la pièce ne sort plus bonne. Mais il fait "celui qui ne sait pas", sinon çàpeutpluscontinuercomçà irait dire qu'il touche à tout, et qu'il plante les machines.
Le collègue de ce conn*ard fini est presque aussi con que lui. Aigri, malgré son jeune âge, il parle à Ya Ya comme si c'était une bouse fraiche recouverte de mouches.
La nuit l'usine est livrée aux mythos. Ils se prennent pour la réincarnation de Dieu, et saoulent l''atelier tout entier quand ils débarquent le soir, voire même l'aprem, pour se plaindre devant le patron.
Les têtes pensantes de l'usine courent partout, réfléchissent beaucoup, mais pas dans le bon sens.
Résultat: Ya Ya se voit tourner des pièces qui doivent être livrées en décembre, et ne pas tourner des pièces qui auraient du l'être il y a deux mois. La logique...
Yes Yes le régleur a la tête dans la machine depuis une heure, il termine son réglage, quand soudain le bras droit de Dieu lui dit: "mais pourquoi tu as réglé çà? fallait faire cette pièce là avant!!"
Yes Yes n'a même plus la force de répondre: mais c'est "Si Si qui m'a dit de le faire, faudrait savoir"!
Et c'est ainsi tous les jours...
Parfois, pour régler ses tours, Yes Yes doit fouiller les poubelles. Non, vous ne rêvez pas! Il fouille les poubelles!
Il n'y a plus un seul outil utilisable dans cette pu*tain de boite. Les "plaquettes" (sortes de lames tranchantes fixées au bout des outils) manquent. Certaines sont en commande, d'autres non, car Dieu a dit: le budget a été dépassé, on n'achète plus rien.
Alors, au lieu de laisser les machines en plan, et de jouer à la belote, Yes Yes et les autres font les poubelles, meulent, soudent, bricolent, tentent de redonner vie (illusion de courte durée) à des outils HS jetés à la poubelle.
Avec une loupe, nous tournons et retournons les plaquettes, tentant d'en dénicher des moins usées que d'autres.
Trop facile.. Dieu est habitué à voir ses esclaves se débrouiller, bidouiller, et tirer sur les machines de manière intensive, au bord de la rupture, pour satisfaire ses ordres...
Alors, il pousse encore plus loin.
A l'usine, il n'y a aucune organisation. Tous les ouvriers sont consternés, mais font ce qu'on leur dit de faire.
Parfois, par exemple, un esclave passe 1/4h à chercher un pied à coulisse, ou alors ce put*ain de taraud de 3/4gaz borgne qui a disparu depuis 8jours et qu'il faut absolument retrouver...
Pendant ce temps: pas de production.
Ya Ya ne parle pas des conditions de travail, qui sont parfois abominables, et loin des limites de la légalité. Le taux d'huile dans les machines par exemple. 10minutes de travail, et l'esclave se sent pris de violentes migraines, a mal à la gorge, semble en pleine crise d'asthme.
Que faire? L'esclave, si il veut tenter de sauver ses poumons (de manière provisoire) va chercher un masque anti poussières, comme si c'était efficace contre un brouillard d'hydrocarbures!!
Et encore, l'esclave ne se plaint pas: c'est la première fois dans l'usine que l'on trouve des masques à poussières, tout simplement parce que les ouvriers ont hurlé pendant une semaine, en respirant un brouillard de suie huileuse, en coupant de l'acier à la scie. Dieu a enfin commandé une boite de masques, mais trop tard pour ceux qui doivent avoir les alvéoles noires de saletés, désormais.
Ya Ya a passé 3 jours le masque collé au visage, étouffant, suant, devant le tour qui dispersait loin dans ses bronches son brouillard toxique. Il ne pense plus à ses mains qui baignent dedans, à l'action du produit sur son organisme, pénétrant par ses pores.
Il a tenté les gants de type jetables, mais les pièces les transpercent après 5 minutes.
Rien ne va plus à l'usine. Les esclaves bossent de plus en plus, il y a de plus en plus de travail, mais aucune organisation.
Alors on assiste tous les jours à des spectacles d'une absurdité rare:
Pendant que quelques esclaves débordés n'arrivent même plus à respirer, d'autres errent dans l'usine, ne sachant pas quoi faire, car aucun sous chef n'est capable de leur donner un travail urgent à accomplir.
Et chaque vendredi, le bras droit de Dieu fait le tour de l'usine, et pleure: nous avons du retard, tu viens bosser samedi?
Et là, les bras de Ya Ya tombent: toute la semaine, certains ont tourné en rond, sans travail, et on leur demande de venir le samedi!
Mais si durant les 5 jours ouvrables tout le monde travaillait avec logique, et suivant un plan, travailler le samedi serait inutile!
çà a marché une semaine, deux semaines.. Hier aprem, le bras droit de Dieu s'est approché d'un esclave et a posé sa question.
Les 2 tours tournaient, les 2 centres d'usinage aussi. Pourtant tous les esclaves ont entendu le cri de l'esclave qui répondait.
IL N' EST PAS QUESTION QUE JE VIENNE BOSSER SAMEDI!
Un vent de rébellion commence à souffler dans l'usine...
Et ce n'est pas tout...
Yes Yes, le régleur, par exemple, n'avait pas eu sa paye complète en septembre. La paye de septembre est payée par chèque le 10 octobre, bien entendu, ce qui la fait réellement dans les poches des ouvriers le 12.
Il comptait être régularisé le 10 novembre, avec la paye d'octobre.
Mais SantoSarko, président de Century56 a changé les lois. Désormais, et c'est très bien, les heures sup sont payées un peu plus.
Dieu avait donc besoin d'un logiciel spécial pour calculer la nouvelle paye, car ses ouvriers bossent 39h au lieu des 35, soit 4h sup par semaine.
Ya Ya précise, que ceux qui font plus de 39h sont payés 39h...
Yes Yes par exemple, a travaillé jeudi, de 8h du mat à 8h15 du soir! 12h15 de travail, mais payé 8h. Merci qui? Merci Dieu. Une pause de 1h au milieu. Illégal? Dites le à Dieu!
Dieu a commandé le logiciel la veille de faire les payes, ce qu'il fait qu'il n'était pas opérationnel le jour des payes.
Il a donc généreusement versé un... acompte à ses esclaves.
Yes Yes n'a pas eu son salaire complet, ni sa régularisation de septembre, ni son samedi travaillé de payés. Il était hors de lui, et est parti en claquant la porte.
Ya Ya a regardé son chèque, effaré, puis révolté.
Le mois dernier, il avait touché une certaine somme: le SMIC correspondant à 2 semaines de 39heures.
Ce mois ci, il a travaillé 4 semaines et demi, il s'attendait donc à un peu plus du double.
Et bien non: il lui manque 300 euros!
Vous pensez que la différence sera payée la semaine prochaine? Que nenni! Il faudra attendre le 10 décembre, et la paye de novembre.
Mais va arriver à faire le tri! Parce dans le genre "j't'embrouille", Dieu est très fort..
Bref, en résumé, les esclaves vont se faire bai*ser, et grandement. Y a pas d'autre mot.
Que faire? Tous se barrer? Faire grève?
Il faudrait.
Tout le monde grogne, et personne ne fait rien. Alors Ya Ya qui est en CDD jusqu'à fin novembre ferme sa gueule... Il serait le seul à protester.
Vendredi matin Dieu lui a envoyé un message sur la pointeuse: Ya Ya n'a pas pointé entre 15h56 et 18h23.
Parce que dans cette usine, on pointe quand on arrive, quand on part, mais aussi dès que l'on change d'activité. On peut passer devant la pointeuse 20 fois par jour parfois.
Entre 15h56 et 18h23, Yes Yes avait les 2 tours à régler. Ya Ya ne pouvait donc pas travailler. Alors il a nettoyé l'atelier, vidé les tours des copeaux de fonte, s'est détruit le dos en le faisant, a vidé la benne pleine d'inox, s'est retué le dos en le faisant, a vidé les brouettes de copeaux, s'est définitivement niqué le dos, etc...
Ya Ya a tenté d'expliquer çà à Dieu, poliment, sans lui dire: "et vous, vous faites quoi tous les jours avant de venir à l'usine, faire une apparition éclair, et oser dire qu'on devrait travailler plus vite, plus longtemps?"
Plus rien ne va dans cette putain d'annexe de Word Company... Ya Ya rigole, lance des vannes discrètes (il est interdit de se parler!!), est "à peine ironique"...
Pendant la pause de Yes Yes, une pièce du tour (du genre récupérée à la poubelle) a laché, il ne pouvait plus bosser.
Alors il est monté dans la salle de repos où Yes Yes mangeait avec d'autres esclaves, et le chef d'atelier, et a dit:
"excuse moi de te déranger, mais l'écrou soudé a laché, je ne peux plus bosser, et je ne voudrais pas recevoir un message lundi me disant que je n'ai pas pointé entre 13h16 et 13h38..."
A peine ironique le Ya Ya...
Quand il avait parlé du message à Yes Yes, celui ci lui avait répondu: "tu n'avais qu'à répondre à Dieu en tapant un gros MERDE en majuscules..."
Un vent de révolte souffle, mais l'air manque, et les esclaves étouffent...
Et certains pensent que le stress et la dépression sont des maladies répandues dans le monde du travail uniquement chez les cadres sup à responsabilités... Aveugles que vous êtes... Ceux qui pensent çà n'ont jamais du subir ce que les esclaves subissent à l'usine de Ya Ya.
D'ailleurs, que savent ils de ce monde du travail, de ce monde qui transpire et qui souffre?
Parmi les ouvriers, et Ya Ya en a la preuve et des témoignages chaque jour, certains souffrent de dépressions graves. Insomnies, stress intense, dépression, antidepresseurs, anxiolitiques, somnifères.. et pour finir, tentatives de suicide.
Et oui...
Certains ouvriers, payés au SMIC ou à peine plus, se suicident!
Parce qu'ils n'en peuvent plus, et qu'ils n'ont pas d'autre solution que de continuer ainsi, parce qu'ils n'ont pas d'autre possibilité. Le travail ne se trouve pas au coin de la rue.
Pressés, harcelés, ils craquent. Dans les usines l'ambiance devient irrespirable, certains tentant de gravir les échelons en détruisant leurs collègues...
Ya Ya le sait, ayant discuté avec les ouvriers qui connaissent bien le milieu, et la région: il bosse dans la pire usine qui existe à 50km à la ronde, minimum.
Combien de temps l'usine pourra tourner dans ces conditions? Tirant sur tout: les outils, le matériel, et surtout, oui surtout, les nerfs et le physique des ouvriers?
Traités comme des sous merdes, dans l'illégalité parfois totale, non payés à la fin du mois, bossant le samedi pour des prunes (personne n'a vu son samedi payé, il leur restera à récupérer çà en semaine, échangeant la paye d'un samedi contre celle d'un jour de semaine, à peine une arnaque)
Ah...
Pourquoi les ouvriers se plaignent ils?
Ils ont un travail, et donc la possibilité de gagner plus en travaillant plus, et en attendant plus la paye (en espérant qu'elle arrive un jour).
Oui, pourquoi se plaignent ils, alors qu'une partie (la visible) du toit de l'usine est depuis 2 soirs décorée de guirlandes lumineuses?
Un avant gout de Noël, le jour de non-paye...
Génial non?
Lundi, en pleine nuit, les ouvriers seront heureux de recommencer le boulot.
4h30 du mat, pour être payés quand Dieu le désire, en leur jetant un chèque comme on leur jetterait à la gueule un papierQ souillé, mais avoir des guirlandes de Noël sur l'usine, quel bonheur...
SantoSarko l'a dit, non de Dieu! Ensemble, tout devient possible!
Bordel de merde!! On attend quoi pour foutre le feu aux guirlandes?
Quelque chose à dire?
....Comme le dégout qui te prend les tripes et te fait gerber ....Comme l'acceptation des méthodes d'Action Directe ......Comme une envie de se barrer et tout laisser en plan ....Comme....je sais pas ....
bonne soirée .....................
Dégoûté aussi, bien entendu...
Je ne sais plus si les commentateurs t'ont déjà demandé s'il y avait un syndicat ? J'imagine que non. Je suis personnellement très méfiant vis-à-vis du syndicalisme et même parfois vis-à-vis des délégués du personnel non syndiqués. Ils font parfois plus de mal que de bien Je ne dis pas ça juste pour critiquer, car il y a quelques années, je m'étais présenté en connaissance de cause des responsabilités qui pouvaient reposer sur moi, mais je n'ai pas été élu...
Si j'étais Dieu ..... non là je commence mal !
reprenons-nous.
Tu me fais penser à l'affaire de ce contre- maître d'une autre usine du 56, il y a quelques années, odieux personnage qui fut viré, puis retrouvé ayant remonté ses affaires en Tunisie.
Les guirlandes c'est pour faire signe au grand St Nicolas! Patience...il viendra, allume un grand feu au milieu du rond-point en plus , ça amarché avec les pêcheurs, du moins ils le croient.
Bon dimanche Laouen.
oui, la question (naïve?) est : pourquoi les illégalités ne sont pas dénoncées?
réponses en vrac, à vous tous:
personne ne bouge car en fait, tous les esclaves en CDI sont habitués à bosser ainsi depuis des années.
le reste des esclaves est soit en CDD (moi) soit en intérim et n'en a rien à foutre, soit en stage (bac pro etc) et s'en bat les c****** aussi.
Au risque de choquer les Bretons me lisant, je tiens à préciser un trait représentatif de l'ouvrier breton.
J'ai arpenté la France en long en large et surtout en travers, et c'est assez frappant:
l'ouvrier breton bosse plus, et se plaint moins. Il est plus servile que les ouvriers des autres régions (en général), non par lâcheté, mais parce que depuis des générations on lui a inculqué ce "respect" du patron, et l'acceptation de sa propre infériorité.
Voir les "bécassine" pour comprendre... Qui est le patron? l'Etre supérieur. Qui est la bonne à tout faire, l'ouvrier qui bosse comme 12? le Breton.
Dans ma boite, on se marche dessus tellement on est nombreux actuellement (beaucoup de très jeunes stagiaires) mais officiellement nous sommes moins de 19 sous contrats.
C'est à dire : pas de syndicat.
Un délégué du personnel? il doit y en avoir un. Je ne cherche même pas à savoir qui c'est, car si il ne bouge pas c'est qu'il n'a pas envie de le faire, il subit lui aussi les conditions désastreuses actuelles.
Je précise aussi que les finances de l'entreprise vont très bien! Nous croulons sous le boulot, du fric, il y en a!
Il y a deux problèmes principaux:
1) gestion lamentable de la production: aucun planning réel
2) pas d'outils pour travailler, ou des outils dignes de la préhistoire des machines outils.
3) un patron qui est indigne de porter ce titre
4) un mépris des ouvriers évident (payes non complètes etc), sécurité non respectée.
Et personne ne proteste, trop habitués qu'ils sont à bosser ainsi, et acceptant sans broncher toute nouvelle dégradation des conditions de travail.
Que puis je faire, moi, en CDD jusqu'à la fin du mois?
Je voudrais bosser 6 mois pour récupérer mes droits au chomage, et être ainsi plus sereine lors de ma future recherche d'un nouvel emploi.
Si je l'ouvre (et je l'ouvre!! les bruits se répandent vite) je serai virée le 30.
De plus, ma pauvre petite personne en moins n'empechera pas l'entreprise de tourner, un stagiaire me remplacera devant le tour.
Par contre, si quelques personnes irremplaçables commençaient à montrer les dents, les choses seraient bien obligées de bouger.
le régleur, le tourneur sur tour conventionnel, le chef d'atelier, etc...
Inutile de préciser qu'ils ne feront rien. Lundi ils auront oublié leurs payes tronquées, et remettront la tête dans leurs machines.
Nous sommes la seule boite de France, je pense pouvoir l'affirmer, à ne pas avoir de gants pour travailler.
je suis la seule personne à en avoir obtenu une paire, depuis longtemps usée.
PERSONNE NE SE PLAINT
çà résume tout non?
Hé bien,... je me doutais que sans en parler, la bête dévorante restait au coeur de la souffrance, mais je suis consternée.
Bien, sur, il y a toutes les exortations à réagir, mais je vois bien ce qui coince, puisque tu l'expliques on ne peut plus clairement.
Six mois dis-tu ? en décembre, ça fera trois ?
Cela fait peur.
Quant à la Bretagne, oui, c'est vrai que Bécassine, même si c'est un bouquin pour enfant, illustre bien des choses. Je pense aussi au livre de Le Clézio, Révolutions, qui, par certains aspects, évoque cet immobilisme breton.
Prend soin de toi laouen. Prend soin de ce qui reste, c'est à dire toi...
Fait chier !
Ben oui et plus ca va plus ca s'accélère avec la bénédiction des électeurs de Sarko qui poussent à la roue allons y vive la liberté de travailler jusqu'au dernier souffle en gagnant un salaire de misère qu'il faudra dépenser illico au nom de la "Sainte croissance" et puis on sera bientôt directement incinéré sur place pour éviter de trop polluer la planète ! Vraiment un monde magnifique y a pas :o(
Je te laisse un message pour Ya Ya... ;-)
J'espère que tu trouveras autre chose... parce que dans des sociétés comme celle-là, il n'y a rien à faire : ceux qui le pourraient ont trop peur, ou sont habitués, voir achetés... et tout le monde rale par derrière et dit amen par devant.
Ma première entreprise ressemblait assez à ce que tu décris, si ce n'est que je faisais quand même un boulot qui me plaisais. Et j'ai pu observer pendant 2 ans le fonctionnement d'une pyramide comme celle-là.
Fin novembre le verdict... quel qu'il soit, tout ce que je désire, c'est qu'il soit le meilleur pour toi !
(j'ai pas trop le temps de passer te voir ces temps-ci, mais je ne t'oublies pas, loin de là)
étant passée par la case idée fixe de TS durant 6 ans (et pourtant fonctionnaire) je retrouve avec le ventre serré certaines méthodes dignes des nazis et collabos .......hélas, je ne crois plus au miracle dans ces conditions, les choses vont souvent trop loin et on ne peut pas revenir en arrière ... il faut espérer que les abrutis s'en prennent à leur tour plein la poire mais pour d'autres raisons, puisqu'ils sont pas forcément devant les machines.. notre cher président qui se déplace si souvent et qui se met soi-disant à la place des gens ...un petit stage, lui ferait pas de mal..au donneur de leçon !!!!
Le ventre serré, mais admirative de ton courage, devant cette impuissance que je comprends tout à fait, à faire bouger les choses... Tu es sacrèment forte YA YA... J'espère pour toi un peu plus de douceur et de considération, et peut-être dans quelque temps, la possibilité de cracher à la gueule de Dieu...
Mes respects, Madame.
Allez-y: lachez vous!
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