17 juin 2007
AVEC moi même...
Voilà. Je m'assieds devant l'ordi, et les mots me manquent. Je pleure encore... Non, je ne suis pas triste, je suis tout simplement en overdose d'endorphine. Quand la douleur s'estompe, il ne reste que la molécule du bonheur qui pulse, pulse... Euphorie, qui se traduit parfois par des larmes.
Par quoi commencer?
Je ne sais pas.
Je viens de vivre le plus grand week end que je n'ai jamais vécu au niveau sportif. Même mes 2 podiums nationaux en cyclocross, ce n'était rien par rapport à çà.
Je n'ai rien gagné, du moins pas dans le sens où un sportif l'entend. Mais si, j'ai vraiment tout gagné... Ce n'était pas du sport, pas du tout.
Je viens aussi de vivre une première mondiale, je n'ai pas peur de le dire. Et que celui qui pense avoir fait plus fort que moi me jette la première pierre. Je ne pense pas risquer la lapidation. (mots mal choisi: "plus fort". idiot. chacun son Everest)
Et cette idée de première mondiale, dans l'absolu folie qui me caractérise, me fait sourire jusqu'à en pleurer de bonheur. La vérité est ailleurs.
Par quoi commencer?
Par un avant propos que je juge nécessaire, bien que je ne pense pas avoir besoin de l'écrire. Mais.
Quand j'écrivais, lors de mon trek en Allemagne: "la douleur est insupportable", ou bien "je suis allée bien plus loin que mes limites", ce n'était pas pour me vanter, ni pour exagérer et faire "de l'effet" sur mon blog.
C'est tout simplement que la douleur était réellement insupportable, et qu'il fallait un mental d'acier trempé pour la faire sienne, l'apprivoiser, et continuer quand même.
Je peux avoir l'air de me vanter parfois, car mes récits emploient souvent des mots forts.
Il n'en est rien. Je ne vais pas dire "je suis allée au bout de mes forces" si 5 min après je gambade gaiement.
Malgré mes nombreuses explications, certains, je le sais, pensent que j'en fais trop, que je me la pète.
Franchement, çà m'apporterait quoi si c'était le cas?
Du fric à chaque commentaire du genre "oh mais Laouen, que tu es courageuse, que tu es forte"
Nawak.
Fin de l'avant propos, qui de toute façon a été tapé inutilement, vu que ceux qui ne pigent jamais rien ne pigeront pas plus cette fois ci.
Les autres, ceux qui me "sentent" à travers les mots, surtout ceux qui ne sont pas écrit, n'ont pas besoin de ces explications.
Impossible de savoir par quoi commencer...
Je résume les faits d'hier, pour ceux qui prennent le train en marche:
Arrivée à 8h sur le camp de Coëtquidan, avec une envie dingue de courir, alors que je n'ai pas couru depuis octobre 2003 (à part 4 fois 30 minutes dernièrement, avec arrêt brutal pour tendinite).
Je remarque un balisage, que bêtement j'associe à un trail qui a du se courir la semaine dernière (car pas de traces), un circuit d'entrainement pour les militaires.
Alléchée par le parcours que je devine inédit et loin des sentiers battus, je me lance.
Aucune préparation, pas de nouilles mangées la veille pour faire du stock de glycogène indispensable à l'effort d'endurance, un passif en course à pied équivalent au zéro pointé, et quasiment aucun sport depuis un an à part de la marche à pieds.
Je pensais courir 1h30 doucement, je vais courir 3h04. Je ne fais pas l'intégralité du circuit car celui ci passe à l'intérieur de l'école militaire. Mais je me tape mes 30 bornes, avec un peu de marche à la fin. J'estime mon temps sur le circuit total à 3h30.
Et à la fin, je reste sciée par ce que je viens de faire: débuter la course à pied par un effort de 3h, c'est proprement impensable, car je me souviens, quand j'avais commencé à courir il y a fort longtemps, je ne pouvais pas courir une heure entière.
Ok, si j'avais marché, vu que je marche très vite, j'aurais fait le même temps.
Normalement, à la fin d'un effort pareil, on se doit d'ingurgiter des tas de nouilles, pour refaire le stock de glycogène descendu à zéro. Un effort de 3h en course, tape aussi dans le stock de graisse, et même dans les protéines qui composent les muscles.
Bref, il faut une diététique sévère pour s'en remettre, et du repos.
Hier soir, trop crevée, je me fais une omelette aux girolles du camp (ne pas confondre avec une grenade à plâtre), mange un bout de fromage et je file au lit.
Pas l'ombre d'une pâte avalée! Je sais que le lendemain je vais me trainer lamentablement, et payer mon effort toute la semaine.
Ce matin, suite à certains commentaires je fais des recherches internet à propos du site d'escalade du camp. Et là, en tapant certains mots, je suis attirée par une ligne sur Google: trail de Coëtquidan, 17 06 2007.
Je manque mourir!
Quelle conne, mais quelle conne!!!
Hier j'ai donc couru le trail sur sa quasi intégralité, en en rajoutant un peu même. J'aurais pu m'aligner sur la ligne de départ ce matin sans cette connerie monumentale!
Sans foncier, et sans entrainement, j'aurais fini dernière, mais c'était une bonne occasion.
Mais je souris: comme certains l'ont écrit en commentaire, j'étais là bas hier, et j'ai "fait la course" avant qu'elle ne se coure. C'est tout un symbole et il me correspond parfaitement. Il était écrit que je devais "ouvrir" la course, et non y être le jour même.
Amusée, je clique sur la ligne, consulte le site, regarde le dénivelé (entre 600 et 700m+) et m'aperçoit qu'il est donné pour 30km.
L'an dernier le meilleur l'a fait en 2h22. La meilleure fille en 3h12, et les dernières en 4h50. Madoué.. avec mon 3h30 estimé, sans JAMAIS forcer ni être essouflée (qui finalement devait être un bon 3h45h) j'étais pas si mal que çà!
La deuxième fille l'avait fait en 3h55!
Il est 8h15, je n'ai pas déjeuné.
Je tape quelques lignes, vous expliquant ce que je viens de découvrir, je valide.
Et je lis la dernière ligne: "se dire : non! tu n'y retournes pas"...
Le camp est à 35km d'ici, route difficile. Non! ....
La phrase s'insinue jusqu'à chacune de mes cellules... Déconne pas, déjà tu te traines entre l'ordi et la cuisine, courir est impossible!
Je ferme l'ordi brutalement, cours à la cuisine (aie bobo j'ai les cuisses raides) me coupe 3 tartines de pain, remplit mon camelback de flotte, y rajoute un peu de poudre sucrée.
No panic... Hier j'ai usé toutes mes chaussettes de sport. J'en trouve une paire trouée, au risque de me choper l'ampoule du siècle.
Mes chaussures sont propres, mais encore trempées.
J'enfile mon short d'hier, qui lui aussi est encore mouillé, mon débardeur synthétique qui pue la transpiration d'hier (je n'en ai qu'un), je prends ma licence vélo pour prouver que j'ai un certif médical, et je file à ma voiture, ma tasse de thé à la main.
Les kilomètres défilent, je roule trop vite, le temps défile encore plus vite.
Je dois ressembler à une folle, étrangement sereine, un je ne sais quoi de diabolique dans le regard. Mais loin, très loin du "premier degré".
Je me dis:
Débuter la course à pied hier par 3h de trail, c'était nawak.
Ne pas manger pour la récup, c'était nawak.
Repartir ce matin pour la même chose, le ventre vide, le glycogène à zéro, les cuisses encore brulantes d'hier, et les muscles totalement raides, c'est plus que nawak, le mot n'est pas assez fort.
Mais.
8h55 j'entre dans l'école militaire, le départ du 30km est à 9h. 8h57 j'entre en courant (euh? je me traine en fait) dans le gymnase, court vers la dame des inscriptions qui a remballé son matos: svp, je peux encore partir sur le 30?
Oui me dit elle, dépêchez vous. Elle note mon nom, me file mon dossard que j'épingle sur mon ventre. J'ai les mains qui tremblent tellement je suis consciente de ma folie.
Je cours jusqu'à la ligne, juste pour arriver au moment du départ. Je n'ai pas mis ma montre. C'est tout un symbole. Je vais courir avec le ridicule en auréole, parait qu'il ne tue pas...
Je les laisse vite filer, impossible de suivre. Le trail est donné pour "difficile" par les coureurs, et l'état du terrain ajoute de la difficulté.
Etrange sensation que ce que je vis: je suis absolument RIDICULE, je me traine. A chaque croisement important, un signaleur, qui contemple le désastre. Je dois passer pour la plus nulle des coureuses à pieds du monde entier, voire même de l'univers.
Si je marchais, j'irai plus vite, je ne dois pas être à plus de 6km/h!!
Mais je VEUX courir, alors je traine les pieds.
Etrange sensation, que cette euphorie de la folie, qui me fait apprécier la première heure.
Le terrain est un véritable champ de boue, piétiné. Hier, il était encore possible de courir, aujourd'hui je ressemble à un cochon crotté les pieds enfoncés jusqu'à mi mollet dans la gadoue.
Premier ravito, km12. (soit disant, informations contradictoires)
J'apprends avec ravissement que j'ai mis 1h55 pour arriver jusque là!!
OK je me suis arrêtée 2 fois 5 minutes, mais quand même...
Il y a peu, je me suis faite doubler par les premiers du trail des 17km. (partis bien après!)
Là, au lieu de tomber sur le côté me croyant à l'arrêt, j'ouvre grand les yeux pour regarder la beauté. C'est beau un coureur à pied qui vole...
Je découvre la course à pied par une compet de 30km, et je tombe des nues.
Pour ne pas gêner les coureurs, je me serre dès que j'en entends un arriver. Tous ceux qui vont passer vont m'encourager, me remercier de me serrer, et certains me diront bravo.
On est TRES LOIN des courses de vélo où le fair play n'est pas vraiment de mise.
A certains, aux ravitos, j'expliquerai rapidement les faits: ah ben, hier j'allais plus vite!!
Ils me regardent passer comme si l'asile du coin avait fait journée portes ouvertes et que je me sois échappée...
Je prends le temps de me ravitailler, et même d'ôter mes chaussures de temps en temps pour enlever les cailloux.
km 19 (soit disant). En fait, le trail fait 34km d'après certains coureurs, annoncé pour 30.
Longue, très longue côte vers la Grande Bosse, point culminant du coin.
Au ravito, je souffle... Je sais que j'ai atteint mes limites, déjà j'ai grimpé la longue côte en marchant. Comment vais je faire pour continuer je ne sais pas. J'ai des échauffements terribles malgré le terrain "marécageux", mes articulations sont très douloureuses, et les muscles de mes cuisses tétanisés.
Au ravito, il y a un autre coureur, un peu plus âgé que moi je pense, au tee shirt portant l'inscription de son club, avec le mot "légion" dedans.
Très maigre, très affuté, cet homme là a passé sa vie à courir, c'est écrit.
J'explique en rigolant "mon cas" aux dames du ravito. Je voulais tenir jusque là, c'était comme un but ultime. Maintenant que j'ai fait les 2/3 du parcours, je ne sais pas si je suis encore capable de faire un mètre. J'ai tapé dans le mur (hypoglycémie grave due au manque de glycogène), fringale, courbatures très douloureuses, je suis au bout.
Le coureur me dit alors: tu viens avec moi, cours à ton rythme, mais on reste ensemble.
Il m'explique, pendant que nous trottons dans la descente: il est là pour bouffer du kilomètre. Le chrono il s'en fout, il fait de la distance. En effet, c'est un habitué des raids de très longues distances, les ultra-trails. Et il se préparer pour une course de 175km!!
Je suis admirative.
Je me traine de plus en plus... Parfois, pour m'attendre, le coureur marche, et je peine à le suivre. Quand je marche aussi je me rends compte QUE J'ARRIVE A LE SUIVRE! Je cours donc plus lentement que ce que je marche, mais je suis là pour courir.
Si on peut appeler ce que je fais "courir".
La douleur s'intensifie, pourtant, dans ma tête, je suis en apesanteur. Calme, d'un calme fou, fou comme moi.
J'ai oublié se vous dire: c'est un déluge continu qui s'abat sur nos têtes, çà a commencé peu après le départ, et la pluie est de plus en plus forte. Elle dégouline sur mon visage, brule mes yeux (la pluie bretonne est fortement salée).
Mais je la remercie: elle rend la température agréable, évite les soifs intense et la transpiration qui va avec.
Par contre elle rend le terrain totalement impraticable. Chaque pas est un effort, et on glisse souvent. Courir sans se casser la goule n'est pas évident.
Mon compagnon de calvaire ne souffle même pas, il est "à l'échauffement" :-) 30km pour lui c'est un hors d'oeuvre. L'an dernier il a fait le trail en 4h05. Là à cause de moi il va devoir courir plus longtemps!
Je suis anéantie par ma moyenne horaire. Je suis capable de marcher à 7km/h, et là....
Mais.
Je vis...
Et c'est intense, comme mon mal aux jambes, aux pieds, intense comme ce qui me pousse à finir.
Je n'ai rien à me prouver, je ne dormirai pas mieux ce soir (au contraire, un tel effort rend les jambes douloureuses toute la nuit).
Mais j'ai suivi un signe. Il fallait que je le fasse, avec la douleur, avec le ridicule, AVEC moi même.
Car j'ai passé depuis longtemps le cap de la course "contre moi même"...
çà ne s'explique pas ce que je suis en train de vivre. Et ceux qui me prendront pour folle ne sauront jamais ce que c'est que de cueillir une étoile.
Je vais vivre les derniers kilomètres comme un véritable chemin de croix, marchant dans les montées (longues...) et tentant de courir dans les descentes.
Mon compagnon ne cessera pas de m'encourager. Il me dit combien de kilomètres il reste. Je ne sais pas si c'est un bien, car entendre "encore 9" alors que l'on se demande comment on va avaler le mètre qui suit, c'est parfois aussi lourd sur les épaules qu'une enclume.
Je n'arrive plus du tout à courir, j'ai les chaussures pleines de cailloux, mais il faut que j'arrive. Je ne les enlève même plus, quelques mètres après nous replongeons dans la merde, et les saletés se faufilent dans les chaussures.
Pourquoi faut il que j'y arrive?
Même pas pour me dire "t'as fait un truc incroyable".
Même pas pour arriver. Sérieux, je ne sais pas vous l'expliquer.
Dernier kilomètre. Dernier hectomètre. Nous entrons sur le stade. Et, je le sais, je devine ce qui va se passer: la foulée s'allonge...
C'est grisant, même au ralenti. Je voudrais piquer un sprint de bonheur, mais je suis déjà assez ridicule comme çà! Personne ne comprendrait et ils prendraient çà pour une vantardise lamentable vu mon temps.
Mon collègue avertit un signaleur qui est sur la ligne "prépare ton appareil photo"!
2 mètres avant la ligne, il freine brutalement pour me laisser passer devant.
C'est fini?
Non... Oh non... Si vous croyez çà c'est que vous ne comprenez pas ce que je vis: tout commence...
Sourires. Je sais que je suis rayonnante. La dame qui a pris mon inscription le matin me dit: revenez pas demain hein, le circuit est fermé!! Je rigole.. je le connais par coeur lui dis je. Elle répond: normal en deux jours vous devez commencer à le connaitre.
Je ne reculerai devant aucune vanne relou. Puisque j'ai été ridicule, autant en rajouter. A celui qui dit "çà aurait pu être pire il aurait pu pleuvoir" je réponds "oui mais pour Janvier avouez qu'il fait doux", et je réclame vivement la neige pour l'édition 2008.
Le "photographe de l'arrivée" s'excuse: bah.. vu le temps les photos seront peut être floues. Ce à quoi je réponds: normal, on était beaucoup trop rapides pour votre appareil"...
Je claque des dents et je n'arrive plus à contenir le tremblement de mes membres. Il faut dire que le repas d'arrivée (galette saucisse miam, boisson et café) est offert DEHORS.
Ridicule... Et heureuse.
Le coureur qui m'a accompagnée pendant 11km m'a répété de nombreuses fois: bédidon... vu ce que tu as fait hier, c'est dingue d'arriver encore à courir aujourd'hui. Venant d'un homme pour qui la course est un style de vie, je prends çà comme un sacré compliment.
4h30. Je ne sais pas mon temps réel, mais je crois qu'on a mis 4h30 pour faire 30km dans la merde!!! Dingue. Je devrais avoir honte, j'en rigole... Le meilleur a mis... 2h 18!
Et je réalise que j'ai du réellement accomplir une première mondiale
Débuter la course à pied par 3h de course le samedi.
Remettre çà en pire sur 34 km d'enfer et 4h30 de "bonheur indéfinissable".
Et aimer...
Je ne dis pas "aimer courir", "aimer souffrir", ou "aimer la nature", ou même "aimer vivre".
Non, simplement AIMER.
Je repars vers ma voiture, en boitant lourdement: ma hanche gauche coince, impossible de marcher. Il me faut un long moment pour pouvoir ne serait ce que mettre le contact. J'ai 35km à faire.
La douleur s'estompe peu à peu, l'endorphine prend le dessus.
Quand on fait un sport d'endurance, elle vient vous porter sans prévenir.
Avaler 8h de course à pied en 2jours, c'est l'overdose assurée.
La douleur s'estompe, je roule, et je pleure...
MERCI
A qui?
A la vie, tout simplement.
Quelque chose à dire?
Une Alien ?
il est des fois ou je reste côi quand je te lis, Je sais que tu vis intensément mais là je suis un peu stupéfait !!!!!!! Je sais que l'on peut aimer se dépasser mais de là à se faire souffrir ben ........Je comprends pas trop !
bravo
je decouvre les blogues ,je te decouvre ,je ne sais pas quel ahge tu as ,mais bravo pour ce que tu as fait,et ecrit,car aujourdh'ui ,peut etre bien tu m'as suve la vie ,j'allais tres tres mal ,j'ai surfer ,j'ai taper mal de vivre,et etrange je suis tomber sur ton blog,j'ai lu jusqu'au bout,en fait la vie c'est pareille que ta course ,tu n'es pas préparée,tu perds les gens que tu aimes,tu rencontres des personnes merveilleuses ,tu ne crois plus en rien ,pourtant ,tu t'accroches ,tu ne sais pas pourquoi,c'est dur , tu e boost,tu crois que tu vas tomber ,et non ,tu es toujours là ,plus forte étonnée d'etre encore là ,d'avoir tenu,malgré tout,,je te remercie,tu m'as donné du courage,tu as meme reussi a me faire sourire,je sais que demain sera un jour nouveau ,vis ,chaque instant est precieux,et ne revient pas,le principal c'est d'avancer,de ne jamais baisser les bras ,,ce que j'etais en train de faire avant de te lire ,je t'admire,et en plus tu as de l'humour ,encore bravo
je ne me suis pas faite souffrir Jipes, même si c'est vrai j'ai beaucoup souffert.
Et je ne me suis pas dépassée:
sinon comment veux tu que je coure AVEC MOI MEME?
Tout est dans cette nuance... vraiment tout
Martine: merci.
C'est moi qui te dit merci.
Ne me demande pas de quoi.. je suis de ceux qui disent merci, c'est tout.
Et si mes modestes écrits t'ont servi à te sentir mieux, alors c'est merveilleux.
Arriver ici en tapant "mal de vivre".. je comprends pourquoi.
Martine, un jour tu arriveras ici en tapant "bonheur de vivre"!
Je ne sais pas moi non plus quel est ton âge (j'ai 40 ans et un passé lourd à trainer), ni quel est ton vécu, ni pourquoi tu te sens mal.
Mais respire Martine... Le pire est parfois devant, mais on peut en sortir: je l'ai fait.
Ne dis pas que je t'ai peut être sauvé la vie:
Martine, la seule personne qui peut sauver TA vie, c'est TOI.
Le pire, comme le meilleur est au fond de toi, la plus sombre des nuits, comme la plus douce des lumières.
La prison et la liberté.
Je sais, c'est trop facile d'écrire çà.
Ne m'admire pas Martine, admire toi TOI.
Je n'osais y croire par rapport à ta note précédente, mais tu as replongé. Moi qui n'arriverais même pas à faire 10 km, je souffre en te lisant. Toutefois, ces exploits ne m'étonnent pas de toi. Après ça, je ne sais pas dans quel état on va te retrouver demain matin. De grâce, donne des nouvelles demain.
Et un de plus...
je viens de voir un poteau indicateur...
il y a un oiseau posé dessus...
Et il sourit...
Au pied du poteau... un bocal...
je sais que l'oiseau y boit encore parfois
l'oiseau fait encore des allers et retours,
il descend boire et remonte...
Un jour l'oiseau comprendra que l'eau vient du haut avant de tomber dans le bocal...
et que l'eau est partout et pas seulement dans le bocal, dans ce bocal...
Un jour l'oiseau boira directement à la source et saura qu'une partie de l'eau du bocal est celle trompeuse de ses larmes inutiles.
C'est l'eau qui compte, pas le bocal...
*Le pire, comme le meilleur est au fond de toi, la plus sombre des nuits, comme la plus douce des lumières.La prison et la liberté.*
C'est l'eau qui compte, pas le bocal...
La liberté... la difficulté est de jeter le bocal et de garder l'eau ? Non, l'eau est partout... le bocal n'était qu'une étape... il faut savoir partir...
yeahhhhhhhhhhhhh!! c'était pour rassurer Cornus!
Nuit très difficile: impossible de trouver le sommeil, car la température corporelle a du mal à descendre même depuis hier 13h30 fin de la course, et le coeur battait encore un peu fort. Mais les jambes çà allait.
par contre, dans la nuit, l'acide lactique a fait son apparition en masse et je ne pouvais même plus bouger la jambe d'un centimètre (véridique).
Naturellement je n'ai pas fait ce qu'il fallait faire au niveau récup, c'est à dire boire sucré et avaler une mixture sucres lents/protéines pour tenter de refaire un peu le plein. j'ai juste mangé des pates hier soir, et... de la glace à gouter! curieux, les envies que l'on a après un effort sportif. chez moi, c'est le fromage!
erreur, car quand on est vidé comme çà, toute graisse avalée devient difficile à évacuer et se transforme en bouée sur les fesses et le ventre.
après lecture, j'ai vu qu'il faut faire attention à son alimentation et surtout boire, pendant les 3 semaines qui suivent un marathon, pour retrouver un dosage en protéines, oligoéléments et vitamines normal.
quand à la récup physique globale, c'est 5 à 6 semaines.
je n'ai pas couru un marathon (42km) mais seulement 34km, mais vu le temps (4h30) plus les 25-30 de la veille et 3h10 de course, je me suis couru 2 marathons en temps dans le week end.
donc ne vous inquiétez pas: je vais faire gaffe.
et pas d'effort cette semaine, à part peut être une ou deux sorties vélo de 1h maxi sur du plat sans forcer (le canal est très bien pour çà)
Quand au bocal... tu n'as aucune idée actuelle de mon véritable état psychique, juste un survol grace à mes mots. voilà un bon moment que je bois l'eau du ciel...
jamais je n'aurais pu accomplir le chemin parcouru (je ne parle pas de course!) avec un bocal autour de moi.
le bocal se rappelle à moi de temps en temps, un hasard incroyable au milieu de nulle part, mais je ne fais que le regarder.
Car dans le bocal, ce n'était pas le bocal qui était important...
cours laouen,cours...
coucou!!!
ya pas a dire....t'es une maso de chez maso!!!
:)))))
je viens de me faire une semaine de 80h de boulot....et j'ai l'impression que c'est de la "gnognotte"à coté de ton raid d'enfer!!!
:))))))
que d'energie!!!
....
doc va bien...il commence à se faire à mon rythme...
pourvu que ça dure!!!!
coucou Mélu! contente de voir que la semaine s'est bien passée (chez toi). 80h de boulot.. repose toi bien! j'ai hate d'avoir des détails
bises
je viens de voir que tu as fais un post avec le meme titre que mon com!!!!
désolée pour le plagiat involontaire!!!
:)))
c'est la fin de semaine qui va etre 'harde" avec le barbier de seville...
deux fois 5O personnes a nourrir....
damned!!!!! mais c'est un truc de dingue! ils vont te mettre une aide, c'est pas possible sinon!
çà me rappelle les repas dans Asterix, tous ces sangliers rotis :-)
sauf que toi tu dois cuisiner avec classe, et que le service se fera dans des assiettes Louis machin, et que personne ne mangera avec les doigts :-)
on dirait presque le repas de Shrek au chateau de son beau père, dans l'épisode2.
J'arrive pas à suivre...
Ben me..de alors! On peut pas s'absenter un moment sans que Laouen fasse des siennes! Et elle les fait bien!
J'avais du retard à lire tes trucs et j'ai la tête qui tourneboule...après avoir passé le w.e. avec des fous et des "soigneurs de fous" je deviens un peu dingue moi-même à la lecture de tes aventures...ma foi, ça me réconcilie avec la vie, la vraie, pas celle de Juppé et de ses copains!
File lui ton itinéraire à la Juppe...il a bien besoin de se refaire une santé lui aussi, pôv'gars!
Pour en revenir à ces journées de folie, tu connais Tosquelles?
Si non, trop tard, il est mort!
"j'ai "fait la course" avant qu'elle ne se coure." C'est pas pour autant qu'on économise l'énergie! Gourmande va!
Juppé en short dans la boue? ouais...
au Japon on organise bien des stages du genre marche forcée de nuit sans nourriture dans le froid plus insultes lourdes pour les cadres ayant perdu leur dynamisme...
devant la multiplication des parcs "aventure" en France, je m'en vais en ouvrir un à ma sauce...
vous êtes venus pour en chi*er?
vous allez en chi*er je vous le dis!
30kg de barda dans le sac à dos, des rangers trop dures aux pieds, la combi à manches longues en plein été, et hop, dans la gadoue qui pue jusqu'au ventre, si possible avec rejet sauvage de lisier, dans un coin infesté de moustiques/moucherons qui piquent/puces/tiques, avec pour tout repas du pain sec et un rationnement certain en eau. dodo? et puis quoi encore!
pauses de 20minutes toutes les 6h, c'est tout. et on se pause par terre, pas de matelas, noméo!
je vais vous faire découvrir le plaisir moi!
si si...
vous verrez: çà fait du bien quand çà s'arrête...
:-)
Toile...à matelas
"Juppé en short dans la boue"
Un film de Niko Sarko
Une coproduction UMP-Nouveaucentre félon
Avec:
Alain Juppé dans son propre rôle
Jean-Louis Borloo dans le rôle du short
Roselyne Laboue dans le rôle de la boue
Musique Ennio Macias
De l'aventure, du suspens, de l'érotisme...nul réalisateur n'avait osé aller si loin!
de l'érotisme avec Roselyne?
ou la.. tu as vraiment beaucoup d'imagination!!!
je peux t'en inventer moi de l'érotisme (torride) au milieu des bois, même dans la boue et les moustiques, mais ce n'est pas cette "actrice" là que je choisirais!
:-)
Roselyne c'est ma copine...
Quelle différence entre:
Ah bon!!!
et
Rhâââââ...boooonnnn....
Pourquoi dans la superproduction de YOYO n'y a t-il que des acteurs issus de le même école ??? un certain "Jacot" ne ferait pas "tache" dans le scénario !!!! surtout qu'il a du metier celui-la dans le spectacle et la culture ainsi que dans l'éducation..
grisée ?
T'es décidément un peu "cinglée", Laouen mais c'est ce qui fait que tu es ce que tu es !
Je suis vachement contente de lire ta dernière phrase et les conseils que tu prodigues à Martine.
Tu as parcouru un immense chemin depuis l'été dernier, et quand je te lis maintenant je sens que tu avances bien.
Quand tu auras le temps, viens en Martinique faire un raid de folie la "Tchimbé raid" (traduction créole TIENS BON" je te mets un lien tu vas comprendre :
http://www.tchimberaid.fr/Tchimberaid/index.htm
Bisous et encore bravo (peut on dire bravo a une folie pareille ?), mais Bravo pour le chemin accompli depuis le Finistère.
marie annick: cette superproduction ne manquera jamais de prétendants acteurs.. j'ai tendance à tous les prendre pour des joueurs de rôles, quelle que soit leur appartenance politique.
Doudou: quel parcours de rêve!
mais faut vraiment de l'entrainement lourd pour digérer 4600m de dénivelé+ sur 65km! c'est hallucinant! çà fait plus de 7% de pente constante, ce qui ne veut absolument rien dire. vu le graphique, c'est totalement monstrueux.
7h pour le meilleur, çà veut tout dire. moins de 10km/h.
et pour avoir rêvé de courir un jour, je peux te dire que je connais (de réputation) les vainqueurs.
C'est le meilleur coureur d'ultra-trail du monde qui a gagné l'an dernier en un peu plus de 7h, ce qui veut dire que le coureur moyen (déjà bon pour s'aligner là dessus) ne terminera pas en moins de 10. Et certains doivent terminer en 15h.
la meilleure femme le fait en 10h, c'est aussi une grande championne.
ces raids sont courus par les pro, ambiance sympa quand on y va en groupe d'amis, mais aucun espoir de perf.
moi, ce qui me rend dingue, c'est La Réunion...
Un jour peut être!
problème majeur (en plus de l'entrainement de zinzin qu'il faut suivre) : le FRIC
on estime le cout du raid de la Réunion à 2000 euros (inscription, voyage, et vie sur place)
Les grands raids d'ultra trail sont devenus des machines à fric.
inscription très très chère, et prix pour les vainqueurs très élevés, ce qui amène le phénomène de professionnalisation de la course nature à augmenter.
Normal que les meilleurs coureurs du monde gagnent leur vie en courant, comme les footeux le font.
Mais j'espère que cela ne nuit pas à l'esprit course nature. çà peut aussi décourager le bon coureur qui pense faire "quelque chose".
Exactement comme si on organisait un 100 mètres sur piste, et ou je puisse m'aligner au départ en même temps que la superbe C. Aaron.
Courir avec les pros, super, mais bonjour quand même le"casse moral"...
:-)
Non non !
C'est pas que des pros qui font la Tchimbé Raid, un copain breton pompier est venu l'an dernier la faire, il avait 59 ans et c'est vrai qu'il abandonné , mais son pote de 50 ans est allé jusqu'au bout, nase mais fier.
Le gagnant depuis 3 ans, je le connais et ce n'est pas un pro du tout, il est fort, il fume, il boit du rhum etc.... alors t'as toute tes chances avec ta volonté de "bretonne de l'est butée de chez têtue" !
Bises Laouen !
autant pour moi Doudou: j'avais pas que c'était l'édition 2007.
c'est du vainqueur 2007 que je parlais, D.Sherpa, il est Népalais comme son nom l'indique :-)
et c'est le meilleur coureur d'ultra du monde...
Quand à la gagnante, C. Favre, c'est une sacrée pointure mondiale aussi!
Allez-y: lachez vous!
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