17 avril 2007
Hâvre il...(2)
Ne cherchez pas à comprendre ce post... Sinon vous allez finir par attraper la migraine. :-)
Y a des soirs comme çà...
Non, sérieusement, le coup de blues s'est estompé.
J'ai quitté le travail à midi, juste histoire de bouffer du gasoil pour pas grand chose.
L'après midi était chaude, et sentait bon le colza.
J'ai ressorti le vélo du garage, après un énorme mois sans le toucher, et je suis allée faire une quarantaine de bornes.
Vent de nord est, soleil, jambes qui tournent. Sourire.
Ce soir, pour tester mon humeur à toute épreuve, je bidouille des photos...
Laouen, sur un vélo, en kaléidoscope, çà pourrait donner çà:
Marrant non?
D'ailleurs j'ai un sourire immense sur cette photo.
La dernière fois que j'ai vraiment souri?
Oui... Dans mon ancienne vie.
Si on bidouille les angles du kaléidoscope, on obtient des résultats de plus en plus étranges...
Tout s'emmèle, formes, couleurs, vies...
Alors Laouen bidouille à mort, et contemple l'incontemplable, sur ce blog...
Un peu comme la dernière seconde, avant que tout disparaisse...
Hâvre il...
Y a des matins où l'on se sent vieille.
Et se croiser dans la glace, semblable à la veille n'y changera rien.
Oh... Rien d'important, rien de dramatiquement définitif, juste une lassitude.
Ni le début de la fin, ni même la fatigue due à la Sur-Vie des jours passés.
Avril, et ses sautes météo, avril et ses sautes d'humeur, avril et ses lumières, parfois trop vives, trop parfumées, trop pour être vraies.
Y a des matins où l'on se sent marionnette.
Bout de chiffon coloré, agité par un autre que soi.
Bougeant, bougeant, vivante, mais attachée.
Enfichée au sol par un poteau de bois. Rigide. Sans vie.
Alors on se met un peu de noir sur les yeux, on enfile des bouts de chiffons colorés et gais.
Faut être belle, devant les belles dames... Jouer à la dame de Rochefort, romantique et déjantée.
On accroche un sourire à ses lèvres, pas la peine de chercher loin, il est toujours là, dispo.
Les yeux un peu brillants, un peu ailleurs, çà ajoute au mystère, çà remet une couche de charme.
Et on file travailler, jouer à la marionnette, dirigée par soi même...








































































