29 septembre 2006
...
Voilà, c'est fait.
Je vais refermer la porte de cet endroit que j'ai aimé et que j'aime encore.
Le pire est encore devant.
C'est écrit.
Je ne ferai que de courtes apparitions ici, avant d'etre connectée au net à nouveau.
Je file, 200km plus au sud, dans un coin de Bretagne où l'on ne parle pas breton.
Où les panneaux sont écrits en français.
Où les écureuils foisonnent dans les forêts de pins.
Ils me feront penser à la marmotte, ma copine qui met le chocolat dans le papier alu.
Si seulement elle existait...
Si...
Mais...
27 septembre 2006
Mieux vaut...
Cette après midi, j'ai pour la première fois en 11ans mis les pieds dans l'église du bourg voisin.
Mieux vaut tard que jamais, diront les abonnés aux phrases remachées...
C'est vrai: je quitte la région vendredi.
Je suis entrée dans cette église pour les funérailles de R, que nous avions connu très en forme, puis terrassé par la maladie.
Là, les abonnés aux phrases remachées ravalent leur phrase... Mieux vaut jamais que tard dans ces conditions, c 'est clair.
En plein milieu de la cérémonie, pleine de chants religieux à se vriller les tympans, j'ai soudain compris "ce qui clochait".
Il n' y avait pas de prêtre.
A sa place, une dame agée, qui chantait, récitait l'évangile.
Elle a béni le cercueil.
Je ne savais pas que l'église, dans un élan de bonté incroyable, permettait aux femmes de s'approcher d'un autel...
Il aura fallu ce sombre après midi de septembre pour que je le découvre.
Ne revons pas, une femme prêtre ce n'est pas pour demain non?
M'enfin, parait il que l'on doit se réjouir: R vient d'entrer dans une autre vie, la vie éternelle, il est assis à la droite de Dieu.
Souvent je me demande: reste t'il de la place?
Nous avions tous l'air "pas du tout réjouis" en quittant l'église.
Jaloux de ne pas être à la droite de Dieu?
Rassurez vous, çà viendra...
chacun voit sa voie...
Parfois, la vie ressemble à çà
Des voies serties de fer
Froides
Brûlantes quand le soleil les porte au rouge
Des barrières dures
Où l'on se fracasse
Erreurs d'aiguillage
Parfois la vie ressemble à çà
Labyrinthe desséché
Terre dure comme la pierre
Angles coupants
Où l'on accroche des poussières de nous
Sans trouver d'issue
alors que la vie devrait ressembler à çà:

euh?
Ben?
En fait...
Chacun a au fond de soi
L'image rêvée de sa vie
Alors je ne mettrai rien
Rêvez la votre, et vivez la
La mienne serait plutôt...
Sans voies
Sans chemins
Un espace vierge
Lumière
Couleurs
Musique
Vent
Vibrations
J'ai beau cherché une image, je n'en trouve pas
Pour l'instant, c'est celle ci qui me parle
25 septembre 2006
regard sur...
Il m'est absolument impossible de sortir un seul mot.
Même poster une photo est au dessus de mes forces.
Ce n'est pas que je déserte ce blog, c 'est que je me déserte.
Une sorte de réaction idiote, de protection ridicule.
Face aux tornades, on se met en boule.
Ceux qui croient prient.
Ceux qui comme moi ne croient pas, écoutent l'écho du silence.
Anarchique, le coeur s'affole.
Je ne regarde plus, ni hier, ni demain.
Ni même aujourd'hui.
Je ne regarde rien.
Et rien me le rend bien.
24 septembre 2006
en suspend...

photo ici
Über schroffe Klippen
weiße Vögel ziehn
und über bleiche Lippen
diese Worte hin:
"Frei sein
wie Wind und Meer
Mein Sonnenschein
ist lang lang her.
und vermisst mich
Tag und Nacht
Ich fürcht mich nicht
weiße Schwingen tragen mich sacht..."
Über stillen Wellen dunkle Wolken ziehn
das Leben wird zerschellen
sie in die Tiefe fliehn...
traduction très très approx:
Sur les falaises escarpées
l'oiseau blanc vole
sur les lèvres blafardes
ces mots:
Etre libre
comme le vent et la mer
mon soleil est loin, loin...
et il me manque
jours et nuits.
Je ne crains pas
que des ailes blanches m'emportent
Sur les ondes tranquilles
s'étendent des nuages sombres
La vie se fracassera
dans les profondeurs
22 septembre 2006
Mettre l'espoir au clou
Je voulais répondre longuement au dernier commentaire reçu, je n'en ai pas eu le courage.
Vivre heureux c'est vivre sans espoir (et donc logiquement, sans désespoir non plus)
OK.
Mais vivre sans ESPOIR (y a quand meme un doute dans le mot espoir!) mais avec la CERTITUDE que demain ne sera jamais paix, sérénité et bonheur, est ce une vie supportable?
Je n'irai pas plus loin dans la discussion, je n'en ai ni l'envie ni la force.
Pour vous faire sourire, j'ai chipé cette phrase amusante au hasard de mes cheminements internétiques:
Si Microsoft inventait un truc qui ne plante pas, ce serait un clou
Il fallait y penser!! Le clou microsoft, le seul clou implantable... J'adore.
Heureusement que Billou est là pour me redonner le sourire!
21 septembre 2006
...

Non, ce n'est pas moi
J'adore cette photo
Je pourrais parler du contraste
Ombre et lumière
De cette femme qui s'avance vers la clarté
De ses contours qui encore restent flous
De l'onde qu'elle fait naitre sur l'eau
De cette avancée
Comme une renaissance
De ce doute:
Et si elle perdait pied?
Et si finalement
Elle ne cherchait qu'à sombrer?
Je pourrais
La photo est fabuleuse
Elle parle pour moi
Zut, j'ai encore trop parlé non?
Les hommes sont ce qu'est l'instant.
Encore une phrase de Shakespeare.
Et dire que nous passons tout cet "instant" à nous emmerder mutuellement!
A gémir sur l'instant d'avant.
A craindre celui d'après.
A douter, douter, et encore douter.
Parait il que douter c'est déjà être résolu.
C'est toujours mon pote William qui le dit.
Je ne doute même plus.
J'ai passé ce stade.
Certitude du néant.
Occuper maintenant.
Avancer vers l'avant.
20 septembre 2006
comprendre? pourquoi?
Mieux vaut mourir incompris que de passer sa vie à s'expliquer..
Shakespeare
sous entendu: çà servira à rien
conclusion: on nous prend comme on est
re-conclusion: rester soi même...
19 septembre 2006
gravé...

1615
mais la suite?
Qui peut le dire?
Le temps même l'a oublié





































































