20 juin 2006
N.(2)
Et oui, hier, j'ai déversé quelques larmes aussi vaines que sincères sur ce blog.
Et ce matin, épuisée d'avoir lutté toute une nuit contre une insomnie galopante, je me suis reveillée à 5h30, j'ai lu jusqu'à 7h, et je me suis levée.
Une envie de sourire m'a fait allumer le Mac, et lire ma cbox. J'ai répondu, amusée par les spams de la nuit.
Et oui, ce matin, vers 7h05, j'étais devant cet écran silencieux.
Une heure après, je le payais.
Tout ce que je pourrai écrire, sera retenu contre moi, et même ce que je n'écrirai pas.
Mais que peut on retenir contre moi?
Plus rien ne me touche.
Fantôme, les mots, les sons, passent à travers moi.
Et N., ce prénom d'une femme qui m'était et m'est encore chère, est aussi une manière rapide d'écrire le mot "haine".
Celle qui aveugle, celle qui conforte, dans un role de victime, de persécuté, d'innocent.
Vous n'avez lu que ma peine dans ce texte d'hier, vous m'avez comprise.
Peu importe même, si vous m'avez comprise.
Certains n'y voient que des détritus, des mots jetés ici pour me faire plaindre.
Plaindre de quoi, plaindre pourquoi, plaindre comment?
Et çà changerait quoi?
Je classe ce texte dans la cétégorie "désespoirs", mais il faudrait que j'en crée une nouvelle, qui se nommerait "haine".
Le fantôme se dresse, de toute sa transparence. Mais il ne passera pas la nuit sur l'ordi, pour pouvoir poster toutes les heures, comme un pied de nez. Il ne jouera pas avec sa cbox en changeant les fuseaux horaires pour laisser une trace à 3h45 heure de Nouvelle Zélande, rien que pour rire.
Car bien souvent, le fantôme n'a plus envie de rire.
Rire, c'est vivre.
Le fantôme fera son devoir de mère, mènera ses enfants propres et bien peignés à l'école. Puis il rentrera, se perdre dans sa non attente, se laisser glisser le long de ce temps qui n'a plus de prise sur lui.
Un jour peut être, l'épuisement atteindra le point de non retour, et il sera trop tard.
Trop tard pour quoi?
"Tard" est une notion de temps.
Le temps n'existe plus
Quelque chose à dire?
Ca va pas du tout ça ! Je t'envoie un mail
Je dis M
Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME...
Très rapidement
Car je dois aller bosser dans 2mn, juste que si çà continue, je vais te laisser mon phone, non parce que au lieu d'être seule toute la nuit bah moi, je suis au boulot et c'est calme (tant mieux) donc au moins, on pourrait profiter. Ah !!
Bon je te laisserai un comm plus tard si la nuit est calme.A plus tard p'tie Louen !!
Allez-y: lachez vous!
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