30 novembre 2005
Moi, émoi (fin)
Je suis rentrée tout à l'heure, et j'ai ouvert mon blog.
Controlé les compteurs, par habitude.
J'y ai vu les traces de "Moi".
Cette après midi, nous avions échangé quelques mails plutôt durs, et de mon coté, il fallait être aveugle pour ne pas y lire du désespoir.
Terrible la communication par mails, je n'y suis jamais arrivée. Du moins, pas quand je voulais être sérieuse.
Ce qui m'a fait mal, c'est la confirmation de certaines choses terribles.
"Moi" était au courant d'épisodes de ma vie privée... Marrant, car ce n'étaient pas les principaux protagonistes qui lui avaient raconté tout çà.
Pire qu'une star people, Laouenanig... Bientôt elle apprendra dans "Voici" avec qui elle a pris son bain la semaine d'avant...
Enfin... Que dire? Quand on n'a pas parlé à quelqu'un depuis longtemps, pas facile de trouver le début
Il n'avait pas mis de commentaires...
J'ai souris, suis retournée sur mon blog, et j'ai cliqué où il fallait.
Comme quoi, même à travers un mur d'incompréhension, il y a encore un peu de lumière qui passait. J'étais sure de le trouver là.
Ce soir, je vais certainement mieux dormir.
çà n'a rien réglé, rien changé, rien bouleversé dans ma vie.
Ce n'était pas le quart de seconde qui pouvait me faire décoller... Mais...
Lu ailleurs: " il en est d'autres dont je crois faire partie qui doivent hélas désapprendre à aimer"....
Je ne peux pas, et je ne le veux pas. Peut être un jour qui sait, mais pour l'instant je refuse.
Aimer... Nous en avons parlé longuement hier, lors de ma promenade avec *** (dis moi si je peux le dire stp?) . Parlé des différentes définitions, de la langue grecque qui propose 3 mots bien différents pour notre seul verbe "aimer".
Alors je dirais, que l'on doit pouvoir vivre sans aimer (au sens "eros" du terme)
Mais pas sans aimer, "l'autre aimer"...
On peux vivre sans amour, pas sans amitié? Oui et non... C'est plus compliqué que çà... L'amour, l'amitié, ce n'est pas le moment de tenter de trouver une différence.
Elle et moi, nous nous comprenons.
On peut peut être désapprendre désapprendre à aimer, mais pas à "amitier"...
Et encore un néologisme, un...
Vous vous dites: "elle qui hier crachait sur l'amitié, disait: plus jamais, plus confiance, plus y croire, plus...
Je pense toujours ce que j'ai dit hier.
Mais hier, j'ai aussi dit: il y a une liste de gens qui seront toujours pour moi, bien plus que des amis, même si ils n'en sont plus...
Compliqué?
Très...
J'aurais énormément à dire, mais avant çà, j'ai des lignes de blogs amis à relire, des lignes de mails à réfléchir, et à répondre...
Waaaaaaaaaaaaaaaaaa
Excusez moi!
quelques perles aujourd'hui:
- " Comment protéger son pare brise du gel"
Madame, Monsieur: passez votre
chemin: tous les matins je passe un quart d'heure à déglacer ma
voiture (la flemme de la garer sous le hangar!)
- " Survie à poil, et au froid"
Bon. Déjà, avec 12 couches de pulls j'ai froid! Alors à poil... Quelle idée, mais quelle idée...
- " Se muscler en mousse"
Quelqu'un a compris?
Je sais que l'on peut se muscler avec
des prothèses, mais elles ne sont pas en mousse. Et bonjour la
tromperie sur la marchandise! Des beaux mollets, tu parles!
Mais la mousse et la musculature, je ne saisis pas trop
Car se muscler en remuant des haltères en mousse hein?
Où alors, elles seront volumineuses les haltères
Qu'est ce qui est le plus lourd: 5kg de fonte ou 5kg de mousse?
Euh? je doute de pouvoir me muscler avec 5kg de mousse: manque de place!
wow...
Lu ailleurs, en réponse à ce petit texte écrit tout à l 'heure:
" Tu n'as pas raté ta vie parce que tu as seulement rencontré des gens qui ont raté la leur et qui ont voulu t'embarquer dans leur merde"....
Silence, énorme.
Tu as terriblement raison...
Mais j'ai aussi voulu me faire embarquer
et...
Non, je n'ai pas raté ma vie "que pour çà"
Tout est dans le "que".
çà y est, je vais m'y mettre, aujourd'hui si j'ai le temps.
Je vais le commencer ce deuxième roman.
Celui qui aurait du, paraître avant le premier.
Une seule parole?... sourire amer.
Il sera très très long à écrire, j'ai le temps.
Oui, aujourd'hui j'ai atteint un point suffisant de souffrance pour y travailler.
L'histoire... J'en ai déjà parlé. Tout démarre par une phrase.
Un jour, au bord d'un lac...
Le jour n'existe pas.
Reste le lac.
y a peut être un ailleurs...non, même pas
Lu ici:
" j'ai raté ma vie, ici. Peut être qu'ailleurs mon coeur battra mieux, sans ces sursauts meurtriers qui blessent, usent, et finalement tuent. Je n'en veux à personne, parce que çà ne servirait à rien, toute haine m'a quitté."...
Oui, j'ai raté ma vie, ici.
Peut être qu'ailleurs mon coeur battra mieux.
Mais il restera toujours le même...
Avec ces sursauts meurtriers, et la douleur sourde qui y demeure.
Jusqu'à ma dernière seconde
Un quart de seconde suffisait pour s'envoler...
Froid
L'an dernier, je ne savais pas que le froid existait. J'ai toujours aimé les hivers secs, glacés, même le vent du Nord qui m'a accompagnée pendant 29ans ne me génait pas.
Ici, en Bretagne, il ne fait pas très froid, ou rarement. Mais cette humidité ronge plus fort que le gel. J'ai toujours eu du mal à le supporter, mais depuis bientôt 10ans celà ne me causait pas de problèmes majeurs.
Même après les compets, je trainais peu vétue, en plein hiver, sourires, peche d'enfer.
Est venu 2005
Et l'opération, et tout le reste.
Je pensais mourir de chaleur au Moyen Orient en Juillet (je n'ai jamais supporté la chaleur!), j'ai encaissé de manière etonnante.
L'été s'en est allé, et avec lui, la chaleur.
Celle du soleil, la vraie, mais pas que celle là.
Les jours passent, le froid s'installe.
Dehors, mais pas que là.
Le froid, il est au fond de moi. Doigts gelés 24h/24. Frissons, à la limite des courbatures tant je me raidis pour tenter de lutter. Toute ma force, du moins ce qu'il en reste, me sert à surmonter le froid, et souvent , je flanche.
Cette nuit, j'ai dormi avec 2 couvertures fines, et un énorme duvet. çà ne suffisait pas.
Alors, je me suis couchée presque toute habillée. Sous vetements chauds, tee shirt long, un gros pull.
Oui, un gros pull! Et malgré celà, le froid, intense.
Les déséquilibres hormonaux n'y sont pour rien maintenant.
Je me souviens, enfant, de piqûres qui donnaient l'impression qu'un liquide glacé se répandait dans mon corps. Je ressens çà maintenant.
Mon sang n'est plus, remplacé par ce froid, épais, qui chemine lentement.
Au fond de moi, il n'y a plus grand chose.
L'espoir, l'envie, la vie s'en sont allés. Remplacés par du vide, et ce froid qui m'emplit.
Je suis pleine d'absence
Reste le coeur qui bout, au milieu de la glace
Inutilement
Pourtant, je continue à idéaliser le froid, la montagne, la neige. Revant d'hivers ensoleillés, d'air qui brule, de sapins, de silence.
Et de vie, de sourires et de rires.
Un hiver glacé, à Mouthe, aux Rousses, ou ailleurs. Vosges, Alsace, Jura, Allemagne, ou bien plus loin vers l'Est.
Pendant ce temps, je meurs de froid, enroulée dans mon duvet.
Plus rien ne peut me réchauffer.
Mourir de froid, sans espoir d'entrevoir, ne serait ce qu'un quart de seconde de chaleur.
Quelle nuit.... Le froid ne m'a pas quitté une seule seconde...
Je vous en parlerai tout à l'heure.
Je clique sur commentaires, je valide...
Je clique sur stats, je regarde.
Tiens? "Moi" est revenu. Et là, je
peux parier qu'il n'a pas du tout aimé le commentaire, ni le message
qui a suivi
C'était le
problème avec eux (et le monde entier certainement!) : il n'a du lire
que le mauvais coté, refusant de voir la vérité derrière.
Il ne reviendra certainement plus, sinon il m'aurait mailé hier soir.
Qu'importe hein? Tant pis pour moi.
Ce dont j'ai besoin, c'est d'amis, là. Et c'est toujours à eux que je pense...
Pour donner, pour rire, pour partager
Pas de fantômes.
Alors, en attendant que mes doigts
dégèlent un peu, voici "encore" une photo de mon plus fidèle lecteur,
prise hier aprèm:
pauvre loup blanc, enchainé!
Sans le son, on rate quelque chose!
29 novembre 2005
Wow...
Quelle journée!
Si j'arrive à dormir cette nuit, ce sera un miracle.
Je viens de lire un texte bouleversant, et je n'en donnerai pas le lien.
C'était si fort, j'avais l'impression de lire à travers mon coeur.
Alors, je cherche un peu d'humour, pour sourire à la nuit.
Et mes stats me refusent ce cadeau du soir.
Rien à me mettre au coin des lèvres, que du conventionnel, mis à part "camp de
nudistes" mais bon...
Je souris tout de même, en pensant à ce lecteur qui a tapé
" Catalogue de jouet noel Cora"
Et qui a lu 23 pages.
J'ai cliqué sur la recherche, et découvert avec stupeur que j'étais en tête de page!
M'enfin?
Vont me faire un procès chez Cora!
Même pas drole?
Vous avez raison...
de plus en plus loin vers l'intérieur
Si vous voulez me lire, comme je suis vraiment: écorchée vive, ne ratez pas les commentaires sur le message Moi et Moy et moi...
Edifiant
Je ne sais pas ce qui me retiens de tout écrire, tout dévoiler, raconter ce que j'ai vécu pendant plus d'un an, et la chute finale.
Comment j'ai cru être appréciée, et comment j'ai ramassé
Je ne le fais pas, car nous étions 10, et celà ne concerne que nous finalement.
Mais quand je vois les traces de l'un des 10, qui vient ici incognito, et qui me parle d'amitié, çà me fait si mal!
Etre obligée de lui parler ici, par commentaires interposés, c'est trop nul.
Et pourquoi?
Parce que "politiquement correct parlant", je ne suis plus fréquentable
Alors on me lit à la sauvette, bien caché des autres, au cas où ils débarqueraient ici.
Non, je ne m'étendrai pas là dessus.
Et leur parler est impossible.
Alors reste le mal, qui fait son chemin, et pas vers l'extérieur, non... de plus en plus loin, vers l'intérieur.
Allez, je vais en dire quelques mots, juste pour expliquer une ligne du commentaire:
Il était une fois, une fille qui ne demandait rien, et qui donnait tout.
Pour elle, tout était noir, ou blanc.
Alors, elle avait rangé les gens en plusieurs listes:
La liste1: ceux que je ne connaissais pas: je pouvais pas juger
La liste2: ceux que j'aimais, mais attention: avec moi fallait pas se rater, pas de 2eme chance, sinon:
La liste3: ceux que je n'aimais pas? Non, disons, ceux qui m'étaient indifférents, mais totalement indifférents. Pouvaient bien crever au milieu de la rue (liste très courte)
La liste4: liste très très courte
Ceux que j'aimais, mais que j'aimais...
Sans rien demander, sans rien attendre
Tout donner.
Et ceux là, ils étaient définitivement là.
Ils pouvaient me faire mal, très mal, ils y resteraient
Jusqu'à ma dernière seconde
Je disais çà, en pensant: c'est impossible!
Je les aime trop, jamais ils ne me feront autant de mal
Ils était très peu nombreux sur cette liste là...
Parmi les 10, il n'y en avait qu'un tout petit nombre
Et ce sont ceux là qui m'ont fait le plus de mal
Et sur la liste4, leur nom est toujours écrit
Gravé, ineffaçable.
Et après la liste4, il y en avait une autre?
Oui, une autre...une 4améliorée. Mais pour me comprendre...
Force et faiblesse...
Lu ailleurs
Je ne dirai pas où, car c'était trop fort, trop...personnel
" Ma force n'existe pas: ta faiblesse, la mienne... est celle d'être humaine, et d'avoir un coeur, rien de plus."
En réponse à cette phrase, un commentaire:
" Votre force à toutes les deux, est celle d'être humaine, d'avoir un coeur, rien de plus".
soupir...
J'ai écris un jour, un jour où finalement, à y repenser, tout allait parfaitement bien, que ma force était aussi ma faiblesse.
Il suffisait d'un quart de seconde pour basculer de l'une à l'autre. Je pouvais être indestructible, je le pouvais... Toucher le fond si vite, et remonter si haut...
Oui, ma force était ma faiblesse.
Le coté force à disparu, il ne reste que la faiblesse. Immense.
Je préfère stopper la discussion...
Je ne suis qu'un être humain, avec un coeur...rien de plus.
Aurais je préféré ne pas en avoir?
Non, même pas.
Alors je souffre, j'accepte, j'assume.





































































