30 septembre 2005
bonne pour la casse?
Je ne peux m'empecher d'en rajouter quelques lignes:
-2 recherches sur "photos d'eunuques"... Faut croire que çà plait!
-" photo de belle salope": l'est sympa, il aurait pu dire: vieille salope moche...
et le must: une visite en provenance du site internet d'une... "casse auto en Charente"!
Alors là, je nage!!!
Que viens-je faire dans une casse auto moué?
le Monsieur sait il que j'ai une super5 qui a dépassé les 600000km?
Ou bien suis je bonne pour le recyclage?
Le doc qui a fait ma révision des bientôt 39 semblait hésitant...
Sur cette question existentielle profonde, je vous laisse, et m'en vais couler une bielle dans un coin.
A force d'écrire des vils bouquins, me voilà bombardée vilebrequin d'occasion
Elle était tirée par les cheveux, je sais...
Je n'ai pas non plus de vice platinée, je préférerai un vélo en carbone...
Et comme une étoile perdue, parfois on me dit: oh la star t'erres?
Quand à mon statut d'oiseau, j'ai une belle paire d'elle (&)Co
Vous en voulez d'autres?
Excusez moi, c'est l'heure de ma vie d'ange...
na na na na nère...
Amis loups, Werewolf et Martinlothar, j'ai actuellement en train de dévorer mon blog un lecteur arrivé ici en tapant: " loup garou en Bretagne"...
Et toc!!!
L'est arrivé chez moi, pas chez vous, etonnant non?
Moi qui ne suit qu'un infime roitelet, de la roupie de sansonnet face au menu habituel du loup....
leçon de choses...
Leçon de choses:
Les maternelles et les CP sont allés à la pèche à pied lundi dernier.
Nous avons ramené plein de bestioles adorables, toutes plus gluantes les une que les autres.
Le résultat est: un superbe aquarium où tentent de survivre ces malheures bêtes arrachées à leur milieu marin, sous l'oeil amusé des enfants.
Commentaires journaliers de mon fils, 5ans et demi:
- l'anémone a bouffé les crevettes!!!
- y plus de poissons non plus, elle a du manger aussi les poissons!!
- le lièvre de mer est tout seul, il est trop gros on peut pas le mélanger aux autres
mais il mange quoi demandais-je? ben chais pas, il est tout seul
pauvre bête...
- y a un crabe tout mort, il lui manque une patte et sa carapace est toute ouverte, on voit le manger dedans.. sympa
- c'est l'étoile de mer qui a fait çà, elle a mangé le crabe! mais il lui a coupé un bras. pas grave , çà va repousser...
Film d'horreur quotidien dans la classe de maternelle grande section?
Ben, je dirais plutôt:
scènes de la vie quotidienne d'une communauté sous marine...
Franchement: vous croyez que notre vie de terriens est plus sereine, calme, respectueuse d'autrui? Chuis pas très sûre tout d'un coup...
Life is life...
Alors pour oublier mes déceptions d'écriveuse, hier soir je suis repartie au bord de mon lac.
Celui que je n'ai jamais vu.
Mais je refuse d'ajouter : que je ne verrai jamais.
Il existe, et moi aussi.
Nous sommes donc fait tous les deux pour nous rencontrer.
Un jour, je traverserai la France, traînerai un long
moment sur ces routes que j'ai tant aimées. Si peu connues, mais point
n'est besoin de les vivre pendant 20ans pour les aimer et les ressentir
loin au fond de soi.
Le lac Noir, tout près du col de la Schlucht, et du col du Bonhomme... Et ces villages aux noms chantants, qui me rappellent ma jeunesse....Ribeauvillé, Riquewihr, Kaisersberg...
Et je remonterai vers Pierre Percée... Et je me referai cette petite route qui m'a élevée bien plus haut qu'elle n'était censée le faire...
Cette route là je la referai,en vélo,à pied, en courant, mais je veux le silence autour de moi. Et la lenteur. Qui me fera enregistrer encore chaque mètre parcouru.
Là haut, je mangerai 2 ou 3 trèfles histoire de gouter au sucre des alpages...Et je regarderai la brume accrocher les sommets...
Et il y a aussi cette autre route, je souris rien qu'à son évocation.
Une route insignifiante, une longue cote qui débouche sur des paysages qui me ressemblent. Non, je ne peux pas dire çà: ils sont beaux, simples, reposants, magnifiques.
Je ne suis qu'une créature perdue en quête de sérénité.
Et ils me parlent tout doucement, et parfois si fort...
Qui connait le hameau " La Forain"? Allez le trouver sur une carte celui là... C'est le seul nom que j'ai retenu, trop occupée à me remplir d'absolu.
Et après?
Après j'irai traverser l'or du Rhin... Celui qui un samedi soir m'a lancé un appel si puissant.
Derrière lui la forêt sombre s'étalait. 200km de forêt, noire et profonde, de routes en lacets, de routes à enlacer, de sommets à dimensions humaines, à grimper, de chalets qui fument, de villages minuscules, de sentiers sans fin, et de lacs perdus, au milieu des sapins argentés.
Là bas, il y aura des côtes, à grimper en silence, en souplesse, en souffrance parfois, en savourant chaque seconde de bonheur.
Et il y aura des lacs, pour s'y étendre, sur les aiguilles des sapins
s'y étendre sur la mousse tendre des bois
s'y étendre sur le rêve pour mieux le vivre
Le ciel se reflète dans le lac...
Le lac se reflète dans le ciel...
Lac Noir, Glaswald See, 2 lacs, 2 forêts, 2 massifs, 2 régions, 2 pays.
Une même émotion.
Un seul rêve.
private joke
Hier, le commentaire d' Olivier m'a fait du bien: " tu écris de mieux en mieux"...
Merci.
Tu parlais certainement de ces textes sur la forêt, ces textes où je me laisse dériver le long des rêves, au cours des mots.
Je pourrais faire des livres ainsi. Des recueils en prose, sur la montagne. Mais ces textes là ne sont pas "vendeurs".
Des romans déchirants, où je me livrerais vraiment...
Mais il y en a des tonnes. Combien d'écrivains entassent leurs manuscrits au grenier? Des hommes et des femmes qui ont vraiment du talent, pas comme moi.
Qui suis je pour penser vivre de mon stylo?
Alors j'ai préféré mettre en avant mon coté farfelu, écrire des textes comme un raconte une blague, une pièce de théatre comique.
Pour faire sourire, rire , et parfois réfléchir.
Mais le milieu littéraire branché et hautement cultivé ne va pas aimer.
Trop simple, trop cru, trop puéril...Manque de vocabulaire, de profondeur, de technique d'écriture...
L'agressivité que je sais aussi bien manier n'aurait pas plus non plus.
Et le coté poétique "assise au bord du lac " çà c'est du déjà vu, du déjà lu, du trop souvent lu.
A coté, il y a vous: mes lecteurs de blog, qui semblaient apprécier mes textes, et mes pointes d'humour qui cachent parfois mon désespoir.
Alors je fais quoi hein?
Je tente de dénicher le seul éditeur au monde susceptible de publier un "private joke"?
Sourire dépité...
En ce moment je tente en vain de revoir ce bouquin pour l'épurer des commentaires qui cassent le rythme de l'histoire. Mais ce n'est pas une histoire! C'est en fait une conversation à plusieurs: Cindy, Brandon, l'auteur, les lecteurs...
Et sans commentaires, çà ressemble à du roman rose à 2 balles. Alors je fais quoi? j'envoie le manuscrit chez Harlequin? Vont pas aimer, trop farfelu, trop moqueur!
Deuxième exercice de style: J'ai commencé une histoire parallèle, à rajouter à coté, ou en fin de chapitre: une sorte de résumé des commentaires acides de l'auteur, et l'histoire, la vraie, sans les trémolos, moins caramélisées, plus réelle.
cà commence tout doucement, et çà risque de finir en claques dans la gueule virtuelles, en griffures, en phrases bien comme il faut mais d'une violence visible et certaine.
Vont aimer " l'intelligentsia littéraire" ? Pas sûr du tout...
Mais à bousiller ce roman qui ne verra jamais le jour, autant le faire en plein.
Je suis comme çà. Parait il, quand on écrit faut pas faire de sentiments, faut se servir de sa vie ou de son histoire comme d'un objet... Ouais. Mais l'émotion, la vibration, necessaire à toute création hein?
On écrit , on écrit, mais après faut se plier aux ordres, aux souhaits de ceux qui lisent.
Alors, on se plie. Même si on a l'impression de se trahir parfois.
Ce bouquin là, je vais le revoir.
Mais j'en garderai toujours le premier jet, celui qui venait du coeur.
Le vrai? Certainement.
Autre idée: mais là, adieu les rêves de gagner un peu d'argent avec ma prose...
Le lancer en e-book.
Parait que Stephen King s'y est amusé.
OK! Vu ma notoriété çà doit rouler...
Je vais me renseigner, et peut être bientôt sur les ondes du Laouenanig en morceaux à acheter petit bout par petit bout..
çà casse l'ambiance hein?
Ben oui, mais si c'est un premier pas, je le ferai
Ce qui me tue, c'est que cela se fasse sur ce livre là.
Parce que ce livre là, j'y tiens énormément.
Bien plus que ce qu'on peut le croire.
Et pendant ce temps, mes rêves de tenir un jour ce bouquin imprimé et relié s'éloignent..
message perso bis...
Madame, ou monsieur,
Vous qui avez ouvert 88 pages de ce blog, cette nuit, vers minuit heure locale (mais pas chez vous bien sûr!), si vous revenez me lire: laissez moi un petit mot, s'il vous plait.
Un petit mot du Chili, un bol d'air pur d'un autre hémisphère,d 'un autre monde, plein de deserts et de montagnes...
Je suis curieuse, je voudrais toujours savoir ce qui vous plait dans mon blog, ce que vous regardez, ce que vous comprenez ou ne comprenez pas...
En tant que "légèrement polyglotte", vous pouvez même m'écrire en Anglais, en Allemand, en Espagnol, en Italien, en Portugais (je ferai des efforts) et même, oui même en Français.
Je ne cherche pas à privilégier mes lecteurs étrangers face à vous, amis français/belges/suisses ou canadiens, mais c'est une manière de voyager ensemble...
29 septembre 2005
Alors aujourd'hui, çà vole très très haut....
Que dire:
J'ai eu droit à: " le pélican frisé qui vole, paranoïa dans la tête....
Je sais que parfois je déraille, mais de là à en arriver là... chuis pas frisée, pas pélican, mais un poil parano quand même!
" Poème sur les luttes ouvrières"..
Et moi qui ne me suis jamais lancée sur des débats politiques, etonnant.
" photo de fille nue sous l'eau": ben celle là, si elle fait pipi on ne s'en rendra même pas compte!!!
Morte de rire...
Et pour finir une plus romantique:
" tu me manques même quand tu es là"...
Et on arrive chez moi en tapant çà?
wow...sourire
28 septembre 2005
googlerie du soir....
Palme du jour ex aequo :
" fille nue qui fait pipi".
Bon, je l'avoue, il m'arrive de faire pipi nue, avant de prendre ma douche, mais de là à en parler sur mon blog...
Zut, j'en ai parlé, aïe mes stats!!!!
et
" cochonne"
Bon, rien de spécial là dedans, mais le lecteur a ouvert 13 pages, ce qui prouve que:
1) il n'est pas superstitieux.
2) il est moins con que sa recherche ne le laissait prévoir: il a du apprécier quelques textes ou photos..
Je vais donc bosser désormais dans la rédemption des obsédés sexuels...
Y du boulot, marché porteur!!
Rêve...
C'est la pleine lune.
Assise au bord de l'eau je la regarde se refléter sur le miroir au noir si lisse..
Quand un frisson secoue la surface du lac, la lune semble trembler, parcourue d'une onde silencieuse...
Le lac est rond, rond comme cette seule source de lumière qui l'éclaire.
Dans la fraîcheur de la nuit monte l'odeur des sapins argentés qui m'entourent.
Je suis en paix, et je souris.
Je
souris au lac endormi, et en me penchant j'y vois le reflet de mon âme,
comme une traîne de petits diamants invisibles que seule je peux
deviner, dansant sur l'eau qui vibre lentement sous le souffle du vent.
Et la nuit passe...
Au bord du lac.
Je suis au bord du lac, il est au bord de moi.
Autour de moi.
Je pourrais marcher sur l'eau, me coucher sous l'eau, le sentir m'envelopper.
Je suis au coeur du lac, caché au coeur de la forêt.
Je suis au coeur du rêve...
Autour de moi, l'eau, les sapins, la forêt, la montagne.
Que dure la nuit pour que jamais le rêve ne cesse.
Non, que s'enfuie la nuit et que le rêve demeure...
écrire, oui mais...
Qu'ai je écris depuis deux semaines? Rien.
Des photos, trois lignes, et rien.
Ma force physique part chaque jour un peu plus loin en vacances, et en même temps il me semble que mon cerveau s'est lui aussi mis en sommeil.
Depression certaine, dégout de tout, vie plate dénuée d'envies.
Et ce bouquin qui m'embête...
Après 15j de repos, je le relis, et je découvre qu'il est incompréhensible. Si je me mets à la place d'un lecteur anonyme, je ferme le livre dès la première page et me dis:????
Car ,pour comprendre le fil de cette histoire farfelue, il faut me connaître, et me comprendre.
Et comme dit mon cher Michel Berger, pour me comprendre, etc..
Je crois bien que cette chanson me suivra toute ma vie, elle me ressemble.
Etonnant, mais je n'en ai pas recopié les paroles ici.
Donc, j'ai écris un truc trop perso, perdue dans mes délires. Va falloir bosser pour le rendre lisible.
Ces pages là, c'est "moi", sans être moi à 100%.
De la déconnade, avec quelques passages poétiques, et d'autres qui déchirent un peu plus...
Si je m'étais vraiment livrée, je l'aurais écris avec du désespoir, de la violence, de l'agressivité, de l'ironie, réactions de bête adossée à la falaise face à la meute.
J'ai voulu y mettre de l'humour, et j'avais une bonne raison de le faire.
Un jour peut être je me lancerai sur un texte plus grinçant, plus méchant, plus dur. Pas sûr que çà plaise...
Que faire?
Etre soi et être rejetée?
Etre dans la norme, et être lue?
Bonne question.
Etre soi c'est écrire pour soi. Si on veut être lue et appréciée, il faut penser autrement, écrire pour autre chose que la simple satisfaction d'évacuer tous ces mots qui se pressent à la porte...
Ce bouquin, je peux le réecrire à l'infini...
Avec violence, avec des hurlements de douleur, avec des cris d'espoir, avec encore plus de délire, avec une vision 100% poétique, décalée qu'on n'en comprendrait pas une seule ligne,
avec encore plus de guimauve, avec des claques, avec mes griffes, avec mes larmes, et même, oui même, sans un mot.
Mais il faut que çà plaise...
Difficile..





































































