face au vent-avel a benn

face au vent, je vole... le vent me portera, et si il faiblit, je lui donnerai mes ailes. Poésie, photos, coups de gueules, délires, vivez l'instant avec une Bretonne de l'intérieur

26 juin 2005

la suite!

Il arrive parfois que ces 2 mondes cohabitent (les riches et les pauvres)
Je me souviens d'un petit resto turc où nous allions manger tous les soirs.Sur le toit,nous mangions loin des touristes,des canards venaient quemander des miettes.
Là bas,se mélangeaient toutes les classes: ouvriers fatigués et hommes d'affaires terriblements friqués. Tout le monde se parlait,nous parlait,autour d'un verre de raki et de quelques grillades. Et ma fille,était la reine,du haut de ses 4ans.
C'était déjà l'Orient,son hospitalité,ses règles différentes des notres,ce "je ne sais quoi" que l'on rencontre que chez les Musulmans .Respect de l'autre? je ne sais pas.

J'avais été choquée par le refus de la mendicité des pauvres de là bas.Même les plus pauvres vendaient quelque chose: des briquets rafistolés,du grain pour les pigeons,ou simplement le droit de se peser sur une balance antique.Ultime fierté.

Je me souviens d'un pauvre gars qui tirait une charrette de pains ronds dans le quartier le plus pauvre de la ville.Nous avions faim.Il était très surpris de rencontrer des touristes. Nous lui avions acheté 3 pains,et donné un billet sans demander le prix,on le connaissait par coeur.
Cet homme a commencé à nous expliquer en turc que ses pains étaient moins cher (vu le quartier,logique) mais qu'il ne pouvait pas nous rendre la monnaie. Je lui fait signe de garder tout. Il continue à parler,je ne comprends pas tout mais saisis l'essentiel: il refuse que l'on paye plus cher. J'insiste.Alors,dans un geste digne,il prend 2 pains supplementaires,les roule dans du papier journal et me les met dans le sac à dos.
Sourires mutuels.
Nous continuons notre chemin,sans un mot,emotion
C'est cette image que j'ai gardé de mes voyages à Istambul,pas le souvenir des merveilles que j'ai vues.

Amman .Jordanie.
Je souris en pensant à mon gentil PC debranché.Son processeur ne doit plus être à 42 degrésC
Nous si
Et ce n'est que le début
La ville nous happe,nous entraine
Il faut se reposer un peu,si possible.Demain,une autre frontière à passer
Et 1 de mes rêves deviendra réalité
Damas. Rien que le nom me fait vibrer
Mais ceci est .....Devinez?
Une autre histoire! Bravo! y en a qui ont suivi
J'en vois un qui dort dans le coin là!
Allez! vous êtes au frais,ne vous plaignez pas!

Ecrit par Laouenanig à 01:20 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Quelque chose à dire?

Que nenni, il fait très chaud ici...mais je préfère rêver à ta chaleur...

Ecrit par mouette rieuse, 26 juin 2005 à 11:52

au frais c vite dit...

Ecrit par Cécile., 27 juin 2005 à 13:03

Allez-y: lachez vous!







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