31 mai 2005
compagnon d'écriture
Tu n'avais plus d'encre à me donner
Je t'ai conservé précieusement,quand même
Impossible de te jeter
Nous avions trop partagé de mots ensemble
Tu avais écrit mes espoirs et mes peines
Partout,au soleil,au fond du lit le soir
Je t'ai tenu,si doux entre mes doigts
Comme un fil auquel je me raccrochais
Tu étais un peu tout ce qu'il me restait
Je te parlais,et tu écrivais
Sans toi j'étais muette
Sans toi mes feuilles blanches restaient vierges
Sans moi tu serais resté tout neuf
Mais toi aussi ta vie c'était d'écrire
Moi aussi,je n'ai plus grand chose à donner
Mes mots je dois les conserver en moi
Je suis comme toi,inutile et vide
Il est si facile de me jetter
Partons ensemble,toi et moi
Finir nos vies,là bas au calme
Nous nous poserons dans l'herbe face aux montagnes
Et je te prendrai encore dans la main
De ta bille sèche je caresserai les pages
Formant des mots que nul ne pourra lire
Ces mots là,jamais écrits,ne blesseront personne
Je te raconterai des histoires anciennes
De vent et puis d'oiseau qui volait
Et tu feras semblant de ne pas déjà les connaitre
Toi aussi,de ton encre invisible
Tu m'écriras ces mots que j'aurais voulu lire
Tu écriras là haut,sur la neige des cimes
Où je me coucherai dans ce nid froid et pur
J'étais l'oiseau qui écrivait au vent
Tu étais le bout de ma plume
entrer dans la douceur
Invitation au voyage à l'interieur du rose
Les petites taches roses vifs sont comme des mots écrits dans une langue inconnue
Se ballader dessus,les comprendre
Atteindre le coeur de la fleur
Gouter son nectar
Se plonger dans le pollen si doux
S'y noyer doucement
envole moi
Papillon insouciant
envole moi
laisse moi décoller avec toi
laisse moi me recouvrir de la poudre de tes ailes
Le vol du sphinx qui suspend le temps
Plonge au coeur des fleurs
Enivre toi de leurs parfums
Je me dissous
Je me sens m'évanouir lentement
Maintenant,il me faut commencer à guérir
Question de survie
Pour un jour aller au bout de mes rêves
Là-bas
Où on ne me comprendra peut-être pas
Mais où on m'acceptera
Je voudrais mourir dans un ultime rire
Un rire lancé comme un SOS inutile
Je vaux mieux que çà
Certainement
Alors pourquoi me faire aussi mal?
Moi aussi j'ai besoin de sourire
Pour me sauver de moi-même
Suite de mots sans cohésion
Suite de mots qui ne servent à rien
Sauf à ouvrir la plaie en grand
Pour qu'en coule le mal qui me ronge
Pour que je puisse encore
Continuer à vivre
enfantillages
Mardi 31 Mai.Sur le calendrier,il est écrit "Visitation". Tiens,je ne savais pas que ce mot existait...
Ce sera une journée silence,sans musique,sans chants d'oiseaux. Une journée "visitation" des recoins les plus douloureux de mon âme.
En bonne fille raisonnable je
laisserai le temps s'écouler jusqu'à ce que la nuit revienne,et que
l'aube du lendemain apporte le renouveau d'un autre jour.Mercredi 1er
Juin.
Changer de jour,de date,de mois,rien changer du tout.
Adieu le mois de Mai.
En bonne fille raisonnable je n'écouterai pas mes démons. Je prendrai mes chaussures de running fatiguées,et partirai courir un peu,ou plus. Histoire de me prouver que je ne suis pas qu'une âme,que mon corps existe aussi,qu'il me le rappelle en souffrant.
Respirer,mettre un pied devant l'autre,taper le sol,sentir la vibration dans mes genoux.Je cours,donc je vis.
J'irai courir,au lieu de suivre la voix de mon desespoir. Celle qui me pousserait à fuir,à partir me cacher,loin. Prendre la route.Dire à la voiture de conduire seule,je n'ai plus la concentration suffisante.
Aller ailleurs. Arreter le moteur. Rester là.Regarder d'autres gens passer,repasser,vivre.
Ne pas ouvrir la porte.Attendre. Quoi me direz vous?.... Sourire désabusé.
Attendre.
Laisser le temps s'écouler.Respirer un autre air. Voir sans
voir,entendre sans entendre. Et le soir,repartir. Chez moi.Me cacher
encore.
Faire tout çà pour rien. Comme çà. Enfantillages. Alors je reste là.
Aujourd'hui j'aurais pu écrire un texte fort.Je ne dis pas qu'il aurait été beau.Non,mais déchirant,oui. Remplir les 16 pages qu'il reste sur ce cahier ne m'aurait pas pris longtemps.
Ce texte,il est là.Morcelé dans ma tête.çà fait mal de se taire.Parler ferait encore plus de mal,un vrai désastre.
Alors je me tais,je commence à en avoir l'habitude
Croire en la Force
écrit le 30 Mai au soir
Me revoilà avec mon stylo. A la
télé, Star Wars épisode 5.Je tente de suivre.J'adore ce mélange
d'action et d'humour.Avec une belle part de rêve.Mais mon oeil est
irresistiblement attiré par la fenêtre face à moi. Le jour
tombe,lentement sur la forêt.Les conifères sont beaux au printemps,les
nouvelles pousses des ifs ressortent si bien sur l'ancien feuillage
vert sombre,un liseré fluo qui éclaire les arbres.Au pied d'un if,un
petit groupe de digitales.J'adore ces fleurs.De belles rosettes de
feuilles,la tige qui s'élève vers le ciel,et qui se couvre de
clochettes roses vifs.D'abord,s'ouvrent celles du bas,puis celles du
haut.J'aime le contraste entre le rose des clochettes ouvertes et le
vert doux de celles qui sont fermées.
Si nous portions sur nous ces couleurs là nous friserions le ridicule.Mais dans la natures,aucune faute de gout.
Les
digitales sont là,immobiles .Il n'y a pas un souffle d'air,les grands
arbres les protègent du vent. Paix,serenité,ces épis me fascinent.Je
voudrais être bourdon et aller me cacher dans les clochettes.
Pendant ce temps,les armes crachent du feu,les vaisseaux explosent,vitesse,bruit,j'aime ce contraste aussi.
Etonnant
ces vieux films.Ils nous montrent des visions du futur lointain,des
engins incroyables,des technologies même pas imaginables en rêves.
Et
en même temps,il nous semble que ce que nous voyons est dépassé:les
costumes ringards,les coiffures "d'avant",la déco des vaisseaux...Le
passé du futur?
Quand j'étais gosse je bavais devant
Star Trek,cette série paraitrait dépassée maintenant.Et Cosmos 1999 qui
s'en souvient? Je n'ai jamais raté un épisode et encore maintenant je
revois le générique,la terre et la lune qui s'éloignent..
Que nous a t'on pondu depuis ? Rien.
Star Wars,western du futur,les bons,les méchants,les robots qui ont des sentiments,émouvant.
Ce mythe de la force. Son coté obscur,si tentant...
Les sabres laser tournoient,les digitales restent immobiles. Elles pointent leurs épis comme une fusée de feu d'artifice rose qui se serait figée dans son envol.
La force
Elle est là,tout au fond de moi.Bien cachée derrière les murs érigés par ma faiblesse.Les 2 ne font qu'un.Non,pas exactement.Disons que ma faiblesse,ma seule faiblesse,est le révélateur de ma force.Un rien suffit et les 2 sont en phases,je deviens invincible.
Un rien suffit aussi pour me mettre à genoux.
Force et faiblesse.2 mots qui commencent par la même lettre.
Je n'en veux pas à ma faiblesse,elle est en moi,je l'accepte.Je ne cherche pas à l'apprivoiser.
Ma
force et ma faiblesse...Rien à voir avec la force et le coté obscur de
la force.En moi,il n'y a pas de coté obscur.Mes cotés noirs ne sont pas
des mauvais cotés,ils sont le résultat de ma faiblesse.
Comment reconnaitre le bon coté du mauvais demande Luke?
Tu le sauras quand ce sera le moment..Mais comment?
Vide ton esprit de ces questions...
Tu dois désapprendre tout ce que tu as appris...
Je dresse l'oreille,je sens que je suis à un moment fort du film.
Non! N'essaie pas.Fais le ou ne le fais pas.Il n'y a pas d'essai.
N de D.... Je savais que c'était tiré de là,mais çà me fait bizarre...
La Force nous entoure et nous relie.Tu dois sentir la Force autour de toi,là,entre toi et moi,l'arbre,la roche,partout...
J'arrive pas à y croire!
Voilà pourquoi tu echoues...
Y croire. Croire en l'impossible.Justement parce que personne n'y croit,et c'est ce qui fait que celà devient possible.j'ai du déjà écrire çà...
Y croire.En ma force.
Croire en ma faiblesse,et en ma force.Je ne demande que çà.ah non! j'ai dit que je ne demandais rien.
Je
continue donc à croire.je le dis.Pour le moment celà est inutile,les
murs qui sont autour me renvoient mes mots,mes sons,mes pensées.
Sens la Force affluer.Concentre toi.Calme.A travers la Force d'autres choses tu verras.Controle toi.
Yoda! Viens à mon secours! Apprend moi!
Par la fenêtre,la nuit tombe.Rien ne change.Et quand il fera noir,les digitales seront toujours là,il suffira d'y penser pour les voir.
Ce qui n'est pas visible n'est pas forcement absent.
Ce qui est vrai pour les fleurs l'est il pour tout? Ce serait fabuleux.
Je sens la Force!
mais tu ne sais pas encore la controler..
Trop pressé...
Je ne suis pas comme lui,mais j'ai du mal à rester enfermée dans mes silences,j'ai besoin de la sentir,la Force.pour m'en servir,et pour la donner.
Donner ce qu'il me reste de force à ma faiblesse,pour qu'elle redevienne une force.
Vous ne suivez pas? Je vous comprends.
La nuit est tombée.Elles sont toujours là.Je le sais.
Je n'écris pas beaucoup en ce moment.Voilà un mois que j'ai commencé ce cahier et il n'est toujours pas fini. Pourtant,je pourrais en écrire un par jour si je me lachais.
Il faudrait aussi que je me renouvelle,chaque message n'est finalement que la suite du précedent.Je manque de vocabulaire,et mon sens poétique est très limité.De quoi faire sourire parfois. Pour traduire correctement et de belle manière ce que je ressents il me faudrait du talent. Pour l'instant,je n'ai que la souffrance. C'est déjà un bon moteur pour écrire.
30 mai 2005
juste pour rire...
Pour faire plaisir à un ami, celui qui est venu chez moi au mois de Mai,je vais publier ici une photo idiote.
J'imagine d'ici les rires de certains de mes amis-lecteurs dont je ne citerai pas le nom..
Donc,mon ami du net et nous-mêmes étions allés nous
ballader à la Pointe du Raz.Au retour,nous nous sommes arretés à
Douarnenez,boire une bonne biere bretonne.
Nous avions pris sa voiture,et nous étions garés sur le Port Musée,en face des vieux bateaux.
En partant,mon ami a "oublié" qui était garé entre 2 plots que l'on surnomme souvent "bittes",même si elles ne servent pas à l'amarrage des bateaux. Invisibles,ces trucs là sont traitres!
Il a éraflé légèrement sa belle voiture qui semblait n'avoir jamais été utilisée,ce qui n'est pas le cas de la mienne!
Tout à l'heure,pour rompre la série de mails noirs que l'on s'envoyait,je lui ai fait la surprise de lui mettre en PJ la photo de la dite "Bitte".
Et je ne resiste pas au plaisir de la mettre ici
je rigole encore....
quelle honte...
je ne voulais pas recommencer dans mon délire "mais pourquoi ont ils tapé çà en recherche Google",mais là,çà frise les sommets!
Un visiteur est venu sur mon blog (et en plus,il a visité 6pages!) en tapant :
"Saint Genest Malifaux Salope"
Pour ceux qui n'ont pas un GPS à la place du cerveau,Saint Genest Malifaux est un adorable et minuscule village de la Loire,perdu dans les sapinières.
J'en ai parlé car j'y ai travaillé dans ma jeunesse.
Mais pourquoi "salope"? et en plus,c'est mon blog qui apparait en première ligne de la recherche! J'ai employé le mot "salope" dans la phrase "la vie n'est pas toujours rose,elle est parfois un peu salope"... Mais pas du tout dans ce message sur la Loire.
Et loin de moi tout rapprochement entre ce village et ce mot grossier
Je m'excuse auprès des habitants du village,si par miracle l'un d'entre eux tombait ici!
Que mon nom soit associé à une recherche aussi vulgaire me révolte.








































































