face au vent-avel a benn

face au vent, je vole... le vent me portera, et si il faiblit, je lui donnerai mes ailes. Poésie, photos, coups de gueules, délires, vivez l'instant avec une Bretonne de l'intérieur

29 avril 2005

extraits "d'avant" 2

Pour "situer",je vous dirai que le 21 Janvier sonna comme un fin avant la fin,je ne dirai rien de plus,censure automatique.

    Samedi 22 Janvier

    2 jours déjà. J'ai comme l'impression d'avoir failli à ma promesse .maintenant,je me dis! dingue,2j sans écrire seulement! alors qu'ensuite tu es restée si longtemps,pour d'autres raisons qui paraissaient moins graves.

 La journée d'hier fut ce qu'elle fut,je n'ai pas la force d'en parler. Si chaque jour qui passe laisse une trace dans mon âme,celui ci a laissé une trace indélébile,et sur mon corps aussi.
Rien de plus à dire autocensure

 Je persiste à vouloir parler au monde,à échanger des idées,tout çà parce qu'un petit nombre me reste fidèle,m'aide à tenir le coup,pensant que mon ras le bol est du à la maladie. Si ils savaient! la maladie je m'en fous,la cause de tout çà n'est pas difficile à trouver,mon corps suit mon esprit,et mon esprit est détruit chaque jour un peu plus. Je ne suis guère optimiste,un jour je vais craquer.
Quand je serai seule,coupée du monde,un jour comme un autre,une seconde pas différente des autres. Je ne suis pas un roc,et même les rocs s'usent,l'érosion attaque même le granit,alors les pierres tendres comme moi! Je suis un bout de rocher accroché à la falaise,et la mer vient bouffer le sable à mes pieds,et chaque petit grain qui s'en va annonce la chute de la pierre,c'est inexorable,pflouf final garanti.

Si je dois me noyer je le ferai,une dernière cabriole avant de plonger. Mais je veux y aller seule.Et je commence à avoir peur que dans ma chute j'éclabousse des gens qui ne sont pour rien dans mes problèmes,et qui sont à des lieues de savoir le pourquoi du comment. Les innocents n'ont pas à souffrir de mes problèmes,je voudrais les mettre en garde,mais je ne le peux pas,sinon ils prendraient peur et je les perdrais.

Alors que me reste il? Toi,mon fil de soie,solide jusqu'où? Mon stylo et ce papier,comme seul fil qui me rattache à la terre,avant la rupture finale.

vivre pour aujourd'hui? Vivre pour le présent? Même plus possible! Que faire? Regarder derriere,il n'en est pas question. Le bon vieux temps et ses regrets,ses "si j'avais su/voulu",non çà je m'y refuse. Mais je sais que demain sera le même jour,que l'avenir n'existe pas,que pour moi c'est fini,et que de toute façon,je n'ai même plus envie .Qu'il faut tenir pour eux,mes 2 gamins,autant que je peux.

Que faire? ce que j'ai fait depuis que je suis née: m'inventer un monde imaginaire,et évoluer dedans,des personnages,des lieux,comme une étoile qui traverse le ciel,en douceur,et parfois vibrer,vivre,sentir,toucher,rever pour tenir le coup,refuser le passé,l'avenir,le présent,vivre dans une autre dimension,la mienne. Un monde où plus rien ne peut m'atteindre. Prendre des repères,des buts idiots,si facile à atteindre qu'il ne peut pas en etre autrement que de réussir.

   Et commença une semaine d'enfer.... 24 janvier de cauchemard,confirmation le lendemain.

  Mercredi 26 Janvier

  Combien de jours passés sans écrire une ligne? J'ai cru vivre un cauchemard? je l'ai vécu,et je suis en plein dedans... Pas pu écrire,ce cahier me fait trop penser...En même temps,il est tout ce qu'il me reste. Quand la douleur est trop forte je ne veux pas tenter de m'accrocher au fil de peur de le casser.

Tout se ligue contre moi,je dois vivre ces moments comme une épreuve,en sachant que la fin recule à mesure que j'avance. Le pire est devant.

La tempete calmée,il me reste les marques,l'immense fatigue,ma tête qui brule d'avoir trop pensé,mes yeux lourds d'avoir trop pleuré. Et mon corps,meme lui n'en veut plus. A chaque respiration je sens mes poumons qui raclent mes cotes,et je pense à "avant",cette douleur que je vais porter comme une croix. Je vais etre belle Dimanche! ("jour de mon championnat national)
Parlons en de dimanche! Il y a un an j'y croyais,j'ai bossé dur,je n'ai pas compté ma peine,ni économisé ma sueur. Et voilà,tout est fini avant meme d'avoir commencé. Adieu,meme le plaisir de me battre est parti. Je n'ai jamais été aussi fatiguée,je brule,je ne peux plus marcher. Et pourtant il me faudra pédaler,subir la douleur et l'humiliation,les commentaires des autres sur ma contreperf,le triomphe des filles sur le podium,celles que j'aurais battu si facilement...

Que faire? croire encore? non,réaliste. Alors,y croire pour les autres,y aller la tete haute,le sourire aux lèvres,crier,pleurer,agiter mon drapeau,aider les miens,ceux qui m'ont toujours encouragée.
Je veux des maillots,je les veux comme une récompense,c'est égoiste! Supporter fidèle,qui donne,qui donne...

Faut que j'envisage l'autre scénario,la deception,la cata,que j'y pense,que je m'y prépare,que je trouve la réponse. Mais je vois tellement la victoire.. Tenir jusqu'à dimanche,éviter d'en parler,etre parfaite. Superstition,j'évite de trop parler.

  Tiens,on en arrive direct au 28 Janvier....

Ecrit par Laouenanig à 11:41 - mon âme à nu - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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Allez-y: lachez vous!







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