31 mars 2005
éclaireuse
Mes stats vont etre en baisse! Parait il que les visites augmentent quand l'auteur du blog est proche du suicide... Les lecteurs veulent du noir,du très noir... Ecrire pour dire que tout va bien fait fuir les voyeurs... Alors partez! Je m'en fous! J'ai mon petit comité de lecteurs fidèles,et j'ose esperer qu'ils préfèrent me voir sourire que pleurer!
Ce matin,en partant mener mon fils à l'école,je l'ai vue! La
première hirondelle! Je l'appelle "l'éclaireuse". Elle est seule,elle
vient pour voir si tout est en place: les nids de l'an dernier,le fil
pour se poser...Si la crèche est toujours accessible facilement,si le
chat n'a pas échaffaudé un plan démoniaque pour les croquer toutes
crues...
Quand elle est rassurée et reposée,elle repart. 2 jours
après,elle revient,avec sa famille,et c'est parti pour une saison de
bonheur à les regarder évoluer,jouer avec nous,froler le chat en
hurlant,et si joliment blablater sur leur fil.
Ce matin,chaque ferme avait son éclaireuse. Une par maison,pas une de plus. Un petit messager du bonheur posé sur son fil.Chaque année je note la date de son retour,et cette année c'est vraiment très tôt. L'hirondelle n'a pas voulu arriver le premier Avril,çà aurait été un signe que le mois serait beau,mais peut-etre faut il interpreter son retour le 31 Mars de la même manière. Comme un présage aux jours meilleurs,aux instants de bonheur si éphémères mais tellement intenses.
Quand je retournerai travailler au jardin je les entendrai me parler sur leur fil,dingue la conversation qu'elles ont. Farouches,elles ralent quand j'entre dans leur crèche,et je m'excuse presque de le faire. Une année,j'ai eu l'immense joie d'en voir 2 tenter de nicher au grenier. J'étais en train de remuer les cartons qui l'encombrent,et elles sont entrées,ont voleté autour de ma tête,et se sont posées à 50cm de moi,sur une poutre,discutant comme si je n'étais pas là.
Mais le vrai plaisir c'est de les voir voler,et éviter les obstacles au dernier moment. Et qu'on ne me dise pas qu'elles ne pensent pas,on voit bien qu'elles jouent! J'en ai vu un soir rendre dingue un pauvre chien qui les poursuivait: elles volaient à 2,à ras du sol,le chien à leur poursuite. Soudain,un arbre. L'une passe à gauche,l'autre à droite,et le chien...s'écrase sur le tronc. Pareil avec le chat,elles jouent à faire des piqués sur son dos,allant presque à le toucher. Un matin il a réussi à en attraper une,j'ai bondis dessus,ouvert sa gueule,et sauvé l'oiseau qui m'a remercié d'un clin d'oeil. Non,çà c'est dans mes rêves.
Donc,me voici chantonnant et sautillant,c'est le
printemps,les six rondelles sont de retour,et mis à part un stress
grandissant (ah non çà va pas recommencer!) tout va bien.
J'ai
décidé de me forcer un peu: au lieu de ne croire en rien et d'esperer
avoir tort,j'essaie de croire un tout petit peu que le beau temps
viendra vraiment et qu'Avril tiendra ses promesses.
Tout à bien commencé,puisque l'éclaireuse est là.... reste plus qu'à vivre,et à attendre.
Je vous envoie mes sourires,de Mars,d'Avril,et de plus tard aussi ,j'espère.
sourire d'Avril et ....stress
31 Mars...
1 ere rature! J'avais écrit 31 Avril! Trop d'optimisme? Voilà que je vois déjà ce bon mois d'Avril terminé dans ma hate d'enterrer Mars...
Je vais me le faire comment ce requiem pour Mars? Très noir,Mars et ses doutes,Avril et son..stress...? Poétique? Les premières fleurs de glycine,les hirondelles qui sont revenues ce matin,les oiseaux qui commencent leur parade nuptiale? (zut! çà y est,çà dérape déjà) Ou bien completement déjanté? Ou alors un mélange des 3 finalement....
C'est vrai qu'en revenant de lire le blog d'un de mes fidèles
lecteurs,j'ai comme un coup de blues,sa peine me touche énormément.
C'est
vrai aussi,que ce mois d'Avril,en général,je suis toujours pressée
qu'il se termine.Mois de transition entre le froid et le
suuuuuuuuuuuuuuuuublime mois de Mai,le mois de Mai où je me roulerais
dans les fleurs à longueur de journée si je ne savais pas que les
taches de pollen partent très mal au lavage,même en utilisant Skip.
Mai si attendu! Le summum de la saison de vélo sur route (pour
moi du moins!).Les retrouvailles avec les copains perdus de vue depuis
fin Janvier,les longues courses,les jours qui n'en finissent pas,la
plénitude du printemps,chaleur sans excès,et débauche de couleurs.
Avril est habituellement un mois où je raye les jours sur le
calendrier,trop pressée. 30 jours.
Et bien cette année,Avril va etre
sympa avec moi! Il ne comptera que 18 petits jours! Après le 18
commencera un autre Avril,celui d'une dimension parallèle,un autre
monde,aller simple pour l'enfer et pour gagner le billet de retour
faudra serrer les poings. Y croire,et remonter vers Mai,vers Juin,vers
après.
Alors je n'y pense pas.Avril 2005 ne comptera que 18 jours,et crénondenondeD***! ,ces 18jours ils vont compter double je vous le dis!
Mars s'en va? Tant mieux. J'ai l'impression aujourd'hui d'etre
un loup grimpé sur la colline,le museau levé vers le ciel et en train
de hurler :Avriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiil !!!!!!!!
Excusez moi,c'est le stress.Et pourtant je viens de me taper 90km de vélo avec 1200m de dénivelé,ce qui vaut bien 150km de plat!
Ah oui? Vous ne saviez pas? Je suis hyper...stressée.Ne me
demandez pas pourquoi,la liste est longue. Mais là,çà devient
énorme,incroyable d'etre stressée à ce point!
Au point de me perdre
à 500m de chez moi,d'etre completement décalée dans les horaires de
repas,de dodo (euh? c'est quoi dormir au fait?). Au point même (ultime
affront pour une cycliste!) de ne plus avoir envie de pédaler.
Plus envie de rien,non,vraiment,sauf de ....destresser.
Et là,j'ai testé pour vous plusieurs techniques:
1) la méditation: Tu parles! Zen et moi çà fait 2....Allez! On se concentre,on se répète la phrase "je ne suis pas stressée","je ne suis pas stressée"......P*****! çà me stresse de répeter ce truc là!
2) le chocolat: Youpi! C'est Paques,on en profite! Le chocolat c'est plein de je ne sais quelle hormone proche de l'endorphine (salut à toi) .Ben çà marche pas! A part bousiller mon estomac pas du tout habitué aux excès..
3) se jetter sur la bouffe: Meme constat: rien ne passe! La nuit (je ne dors pas) je meurs de faim,et le matin il me faut 30minutes pour avaler une tartine,moi qui mange plus que tout le reste de ma famille réuni....
4) Le jardin: "les taches simples et physiques".... gratter,desherber....gestes betes qui destressent.Mais pourquoi ce &#¤£@ de chiendent s'est ressemé partout,pourquoi la racine ne vient pas,et cette sal*****e qui a envahi mes massif! grrrrrrrrrrrrrrrrrr! je stresse
5) Le vélo: on y revient! Incapable meme de se souvenir qu'après "on baisse le pied gauche" il faut baisser le pied droit.... incapable de se concentrer,on oublie de tourner,on oublie les stop,juste bonne à se mettre au fossé,et quand je vois ma moyenne horaire: je stresse
6) La course à pied: effort extreme. Normalement,rien n'y
résiste! çà fait mal ,très mal,on se retrouve seul avec soi meme,son
petit coeur affolé,ses petits pieds pleins d'ampoules,et son....stress.
parce qu'on peut encore penser en courant! pas de risque de se mettre
au fossé,on peut juste embrasser trop virilement un arbre qui passait
par là...
Et pourquoi je parle seule? Et pourquoi je bave? Et
pourquoi ai-je envie de me rouler dans le premier buisson d'orties
fraiches qui passe?
Il me reste encore à essayer: La boxe thaïe,le saut à l'élastique du viaduc de Millau en duo avec un sumo,la chute libre à 10000pieds (glagla),la centrifugeuse de préparation aux voyages spatiaux (beurk où est ce qu'on vomit svp?),la roulette russe (le stress soigné par le stress)...mais je ne suis pas sure que ce soit vraiment concluant.
Donc,si quelqu'un a une solution,qu'il me le dise. Merci. Encore 18j pour trouver.
29 mars 2005
I wonder... désolée pour le blues...
I wonder
when I was younger I believed that dreams come true.
now,I wonder
cause I've seen much more dark skies than blue
now I wonder
I keep on praying for a blue sky I keep on searching
through the rain
I keep on thinking of the good times,will they ever come
again?
Now I wonder
When I was youger I believed that I could win
now I wonder
there was a time when you and I walked hand in hand
now I wonder
I keep on searching for the old me,I keep on thinking I can change
I keep on hoping for a new day,will I ever feel the same?
now I wonder
oh,I wonder
1000 çà se fête!
Soyez sympa! un petit effort encore! je viens de regarder mes stats:
mis
à part le fait que 96% des visites se font grace à Windaube (où est mon
tapis de prière,vite..) j'ai été agacée par le chiffre: 992! bon sang
de bonsoir,je voulais feter les 1000visites hier,date du premier
mois-versaire de ce blog,et ben non...encore 8 visites et on se la fait
la barre des 1000!
Vous etes 9 à l'avoir cette adresse,donc,j'ai encore droit à un joker,mais il faut qu'on passe ce chiffre ce soir,alors allez -y!
Je surveille mes stats,et celui qui ne lira pas avant ce soir sera sévèrement puni (non mais!)et si par le plus grand des hasards vous aviez l'infini bonté de laisser un mot chacun,alors là ce serait trop,vraiment trop,je n'ose même pas y penser...Qui suis-je pour esperer un mot,hein?
AU BOULOT BANDE DE FEIGNANTS!!!!!!
euh...le prenez pas mal,je rigole.....
journal de lumière...
Journal de lumière,c'est le titre d'un récit que j'ai lu ce week-end,et qui m'a bouleversée.
J'en connais l'auteur,une dame qui a un talent fou,qui publie ses textes,mais qui a tout de même besoin de travailler à coté pour vivre,dommage ou tant mieux... je ne le lui ai jamais demandé.
Pourquoi ce texte m'a autant touchée? Parce j'ai été terrassée par la similitude de nos pensées,mais bien entendu,son style à elle est parfait,sublime technicienne des mots,elle écrit ses récits comme des poèmes,les lire c'est déjà entendre leur musique,et je me répète ses phrases jusqu'à les entendre chanter.
Comme moi,elle parle des saisons,de la mer,de son pays,de la fuite du temps,du gris,du bleu,de l'aube,de la lumière,du soleil,de l'angoisse,et des sentiments qui la torturent.
Longtemps après les avoir lu ses mots résonnent dans mon esprit...
L'histoire? une femme.un homme.il est peintre et s'isole pour peindre,elle attend...et pendant ce temps,elle écrit son journal...
Ecoutez:
"La mer monte,en vagues fortes.Dans une graduation insensible,le
gris s'est mué en bleu.J'ai marché sur le proche sentier,entre les
champs et la mer toute frappée d'eveil....
Les pierres de ce sentier
doivent retentir du mot de solitude,si souvent prononcé,tandis
qu'heureusement ensemble,assis dans l'herbe jusqu'à la nuit,nous avons
regardé le soleil se coucher sur la presque-île et la baie entretenir
longuement dans sa mémoire chaque lueur.."
"Des hivers.Des printemps.Des étés.Des automnes.Des hivers.
Notre
vie,sans autre évenement que l'échange des saisons,je la vois comme une
toile aux limites du figuratif et de l'abstrait,une improvisation
engendrée d'irrésolution,avec les doutes d'une journée mélangés au
courage du lendemain."
"Il y a des aubes d'une transparence telle que le jour ne peut pas les suivre"
"Le coeur lourd échoué sur le sable,le sang plus bas encore que la mer,je vais au jardin pour m'appuyer à la simplicité des taches.Sur ce peu de terre enraciné d'amour,le temps,grandi de desarrois semblables,existe sous sa forme peut-etre la plus certaine,dans sa preuve la plus matériellement sensible:le courage"
"Un calme sans raison me vient du bleu qui monte,fragile,vers les
fenetres.La mer a pris sur elle mon attente et m'en a délivrée.Elle l'a
comblée de ce chant qui ne résout rien mais comprend,qui ne conclut
rien mais apaise.
Aujourd'hui,la baie est un miroir.Chaque nuage y a
la résonnance d'une pensée.Les oiseaux chantent pour éprouver la
qualité du silence."
"La mer monte et descend dans les nuits et les jours.Nous sommes livrés
à la beauté dont nous submerge la force,inentamée,d'une virginité plus
reelle que toute usure.Sans l'écran de l'angoisse,sans le vetement du
doute,nous voici nus à meme la vie
Chaque jour,si intact,peut encore nous bruler les yeux"
Il rentre enfin,découvre le journal,et voudrait écrire la suite avec elle,il parle:
"j'écrirai
après toi.Mais je ne suivrai pas les lignes,j'écrirai en travers.Pour
respecter ce que nous sommes.Pour l'éprouver visiblement.Tu es la ligne
horizontale,la fidélité tracée par le temps à la règle des vagues.
Je suis la ligne verticale,le vertige latent,l'interrogation incessante.
Tu es la certitude et moi le doute.Pour faire une toile,il faut 2 fils."
Voilà,je m'arrete là,le reste est aussi beau,mais ces dernières lignes sont à couper le souffle.
Merci à vous,Anne Josée Lemonnier.
28 mars 2005
épaves...
Et elle persiste....
Toujours Camaret,toujours le déluge,les épaves ont changé,et bientôt elles seront enlevées,"pour la sécurité des promeneurs",comme a été enlevée l'épave de La Belle Etoile",alors que sa copie se fait admirer éclatante de son blanc pur.
Notre Dame de Rocamadour,qui ne repartira qu'en rêve vers les cotes africaines...
Et pour finir,celle que je trouve la plus émouvante...la pluie qui voile l'objectif rajoute une couche d'émotion au tableau
On aime ou on n'aime pas,moi j'aime.... et comme toujours,ce n'est pas "juste un peu"...
coques....
Je n'ai pas envie de
parler,alors ce sera encore "série de photos"...Et tant pis pour ceux
qui préfèrent les mots. Si vous ne voyez pas la poésie qui ressort de
ces coques fatiguées,je ne peux plus rien pour vous.
Photos prises à Camaret;cette après midi,sous le déluge.Pas comme je l'aurais voulu (trop rapidement et au numérique)
Le
temps qui passe fait évoluer les couleurs sur les coques,et je les
regarde comme on regarde un tableau de maitre,avec un recueillement
muet,comme on regarde l'émotion mise à nu.
26 mars 2005
blues
Et moi?
Et moi là dedans? Avec ma peur,mes doutes,mes douleurs,mes coups de blues,mes descentes aux enfers,mes désirs de soleil? Il ne me reste que le vent pour écouter mes paroles,et il joue avec,l'écho me les ramène...
Ma solitude et moi,le silence et moi...
Ou crier tous ces mots qui se bousculent,à qui,comment?
Impossible. Alors je reste là,avec mes mots,et moi seule pour les écouter,avec mes bleus à l'âme,et personne pour les soigner.
Tant pis,il fait beau,j'attendrai.
Pardon! Je me suis égarée! vite on recommence tout: tout va bien,pas faire peur au soleil...
il fait beau aujourd'hui...
Il fait beau aujourd'hui.....
Rien qu'avec ces quelques mots,certains de mes lecteurs auront déjà compris que j'ai un poil (énormément) le blues quand je commence comme çà...
Voilà plus de 2 mois que j'ai commencé mon cahier,et il
est presque fini.2 mois.Si peu de temps,tellement de moments
intenses,tellement de choses à raconter,encore plus à taire. 2 mois.
Changements
brusques de température,anticyclones,depressions au dessus du jardin
(Serge G je t'aime ). Janvier et sa douceur de vivre,avant que
l'ouragan emporte tout.Février et ses 28 jours de nuit sans fin.Le
vide,comme si la mer était partie,comme elle le fait 2 fois par jour,et
que je reste là,sur la plage vierge de pas,à attendre qu'elle
revienne,ne comprenant rien,m'enlisant en avançant..
Et Mars apporta
l'aube avec lui,faible lueur qui déjà permettait de guider mes
pas,infime douceur de la lumière qui suffit pourtant à faire fondre les
glaces.Et Mars s'en va,laissant derriere lui des jours insolents de
clarté.Il n'est pas encore parti que déjà je frissonne. Je suis seule
en plein jour,doutant de tout,de moi,de la présence même du jour.Je
lève les yeux au ciel,regarde passer les nuages,ils vont beaucoup trop
vite.J'ai l'impression d'être emportée avec eux ,de n'être que le jouet
du temps. Je me force à y croire,je me répète 100 fois par jour "le
printemps est là,l'été arrive,le jour ne se couchera pas,il dure
parfois une partie de la nuit"...
J'ai toujours cette impression
de n'être que devant une illusion,un caprice du printemps,qui joue à
nous leurrer,nous fait ranger trop tôt nos pulls et nos doutes,pour
nous laisser sans protection,garde baissé,face au retour du froid.
100 fois par jour j'ai froid,100 fois par jour je me raisonne,me persuade que le soleil viendra aussi briller dans mon coin de ciel,même si c'est si facile d'oublier le chemin.
Désir fou de soleil,moi qui aime le froid.... Et si la seule chose importante c'était çà,le désir?
Sinon
ce serait trop facile? On veut ,on a...Kafka disait un truc comme:
"tout est exagération,seul le désir est vrai,le désir passionné,seul on
ne saurait l'exagérer".
Alors j'exagère...Du soleil,du soleil et tant pis si je brule..
J'en
suis arrivée à chercher des excuses au soleil quand il n'est pas
là...Et le vent qui ne souffle pas dans le bon sens,et il y a tellement
mieux à faire que de venir éclairer mon coin de vie...
Et quand le
gris dure,je le maudis parfois,me rebelle,bénit la pluie qui calme
toute fougue,tourne le dos au jour,me réfugie dans les pièces
sombres,refuse la dépendance que nous crée la lumière.
Le problème est là,il suffit que le soleil se sente trop désiré,et hop....Il s'en va.
Et
malgré mes efforts,il suffit de quelques secondes,un éclair de lumière
qui déchire les nuages,un minuscule trou bleu pour qu'on ne voit plus
que lui,pour que l'espoir revienne,l'envie de sortir,de courir,de
regarder le soleil droit dans les yeux,enfin.
Quelques secondes de lumière,qui illuminent le ciel encore noir et tout brille.Je ferme les yeux,éblouie,et les réouvre immédiatement: profiter au maximum du bleu métallique si particulier du ciel,celui que l'on ne voit qu'après la pluie,moment magique où l'on pardonne tout,où l'on oublie les tempetes,un intant d'infini,où on vibre,d'abord doucement,puis si fort,encore et encore.
24 mars 2005
vole...
vole vole petit roitelet
tes 5 grammes peuvent ils lutter contre le vent?
vole vole plus haut que les avions
plus vite que les nuages
traverse ta vie comme une étoile filante
seme autour de toi de la poussière d'or
vole ne te retourne pas
tu sais d'où tu viens
où tu vas ce ne sont encore que ténèbres
alors tu t'inventes des reves lointains
pour que jamais ne cesse l'envie de battre des ailes
mais aucun ange ne viendra
soutenir ton vol incertain
c'est en toi qu'il te faudra trouver la force
continuer,encore
vole vole,tu es fort
regarde: tu ne t'écrases meme pas
quand tu sautes du haut des falaises
si tes plumes se brisent
il t'en restera encore
et tu penses que tes blessures se refermeront
un jour
tu es fort,montre le
et tant pis si tu saignes
il te faudra le taire
comme depuis toujours tu à appris à le faire
la "chose" qui bat au fond de ta poitrine
crie "je n'en peux plus"depuis si longtemps
peu importe,tu avances
même si le vent te repousse en arriere
vole contre la tempete
petit oiseau fragile
déplie tes ailes froissées
lisse tes plumes dorées
chante,chante encore
et si ton chant peut guérir les blessures
même pour un instant,alors n'arrete pas
5 grammes de plumes
et des os si fragiles
ce n'est pas grand chose
pour porter un fardeau si lourd
depuis toujours tu écoutes
et tentes de soulager les peines que l'on te conte
depuis que tu es né
tes blessures?
personne ne pourra les panser
tu ne demandes rien
te contente de donner
ni amertume ni regrets
tel est ton destin,roitelet
parfois,en échange,tu as reçu
bien plus que tu ne le croyais
la confiance,c'est déjà tellement
quand on n'a rien exigé
mais pourquoi alors te la refuse t'on
là où il le faudrait
chante roitelet,
montre tes jolies couleurs
danse,et danse encore
mets toi dans la lumière
et si çà peut un instant
aider à oublier ceux qui te regardent
oublier le gris du ciel
qui trop souvent recouvre nos têtes
tu risques un jour de t'écraser
contre un mur,dans un fossé
alors vole,vole encore
donne,donne encore
tourbillonne
apaise les tourments en jouant avec le vent
par la douceur de ton chant
par ta joie qui illumine le jour
vole vole soit partout
ne te ménage pas ,tu ne sais pas le faire
5 grammes,pas grand chose
déjà tellement si on regarde bien
vole,chante,danse il fait beau
ta vie est courte roitelet
reve là,fais là,encore
" Cueille quelques gouttes d'étoiles
et arrose les journées tombées au seuil de la nuit
Avant de t'endormir
allume tes reves"....






































































